TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESLe nouveau rythme du Metronum

Alors que la crise sanitaire laissait craindre une lente agonie du secteur culturel, le Metronum fait un retour en force en proposant d’explorer les grands sujets qui transforment notre société via une approche pluridisciplinaire de la scène musicale.

Photo mairie de Touulouse

 

Dans un contexte sanitaire pénible en ce qui concerne l’évènementiel et la culture, les équipes du Metronum ont choisi de mener à bien la «réinvention» de leur établissement, imaginée avant le confinement. Le programme dressé est constellé d’artistes qui réinventent le paysage musical, tels que Yelle, Ala.ni ou Jehnny Beth, ancienne chanteuse du groupe Savages.

On y trouvera aussi des festivals importants tels que le Girls don’t cry, festival organisé par l’association toulousaine La Petite, qui œuvre à promouvoir les talents artistiques d’artistes queer, trans, intersectionnelles et à se saisir des espaces culturels pour bouleverser les codes sociétaux. Une ligne qu’on retrouvera en écho dans le festival Clubbin’Toulouse, construit avec l’association Foxx’Arts, et qui explorera les danses urbaines états-uniennes des années 70 et 80, notamment celles des milieux queer, dont l’impact sur la culture populaire a été croissant, et continue de retentir (on pense notamment à la série Pose).

À cela s’ajoute la Women metronum Academy, portée par des partenaires tels que la Casa encendida de Madrid, La Petite, et Shesaid.so, ainsi que deux marraines, et non des moindres : Flavia Coelho et Sônge. Il s’agit d’un programme de mentorat destiné aux artistes femmes, qui a pour projet de combattre les inégalités de genre dans le milieu culturel.

Sur cette volonté d’ouverture, le Metronum souhaite maintenir et étendre la fréquentation de ses espaces à des publics de tout âge. Il propose des stages musicaux pendant les vacances et des activités le dimanche, ainsi que de nombreux ateliers et workshops autours de certaines pratiques musicales (le looper, le beatbox, le handpan,…) et étendra son activité sur la toile grâce à des concerts en live.

 

Enquête musicale

C’est aussi à travers les modes d’expression et de partage culturel que le Metronum se réinvente, en brisant ça et là le traditionnel rapport scène/spectateurs. D’abord avec l’enquête musicale, une expérience ludique d’exploration de l’histoire de la musique, menée par le guitariste Seb Martel, ou encore la venue de l’artiste Gérard Toto, qui offrira aux spectateurs assis sur des poufs et des transats une improvisation intimiste.

Par ces projets ambitieux, les équipes du Metronum affichent la volonté de ne pas attendre un retour à la normale pour relancer l’activité culturelle. Dans l’esprit des projections en plein air qui avaient été organisées en juillet, lors desquels les transats et la détente n’empêchaient pas la distanciation physique, l’équipe souhaite mettre en place des conditions rassurantes et sécurisées : limiter la jauge de spectateurs, relever les adresses mails des spectateurs et participants pour pouvoir effectuer un traçage des contacts… de quoi continuer à explorer nos capacités à se divertir, s’émouvoir et réfléchir, et ce dans une époque où cela est peut-être plus que jamais nécessaire.

Article rédigé par Anne Cadeillan

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