TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESOù en est le Rap ? Ça va Crescendo

Cet article a été publié il y a 6 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

La sortie du printemps : Aparté vous emmène aujourd’hui à Amiens pour bouger avec Melimeloman, le premier album de Crescendo.

crescendo

« Souvent la nuit j’observe les étoiles comme Simba » – Photo Facebook Crescendo

 

Les dernières grosses claques du rap français ? Orelsan a marqué un tournant depuis la sortie de l’album délicieusement nonchalant des Casseurs Flowters, Nefkeu règne sur Youtube, à Toulouse on peut l’ouvrir grande grâce aux champions poids légers Bigflo et Oli. Ok tout le monde se calme, que de rappeurs énervés ! C’est vrai le rap c’est d’abord la catharsis d’un monde trop injuste… Mais fatigué par les discordes du moment, les AG du Mirail, les frictions policières, on a eu envie de se poser. Et c’est à ce moment que l’on est tombé sur Crescendo.

L’album en un tour de piste

Il y a moins de six mois sortait son EP Melimeloman. Fait maison, ce son nous vient du Nord. Descendu d’Amiens, un flow poétique is coming, glissant sur des instrumentales bien faîtes. « Ici on prend plus le temps d’aimer, c’est le mélimélodrame de l’âme crois moi j’en fut tant témoin« , prose Crescendo au milieu de la piste « Aller Simple ».

Un timbre de voix teinté et suave, ses rimes sont subtiles. Alvin Chris de son vrai nom nous rappelle vaguement quelqu’un… Mc Solaar ! On l’avait un peu oublié depuis son album Cinquième As (pourtant d’autres ont suivis). D’ailleurs, si l’envie vous prend lors d’une soirée rétro de passer du Solaar, pitié épargnez l’audience des tubes « Hasta la Vista » ou « Solaar pleure ». Checkez plutôt ça.

Soirée hop hop parisienne des 90′ avec Obsolète de l’album Prose Combat (1994)

Le rap alternatif tisse des liens, car hasard ou pas, les samples mixés font écho à la musique de Common, ce rappeur et acteur issu de Chicago, la ville d’origine de la trap musique. Sans verser dans la cupidité du rap trap, Crescendo se contente de flamber : « Un jour la maturité me rattrapera, en attendant il me faut une bête de caisse, de la fraîche plus une villa à Agrabah » (référence ci-dedans), nous confie t-il dans « Grand Gamin ».

Encore un son qui passe bien : « La ruée vers l’ordre », le deuxième couplet permet à l’acolyte amiénois Mb14 de rapper un flow aiguisé comme une lame de rasoir : « le temps défile et je répugne à courber l’échine, comme une majorité qu’aimerait brutaliser toutes ces élites, avons nous seulement le courage de ces rebelles de l’ancien temps …« 

Il ne reste plus qu’à Aparté, webzine hip/hop friendly, de vous souhaiter une bonne écoute !

Cet article a été publié il y a 6 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Pablo Dornier

Musicien des heures tardives à Toulouse, chroniqueur musical sur un malentendu à Aparté, rider en cuir sur fixie. Tout ce qui est subversif me plaît et inversement, Ô capitaine, mon capitaine !

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