TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESHow to kill the party ? Eléments de réponse

Pour son 7ème anniversaire, la « How to kill the party » prenait d’assaut l’incontournable Bikini. Fidèles agitateurs du lieu, les Toulousains de Difuzion ouvraient le bal avant de laisser place à deux grosses pointures : Dj Pone et Para One.

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Pour le monde, la salle n’affiche pas complet, mais comme tous les week-ends au Bikini, la bière coule à flots et les verres se renversent en rythme sur un dancefloor vite glissant. Boule à z, avant bras tatoués, DJ Pone arbore un tee shirt à l’effigie du lucky boy DJ Mehdi, immortalisé par le beau dessin de So Me. Festival de pépites hip hop, son set s’achève sur une envolée trap bien kitsch là où on aurait préféré re-danser le mia. Mais Dj Pone garde la pêche, et à en juger par l’engouement qu’il suscite, l’ex Birdy Nam Nam semble bien parti pour continuer à la jouer solo.  

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Dj Pone aux platines – Photo Gaetan Ducroq pour Aparté.com

 

Après lui, c’est Para One, DJ producteur aussi connu par les inconditionnels d’électro que par les cinéphiles à travers son travail de composition pour Céline Sciamma. Sur scène, sa frêle silhouette électrise la salle dans une ascension musicale sobrement contenue. Surprenant de maîtrise, il laisse le public prêt à accueillir le toulousain Mr Magnetix, qui fait exploser le quota de “allleeeeez” autorisés, sur le très bien nommé “Let the children techno”.

Difuzion, un duo supersonique

En coulisses, How to Kill rime avec Champ’caine Records, label créé par Difuzion, un duo composé de XPLCT et Sophonic. Pour les férus d’onomastique, Champ’caine est bien la contraction de deux substances euphorisantes, à l’origine de grands moments de gêne lorsqu’il faut parler travail le dimanche chez mamie.

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Sophonic entouré des dernières recrues du label Champ’Caine – Photo Gaetan Ducroq pour Aparté.com

 

Bertrand alias Sophonic, 38 ans et toutes ses dents, nous reçoit en loges pour en dire un peu plus du label qui fêtera ses dix ans l’an prochain. Outre de surprenantes affinités capillaires, il partage avec Pedro Winter le fait d’être issu de la même génération et d’avoir eu envie de se différer de la techno house en vogue à ses débuts. Issu du milieu rave, Bertrand raconte son évolution à travers un milieu objet de transformations radicales au moment de l’ascension du clubbing. “C’est comme la mode, il faut que ça tourne”, résume t-il entre deux bouffées de nicotine.

Entouré des stagiaires qui œuvrent quotidiennement à la santé du label, il ne nie pas la difficulté d’innover sans se défaire de son identité artistique, qui se résume chez Champ’caine par une grande volonté d’éclectisme. Mais au delà du soutien témoigné à des artistes en devenir, le label à l’origine d’une dizaine de signatures se bat pour faire exister une scène toulousaine plurielle et montrer que la ville rose n’a rien à envier à Paris lorsqu’il s’agit de taper du pied.

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Animals in cage, prochaine sortie du label Champ’caine

> En parlant de tapage nocturne, notez que DIFUZION se produira à nouveau sur la scène du Bikini dans le cadre du Pink Paradize Festival avant de céder la place au génialissime Mr Oizo.

> Pour plus d’infos : Champ’caine est sur FacebookYouTube et il y a même une newsletter.

Article rédigé par Marion Raynaud

Incorrigible excessive, j'aime les contrastes et le chocolat.

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