TEMPS DE LECTURE : 5 MINUTESElectro Alternativ : un peu de mélodie aux Abattoirs

L’Electro Alternativ s’est terminé le week-end du 17 septembre avec un closing très attendu composé de deux événements (dont l’un sold-out plusieurs jours avant). Retour en images et en impressions.

Electro Alternativ - Hungry Music

Le premier événement du samedi 17 septembre s’est déroulé aux Abattoirs, avec un line-up présentant le label Hungry Music avec N’to et Worakls, mais aussi Kokeen. De 18h30 à 23h, la cour du musée s’est transformée en un havre électronique mélodique.

Qu’est ce que l’Electro Alternativ ?

Fêtant sa douzième édition cette année, l’Electro Alternativ c’est 10 jours de musiques, d’ateliers et de conférences. Regarts Asso se cache derrière ce petit bijou, et organise aussi tout au long de l’année les soirées Codes, les soirées Factory et les Hat Party.

Chaque septembre, l’Electro Alternativ annonce la rentrée avec une programmation toujours au top. C’est un petit vent frais qui souffle sur Toulouse pour nous remettre dans le bain. Et cette année, ils ont fait fort : le pre-opening s’est fait avec Jeff Mills le 27 aout ! Jeff Mills ce n’est pas rien, c’est un des pionniers de la techno from Detroit. On le retrouve d’ailleurs le 1er et le 2 décembre avec l’orchestre symphonique du Capitole, à la Halle aux Grains, pour un mélange aventureux mais qui fonctionne (petite vidéo cadeau à la fin de cette article). Non contente d’avoir mobilisé 34 artistes pour le plaisir de nos oreilles, Regarts a aussi étendu le festival sur sept lieux toulousains (Le Bikini, le Métronome, les Abattoirs, le Phare, le Théâtre Garonne, l’espace Bellegarde et l’Atelier TA).

Au programme : diversité musicale. Techno, trance progressive, acid house, funk, soul, de quoi s’enjailler sur un large panel de musiques électroniques.

Hungry Music Band

Hungry Music Band

 

En entrant aux Abattoirs, un sourire se dessine sur mes lèvres. J’adore les soirées en plein air comme ça ! La scène est installée sur la gauche de l’entrée du musée, ce qui laisse un vaste espace pour danser. Ce soir, carte blanche au label Hungry Music, né de la rencontre de Worakls, N’to et Joachim Pastor aux univers bien définis. Ce projet leur permet de produire la musique électronique qu’ils souhaitent, tout en sortant des chemins établis.

On commence la soirée avec Hungry Music Band, une performance live réunissant les trois djs sur leurs instruments de prédilection. Un live plaisant à voir et écouter. Suite à cela, le jeune Kokenn, qui nous vient de Marseille. Son style minimaliste subtil allie rythmique évolutive, organique et un acoustique mélodieux et harmonique. C’est un petit talent prometteur que l’Electro Alternativ nous présente là. Affaire à suivre ici !

N'to

N’to

 

Résonne alors les sonorités incontournables de N’to. Rythmiques travaillées, sons déstructurés, cela donne un live cohérent et efficace. Son dernier projet, N’to Perc Live 2015, illustre cet effacement des frontières entre électronique et acoustique.

Il y a quelque chose de beau dans ce public : N’to (et par la suite Worakls) sont deux artistes connus ici. La foule est compacte, il y a du monde, mais on sent que le public n’est pas là par hasard. Les personnes connaissent la musique qu’ils entendent, dansent parfaitement imprégnés des mélodies qui se succèdent, et c’est une danse homogène qui se dégage. A 22h pétante, Trauma résonne. J’ai beau l’avoir écouté des milliers de fois, elle me met toujours autant en joie !

 

Worakls

Worakls

 

Et c’est en reprenant Trauma que Worakls entre en scène, pour jouer jusqu’à la fin. Worakls est avant tout un compositeur, qui puise ses mélodies oniriques et puissantes dans l’apprentissage du piano. Son nouveau projet, Worakls Band, est une performance live comprenant plusieurs musiciens (violon, alto, violoncelle, et guitare). C’est un set propre et efficace qui clôture cette soirée, mêlant grands classiques et nouvelles compositions. Worakls nous dit au-revoir avec Goodnight my Love, malheureusement sans rappel.

 

Il y a toujours un « Mais » !

Malgré le franc succès de la soirée, j’ai quelques petites critiques. On regrette un manque d’audace sur la programmation de closing, quand on sait que l’opening s’est fait avec Jeff Mills, et que la veille, l’Electro Alternativ accueillait Thylacine pour son premier live, un petit prodige de la musique (il vous faut écouter son album composé dans le transsiberien, justement nommé du même nom – à écouter ici -). Les années précédentes, le closing s’était fait avec par exemple David August, Tale of Us, Agent of Time, et c’était fantastique. J’apprécie le label Hungry Music, mais ce sont des artistes que nous voyons souvent à Toulouse. Je n’ai pas poussé jusqu’au Bikini (deuxième partie du closing), mais le line-up était assez similaire : Kokeen, Stereoclip, Joachim Pastor et Hungry Music. Programmation classique qui me fait un peu tiquer sur le prix. Avec un billet à 26,70 euros pour les Abattoirs, je regrette de ne pas avoir vu des artistes que l’on a moins l’occasion de voir.

On termine l’article avec une interview d’Armant, qui n’a qu’une chose à dire :

Cette soirée, elle est swag !

 

 

Article rédigé par Floriane LBTY

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