TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESChampionnat de Quidditch : coup de balai sur Harry

C’était le week-end dernier au stade Cahuzac des Argoulets. Venues de toute la France, neuf équipes se sont disputé la coupe de France de Quidditch. Un sport qui se prend de plus en plus au sérieux et s’aligne sur les autres : à la fin, c’est Paris qui gagne.

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Sur votre droite, le vif d’or – Photo Kevin Figuier

 

Quand J.K. Rowlings a sorti Harry Potter à l’école des sorciers, elle ne s’attendait certainement pas au succès de son œuvre. Mais les ouvertures exceptionnelles de librairies à minuit pour la sortie d’un nouveau tome ne sont rien. Certains vont jusqu’à créer dans la vraie vie le sport auquel tout le monde a rêvé de jouer un jour : le Quidditch.

 Le ballet des balais

Tout le monde se pose la question « mais comment font-ils pour les balais ? », et bien pas de souci, ils les mettent entre les jambes, c’est pas pratique mais ça fait plus vrai. Bon, pour tout dire ce ne sont pas de vrais balais, mais des sortes de bâtons dont peu ont poussé le vice jusqu’à l’agrémenter de poils nettoyants à son extrémité. Aparté.com avait déjà testé pour vous le Quidditch il y a de ça quelques années pour vous expliquer comment ça fonctionne. Depuis, ce sport novateur en est à sa deuxième coupe de France et se prend de plus en plus au sérieux.

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Le mec en bleu doit attraper la petite boule derrière la meuf en jaune protégée par le mec en rouge – Photo Kevin Figuier

Tâtons l’ambiance

La Fédération de Quidditch Français (FQF) organisait à Toulouse la deuxième coupe de France de la discipline. Lyon, Lille, Toulouse, Nantes, Rouen, Reims et Rennes se font éliminer durant le weekend et l’on se retrouve donc le dimanche à 13h pour une finale Paris-Paris. Vive la province.

Un soleil d’été brille en cette fin février, les oiseaux chantent, pas un brin de vent et la température atteint presque les 20°C au-dessus de la pelouse du stade Pierre Cahuzac. Le Quidditch est devenu un sport à part entière, on n’en oublierait presque l’inspiration initiale. Du coup, grosse déception face à l’absence de références au monde d’Harry Potter : aucun stand de bièraubeurre, pas de déguisements, pas de fanions Gryffondor dans les tribunes et mis-à-part le pain pour le repas des athlètes, aucune baguette en vue.

Tout cela est bien dommage, car pour attirer le public il n’y a pas de secret : du pain et des jeux. Des millions de gens se déplacent dans les stades de football, qui est un sport facile à comprendre (si on met de côté le hors-jeu), ultra populaire et que tout le monde a déjà essayé. Pour le Quidditch c’est bien plus complexe, les règles sont assez incompréhensibles au départ et on ne sait pas trop où regarder pendant les actions (imaginez un match mélangeant foot et rugby avec trois ballons et des balais). La foule pourrait se déplacer si on replongeait tout ça dans l’ambiance du début de Harry Potter et la coupe de feu qui commence par la coupe du monde Quidditch et qui a fait rêver des millions de lecteurs (sans parler de la super adaptation sur grand écran). Mais là rien, nada. La super ambiance des tribunes a du mal à compenser un match hyper sérieux et assez ennuyant.

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Victor Krum dans la surfaaaaaaaaaaaaaaace – photo Kevin Figuier

Allons enfants du souafle

Le Quidditch c’est donc du sérieux : appel des équipes et marseillaise avant le début du match, puis c’est le coup d’envoi, et là on n’y comprend plus rien. La première étape consiste à essayer se rappeler les règles qu’on a tous lu dans le premier tome des aventures d’Harry Potter, c’est-à-dire il y a plus de dix ans. Mais les vagues souvenirs ne suffisent pas à saisir ce qui se passe, car il y a plusieurs actions en jeu. D’un côté les poursuiveurs tentent de marquer des points avec le souafle, de l’autre les batteurs utilisent les cognards pour perturber le jeu de l’adversaire (comprendre : lui balancer violemment la balle pour idéalement le faire tomber). Quand le vif d’or entre en jeu, ça fait trois actions en même temps sur le terrain, et là ça devient très dur de suivre.

Pour cette finale Paris-Paris, en toute honnêteté, on a compté au moins 50% du temps d’arrêts de jeux, avec des débats sans fin entre les arbitres et les joueurs, le tout entrecoupé d’actions de jeu ultra-rapides. Mais le tableau n’est pas tout noir : c’est un spectacle très drôle à voir, l’ambiance est bonne et bonus pour la parité puisque les équipes n’ont pas le droit d’avoir plus de quatre joueurs actifs du même sexe (en gros, c’est très mixte). Les Titans Paris finissent par l’emporter face au Paris Frog. Les héritiers de Viktor Krum ont encore de beaux jours devant eux.

PS : Toulouse gagne deux matches sur cinq et se classe cinquième sur neuf.

PS² : Tous les résultats ici.

  • On a la coupe
  • Heureux comme des titans
  • Passe moi ça
  • Sur mon balai
  • Près, feu, go !
  • aux aaaaaaaaaaaaaaarmes citoyens
  • Congratulation

Article rédigé par Pierre Collas

Rédacteur en chef d'Aparté.com since septembre 2015, ex-dictateur de Good Morning Toulouse, ex-etudiant modèle à l'UT2J, ex-cycliste au GSC Blagnac. Actuellement étudiant à l'école de journalisme de Toulouse et livreur de junk food pour Deliveroo, également marathonien à ses heures perdues. Aime les hiboux et les chansons de Raphaël.

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