TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTES« Y’a pas d’arrangement » #3 – Chantons sous la pluie

Cet article a été publié il y a 5 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

C’était la troisième opération du collectif « Y’a pas d’arrangements », ce mercredi 11 mai à Toulouse. L’opération « Choco BN » tant attendue a d’abord occupé la maison de la citoyenneté puis le local de la députée Martine Martinel. Retour sur une manif garantie sans gaz lacrymo, promis.

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And when the rain begins to faaaaalllllll (à Saint Cyprien) – Photo Maxime Reynié

 

Pour la mystérieuse opération « Choco BN » du collectif « Y’a pas d’arrangement » (DAL + Nuit Debout + CIP + Attac + Patron solidaire + Lycéens & étudiants + Guests) le rendez-vous était fixé à 14h00 au métro Jean-Jaurès, pour on-ne-sait-où. Le mystère est entretenu jusque dans le métro, puis dans les rames de la ligne A et c’est seulement à l’arrêt Saint Cyprien que quelqu’une crie « on descend !« , direction la maison de la citoyenneté pour le début de l’opération.

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« La police avec nous, on veut vous faire des bisous » – Photo Maxime Reynié

 

Retiens la pluie

Quelques manifestants réussissent à entrer dans le bâtiment dont les entrées sont très rapidement bloquées par la police. Après un discours pour expliquer la contestation du jour, les participants se massent en nombre devant l’entrée principale de l’immeuble complètement fermée par les forces de l’ordre. Quelques minutes plus tard, la foule décide de bloquer le boulevard à l’entrée du carrefour Saint Cyprien, causant quelques flottements dans la circulation toulousaine. C’est aussi le moment où la météo veut se montrer. À partir de là, une pluie d’automne va déferler durant les trois prochaines heures sur la manifestation. Un vrai bonheur pour tout le monde.

Contrairement à la dernière opération au McDo du Capitole, la situation se détend rapidement. Les militants sortent d’eux-même du bâtiment, sans violence, et rejoignent le reste de la foule sur le boulevard. Les gendarmes mobiles bloquent les rues menant au centre, mais l’attroupement n’a pas l’intention de se disperser tout de suite, tout le monde part direction Patte d’Oie.

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On a parcouruuuuu les chemins (Boulevard D. de Séverac) – Photo Maxime Reynié

 

Sur la longue route

Le cortège avance jusqu’aux Arènes, puis suit le boulevard Déodat-de-Séverac jusqu’à l’entrée de la rue Clément-Ader. Un long chemin sans embûches et dans une ambiance plutôt bonne enfant, toujours sous une pluie de plus en plus dense. Le but recherché est d’envahir, ou du moins d’aller titiller le siège de la députée Martine Martinel. L’avant du cortège se trompe de numéro et envahit d’abord le jardin d’un particulier un peu surpris de voir débarquer tant de monde. Rapidement, l’erreur est réparée, et c’est dans la cour extérieure du local de la députée que quelques manifestants prennent place. Les portes sont fermées, il est décidé de ne pas les forcer. La situation stagne.

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On ne passe plus – Photo Maxime Reynié

 

Les forces de l’ordre hésitent, puis rapidement choisissent d’évacuer tout ce beau monde. Les sommations d’usages sont folkloriques puisque le mégaphone de la police n’est pas waterproof et a pris l’eau. Des gendarmes arrivent en renfort, la foule est repoussée rapidement sur le boulevard ainsi qu’à l’entrée de la rue Painlevé. Seuls restent quelques militants dans la cour du bâtiment. Pendant plus d’une heure, un par un, chaque militant repart après un petit contrôle d’identité. Vers 17h00, quasiment tout le monde est évacué, mais deux petits groupes restent encore présents, l’un sur le boulevard, l’autre rue Painlevé, chacun face à un rang de gendarmes. Le groupe rue Painlevé est forcé de repartir par derrière, en passant par la rue Boieldieu, après une petite échauffourée où un manifestant est interpellé. L’autre groupe, après concertation et bilan au mégaphone, repart par le boulevard vers les Arènes.

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Et toujours le poing levé – Photo Maxime Reynié

 

Fin de la manif’ du jour. Bilan : pas de lacrymos, tout s’est déroulé dans un calme relatif. On compte tout de même quatre interpellations (et beaucoup beaucoup de gouttes de pluie).

Bonus : résumé sonore de cet après-midi de contestation (avec de vraies morceaux de slogans dedans).

Bonus bis :

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Trois filles et un camion – Photo Maxime Reynié
Cet article a été publié il y a 5 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Pierre Collas

Rédacteur en chef d'Aparté.com since septembre 2015, ex-dictateur de Good Morning Toulouse, ex-etudiant modèle à l'UT2J, ex-cycliste au GSC Blagnac. Actuellement étudiant à l'école de journalisme de Toulouse et livreur de junk food pour Deliveroo, également marathonien à ses heures perdues. Aime les hiboux et les chansons de Raphaël.

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