TEMPS DE LECTURE : 8 MINUTESEn Aparté avec… Diastème et Luna Lou

Un an après la sortie du film Un Français, Diastèmealise Juillet Août, une comédie familiale forte en rebondissements. Rencontre avec le réalisateur et Luna Lou, une jeune actrice qui débute dans le cinéma avec cette histoire de famille pleine de douceur et de légèreté.

Pablo Tupin-Noriega / Aparté.com

Un fauteuil pour deux – Photo Pablo Tupin-Noriega  pour Aparté.com

 

Aparté.com: Diastème, pour quelle raison avez vous fait ce film ?

Diastème : Mon désir était de raconter une histoire de famille autour de l’adolescence. De confronter deux sœurs, une qui se trouve à l’entrée de l’adolescence et l’autre qui se trouve plutôt à la sortie de celle-ci. Puis de mêler cette histoire à celle des adultes et de concentrer cela autour d’un été. Une envie  simple de faire un joli film, autour des parents. Et puis contrairement à mon film précédent, j’ai préféré me pencher sur des personnages plus sympathiques.

Diastème, pourquoi avoir choisi l’été pour mettre en scène ce portrait familial ?

Diastème : Très naturellement, l’été c’est le moment où, lorsque les parents sont séparés, les enfants passent le mois de juillet chez l’un puis le mois d’août chez l’autre. Du coup c’était une manière très romanesque et simple, d’illustrer cette idée d’un film solaire, joyeux avec la mer, même si il fait pas très beau en Bretagne (rire). Et j’ai voulu m’amuser avec ces éléments et surtout avec les clichés, ceux du sud par exemple et ceux de la Bretagne. 

Luna, est ce que c’était compliqué de rentrer dans le rôle ?

Luna : Déjà par rapport au texte, j’étais très à l’aise parce qu’il était très naturel, à aucun moment je me suis retrouvée à vouloir changer des phrases qui ne me correspondaient pas.

 » Le texte était facile à sortir et facile à apprendre et après dans le jeu, c’était vraiment la vie d’une ado en général donc c’était plutôt simple.  » – Luna Lou

Après comme dans tout , il y avait des scènes beaucoup plus dures à jouer comme des scènes de tristesse par exemple mais après j’adore, le côté challenge, de toujours devoir se surpasser, plus c’est dur plus j’aime.

Diastème, avez vous eu des difficultés pour le casting ?

Diastème : Pas vraiment, je connaissais tous les acteurs. Je ne voulais pas faire un casting sauvage car il y avait beaucoup de scènes à jouer. Et puis le choix de Luna a été plutôt facile, cela s’est fait de manière extrêmement naturelle, c’est exactement le personnages que j’avais écrit, la question ne se posait pas. Elle a une « bouille » et puis ce que j’aime vraiment chez elle, c’est sa voix. Ayant fait du théâtre pendant des années, j’apporte une grande importance à la voix. Et là, je la vois arriver haute comme trois pommes avec la voix de Simone Signoret et voilà je me suis dis c’est elle ! Ça amène quelque chose dans le personnages sans rentrer dans la caricature avec des LOL, etc. Luna est vraiment très douée !

Pablo Tupin-Noriega / Aparté.com

Diastème – Photo Pablo Tupin-Noriega  pour Aparté.com

 

Luna, est ce que y a des moments ou tu as été amenée à improviser ?

Luna : A la base j’aurais pu, Diastème n’empêchait pas ça, mais la façon dont c’était écrit me correspondait vraiment donc j’ai pu facilement sortir le texte. Je n’ai pas eu de difficultés particulières. 

Diastème : Ce qu’on a fait comme à chaque fois d’ailleurs, c’est qu’on a beaucoup répété avant. Le temps de répétition permet aussi aux acteurs de prendre le temps de se rencontrer, parce que quand les comédiens ne se connaissent pas, il faut souvent 8 jours pour qu’une relation arrive dans le meilleur des cas, parce que parfois ça n’arrive pas (rire). Et là c’est vrai que le temps de répétition marchait déjà, les gens se connaissaient. Je laisse rarement les comédiens improviser sur le plateau et du coup les répétitions permettent de modifier ce qui va pas, ce qui nous pousse à tout retravailler ensemble et faire en sorte que ça soit le plus naturel possible. 

Diastème, quel a était le message essentiel que vous avez voulu faire passer à travers ce film ?

Diastème : Dans ce film il n’y a pas d’idée de message, pas du tout même. J’ai juste eu envie de faire un joli film qui soit émouvant qui fasse rire, que les gens soit touchés, c’est pas du tout un film à message. J’avais envie de faire quelque chose de tout public, c’est la première fois que je fais ça, j’aime vraiment bien cette idée d’essayer de faire quelque chose de différent notamment par rapport à mon film précédent Un Français. Et j’en suis hyper fier ! Je trouve ça super, de pouvoir sortir d’une salle de cinéma, heureux et à la fois ému, en ce moment je trouve ça pas mal. 

Luna, comment s’est passé la scène du pool dance ?

Luna : Lors des répétitions c’est le dur, mais après on sentait vraiment que toute l’équipe que ce soit les acteurs, les costumiers etc., était vraiment adorable donc il n’y avait pas de crainte de faire ça devant les gens et donc après une fois qu’on ait mis la musique, je me suis lancée (rire). Après sur le tournage, ça rigolait plus, il y avait le regard des figurants de la soirée et tout, c’était un peu plus intimidant, mais c’était un challenge comme les autres et puis j’adore quand même danser donc bon… (rire) C’était rigolo et à la fois touchant à faire parce qu’elle prend quand même une claque quand il lui dit que ça l’intéresse pas. C’était plutôt une bonne expérience de faire des scènes un peu folles comme ça.

Diastème, pourquoi avoir choisi deux filles et pas deux garçons ?

Diastème : Alors là pour le coup, c’est parce que je venais de faire un film très garçon, avec Un Français, j’ai eu ma dose ! Puis en littérature et au théâtre, j’avais écrit un roman et une pièce qui s’appelle 107 ans, où le héros était un jeune garçon de 17 ans donc c’est un âge que je connaissais plutôt d’un point de vue masculin, et puis je voulais faire quelque chose de très éloigné de moi sur le papier du coup… Je trouvais ça intéressant de retomber dans des problématiques féminine. 

Diastème, elle vous est venu comment cette idée de comédie ?

Diastème : Ça fait longtemps que j’ai cette histoire en tête, j’ai une nièce qui s’appelle Laura et j’ai également une sœur. Voilà, c’est des histoires qui se construisent sur des envies de récit un peu adolescent, un peu romanesque avec des choses qui reste légères. Parce que c’est vrai qu’on aurait pu en faire un drame de cette situation, ça aurait pu vriller à un moment, c’est très simple à écrire mais c’était pas du tout mon envie. 

« Je voulais quelque chose de juste et touchant. » – Diastème

Diastème : On peut dire que le petit côté dramatique est dans le personnage de Luna. Elle est trop petite, elle a pas ses règles, elle va redoubler en pension, il peut rien lui arriver de pire. Puis au final chaque personnage est dans une problématique mais bon personnes ne meurt (rire).

Luna, toi ton parcours ?

Luna : Alors, ça a commencé complètement par hasard cette envie d’être actrice. Plus jeune j’avais jamais pensé devenir comédienne. Et en fait, ça a démarré par hasard, lorsque qu’avec ma mère nous sommes allées à un rassemblement pour rendre hommage à Michael Jackson. Il y avait un mec qui apprenait une chorégraphie de danse, j’étais petite, j’avais 8 ans puis moi j’arrêtais pas de t’chatcher avec lui, et à la fin du rassemblement, il va voir ma mère et lui dit: « est ce que je peux prendre votre fille dans un court-métrage ? »du coup à partir de là, je fonce, je voulais tout découvrir, je voulais voir ce qu’était le cinéma. Et donc je vais sur le tournage et là j’ai découvert une passion, à tous les niveaux. Quand je jouais, j’adorais le fait d’être quelqu’un d’autre de ne plus être moi. Et du coup, un an après j’ai réclamé pour en refaire, alors j’ai passé des castings jusqu’au moment où je suis arrivée sur celui de Juillet Août. Et maintenant c’est devenu mon rêve, celui d’être comédienne ! 

> Juillet Août sera en salle à partir du 13 juillet.

Article rédigé par Léa Haro

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