TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESEn Aparté avec … Renarde

Le groupe toulousain de pop sort un quatrième titre réussi avec Être là ce n’est rien.

 

Photo Élie Voisin 

 

Retenez bien son nom car vous allez en entendre parler. Renarde sort un quatrième titre (à visionner ci-dessous) au nom mystérieux mais dont les sonorités pourraient bien de vous plaire. Être là ce n’est rien parle de ce «moment en soirée» où l’on peut être dans un «état second —non pas à cause de la drogue ou de l’alcool— et qui passe par la peur», résume Bruno Dibra, fondateur et leader du groupe. Verdict? Dans une musique entrainante qui rappelle les soirées d’été aux saveurs pop-rock, Renarde parvient avec sa chanson à mettre des mots sur les pensées inextricables qui peuvent nous hanter.

 

 

Né en Albanie, Bruno s’installe avec ses parents à Auch (32) «en 1992 après la Chute du communisme» pour réunir toutes «les chances d’une meilleure situation [politique, NDLR] et de scolarité». Véritable «passionné de musique» depuis son enfance, il crée avec son meilleur pote en 2007 son premier groupe. Parce-que «c’est stylé», il écrit ses textes dans la langue de Shakespeare et se souvient des séances de relectures avec sa professeure d’anglais. Aujourd’hui, le mélomane écoute surtout des «chansons d’amour» des années 1960 par nostalgie. Parmi ses muses musicales, Bruno cite François Hardy et Marie Laforêt. Des sources d’inspirations qui permettent au trentenaire de déployer une créativité protéiforme au service du groupe: il écrit seul les textes, compose et sait même jouer de plusieurs instruments. «J’ai fait trois sessions dans une école de musique classique mais j’avais pas ma langue dans ma bouche et je me suis fait virer», se souvient encore le Toulousain. Il apprend sur le tas, avec l’aide de Guitare pro un «logiciel assez ‘cheap’ [sortie en 1997, NDLR]», à manier la gratte puis la basse et la batterie. L’autodidacte garde néanmoins l’esprit d’équipe et ne rechigne pas à demander l’avis auprès de ses quatre musiciens qui composent «la Meute».

 

«La musique est un sport de riche», Bruno Dibra.

Pourquoi le nom de Renarde? «Comme un animal totem, il m’inspire beaucoup et on ne sait jamais comment l’aborder car il n’est ni méchant, ni gentil», explique le leader du groupe. En décembre 2o17, il sort un premier titre. Le premier concert, en mars 2o18, au Cri de la mouette le propulse grâce au bouche-à-oreille au Bikini pendant le week-end des Curiosités. Outre deux dates au Metronum, en 2o19, Renarde accède à la grande scène installée sur la place du Capitole à l’occasion de la fête de la musique. Cigarette à la bouche et «mocassins fabriqués en 1962» aux pieds, Bruno assure que pour ses fans deux autres titres sortiront de manière fractionnée en 2o2o. «Écrire, ça prend du temps», confesse encore l’artiste et d’ajouter que le groupe «est en train de se professionnaliser». Délégué commercial chez un grossiste alimentaire, Bruno juge que «la musique est un sport de riche qui rapporte peu mais est avant tout une passion» où il faut éviter d’en être «l’esclave». En attendant, Renarde poursuit son chemin dans la forêt des talentueux groupes Toulousains et chez Aparté.com, on espère le meilleur pour elle.

Article rédigé par Kevin Figuier

Sur les Internet et sur papier – Rédacteur en chef Aparté.com

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