TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESOpération péage libre : veni, vidi, Vinci

Pour la deuxième fois depuis le début de la contestation toulousaine contre le projet de loi travail, le Palays a eu droit à une opération « péage gratuit » au soir du 8 mai. Petit retour sur cette action dominicale.

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« En mai bloque ce qu’il te plaît » – Photo Philémon Barbier

 

On prend les mêmes et on recommence : après l’opération « péage gratuit » du mardi 12 avril, rebelote hier soir au Palays. Le concept est simple : les participants gardent les barrières ouvertes, les automobilistes peuvent passer gratuitement ou donner quelques sous pour soutenir le mouvement. En ce dimanche soir de retour du grand week-end de l’Ascension, l’opération a été plutôt lucrative pour l’opposition au projet de loi travail qui récolte une belle somme afin de financer la suite de la contestation.

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C’est ouvert ! – Photo Philémon Barbier

 

Les militants s’étaient donné rendez-vous à côté du métro Esquirol dimanche en fin d’après-midi. Ils sont ensuite partis par petits groupes dans le métro, direction Ramonville. Une fois réuni, le peloton composé d’environ – à vue de nez- 80 à 90 personnes (majoritairement lycéens, étudiants et clowns) (si si, il y avait des clowns) se lance dans une marche d’une vingtaine de minutes jusqu’à la barrière de péage du Palays. Le tout au bord d’une route plutôt fréquentée et pas vraiment adaptée à la randonnée pédestre. Arrivé sur place, c’est en moins de cinq minutes que les barrières sont levées et que l’opération a commencé.

Les participants expliquent à chaque voiture (qui veut bien s’arrêter et baisser sa vitre) que le péage est gratuit ce soir, mais qu’il est toujours possible de donner un peu d’argent pour le mouvement. Les réactions sont diverses chez les automobilistes : certains soutiennent clairement la mobilisation et n’hésitent pas à donner de l’argent aux militants quand d’autres restent indifférents et profitent de l’occasion pour gagner un péage gratuit. Il y en a même un certain nombre qui tient à payer le péage, peu importe si les barrières sont levées.

Le tout se fait dans le calme, sous le regard de quelques gendarmes et d’employés de Vinci, la société bien connue qui exploite le péage. Après environ une heure d’action, tout ce petit monde est reparti dans le calme, escorté par une voiture-patrouille autoroutière.

La société Vinci aurait déclaré depuis qu’elle voulait porter plainte, procédure apparemment systématique de l’entreprise dans ce genre d’événements.

Un petit son pour se remettre dans l’ambiance ici :

Article rédigé par Pierre Collas

Rédacteur en chef d'Aparté.com since septembre 2015, ex-dictateur de Good Morning Toulouse, ex-etudiant modèle à l'UT2J, ex-cycliste au GSC Blagnac. Actuellement étudiant à l'école de journalisme de Toulouse et livreur de junk food pour Deliveroo, également marathonien à ses heures perdues. Aime les hiboux et les chansons de Raphaël.

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