TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESJardins Synthétiques : bilan et promesses d’une édition non artificielle

Vous aimez l’art ? Vous aimez quand les styles se mélangent ? Alors les Jardins Synthétiques sont faits pour vous. Si les événements principaux se sont achevés ce week-end, les expositions et d’autres événements se prolongent jusqu’au 23 octobre.

La Chapelle des Carmélites en pleine performance – Image © Jardins Synthétiques

Mélange des styles à travers le temps

Les Jardins Synthétiques, ce ne sont pas des espaces verts factices. Il s’agit d’un ensemble d’événements artistiques (expositions, concerts, danse, performances multimédia, défilés, ateliers) qui ont lieu en ce moment. L’originalité ? Faire coexister des arts d’âges différents. Ainsi, on peut apprécier plusieurs œuvres contemporaines parmi les sculptures antiques du musée Saint-Raymond ou dans la Chapelle des Carmélites.

L’ambiance « chill et verdure » de la cour offre un cadre idéal

Cette année, un thème commun anime l’ensemble : la mode. Pierric Blum, porteur du projet et co-programmateur artistique, le justifie ainsi : « éléments clés de notre construction sociale, nos étoffes et accessoires participent à une identification de groupe ou marquent nos velléités d’indépendance […] Mais notre seconde peau est aussi et avant cela, un derme protecteur aux aléas de nos existences, un instrument de fabrication de l’intimité au-delà̀ du lien que nous entretenons avec une nature aussi généreuse que fatale. Qu’en reste t’il ? »

Œuvre d’Isabelle Barruol au musée Saint Raymond – Image © isabellebarruol.fr

Ambiance décontractée mais travaillée

Mais trêve d’envolées intellectuelles. Les Jardins Synthétiques, c’est aussi un festival d’ambiance où la touche moderne s’est matérialisée par des concerts variés. Voiron (techno-acid-braindance), Mirror (turnttablism), PMGN (techno abstraite), Givre Etang (style Cold Wave) et bien d’autres se sont illustrés. La musique donne une saveur particulière à l’événement. En effet, la valeur ajoutée du projet s’affirme encore plus lorsqu’on peut se trémousser entre deux contemplations de Marc Aurèle et des médaillons d’Hygie et Esculape. Parmi le public musical, déhanchements chaloupés et soubresauts audacieux étaient de la partie en complément d’une véritable écoute.

Cour du Musée Saint-Raymond – Image Jardins Synthétiques

Par ailleurs, l’ambiance « chill et verdure » de la cour offre un cadre idéal pour échanger sur moult sujets avec l’équipe et les bénévoles. Côté breuvage, si pour certains la bière semble trop banale pour accompagner leurs déambulations, il est néanmoins possible de se rabattre sur l’honnête jus d’hibiscus servi en stand. Nous faisons d’ailleurs part de notre pensée émue pour le regretté jus de baobab qui avait tant séduit l’année dernière.

Dernière opportunité à saisir

Selon l’organisation, environ 2000 visiteurs ont été dénombrés pour le week-end dernier. L’expérience des Jardins Synthétiques n’est pas terminée pour autant. Des concerts sont prévus le 22 octobre.

Plus tôt, le 15 octobre, s’est déroulé un programme alléchant incluant notamment défilé de mode et performance/danse autour du thème de la SAPE. Souhaitons, comme dirait l’emblématique Norba de Paris, que « le m’as-tu-vu ait agit ».

Les rois de la SAPE – Image Jardins Synthétiques

Article rédigé par Thibault Grimaldi

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