TEMPS DE LECTURE : 5 MINUTESDans la garde-robe du Théâtre du Capitole

Du 5 février au 15 mai 2016, l’Orchestre et le Théâtre National du Capitole nous dévoilent leurs secrets dans l’exposition « Costumes en scène », à l’Espace Bazacle. Pour échapper aux tristes jours de pluie et aux ambiances parfois mortifères de certains dimanches, c’est LE lieu où aller pour illuminer sa journée. Attention, lever de rideaux !

Quand Boris Goudonov rencontre Juliette - Photo de Sandra Randria

Quand l’imposant Boris Goudonov rencontre la douce Juliette – Photo de Sandra Randria

Un peu d’Histoire pour commencer

« Le théâtre n’est fait que pour être vu ». Ainsi s’ouvre l’exposition, sur les mots du dramaturge Molière. S’ensuit l’historique du Théâtre du Capitole adressé aux curieux et aux assoiffés d’Histoire, c’est-à-dire tout le monde au final. Voilà donc ce qu’il faut retenir dans les grandes lignes : en 1687, la ville de Toulouse décide de créer une Académie Royale de Musique sur le modèle parisien et c’est plus tard, en 1736, qu’a lieu la construction d’un théâtre dans le Capitole. Tandis que la façade du Capitole s’achève en 1750, le théâtre est rebaptisé Théâtre de la République en 1795. Entre nous, Théâtre du Capitole est bien plus chic que ce nom dont il a été affublé d’antan. Mais bon, nous n’étions pas dans la tête des révolutionnaires… Le Théâtre connaît ensuite un développement par la construction de nouvelles salles, est incendié en 1917 puis connaît un nouveau souffle en 1923 et une rénovation en 1996. Sa petite sœur, la Halle aux grains, repère de l’Orchestre National du Capitole, ouvre ses portes en 1974 et c’est en 1981 que l’Orchestre du Capitole devient National avant d’être reconnu international quelques années plus tard, sous la direction de Michel Plasson. D’ailleurs, précisons que malgré son appellation, ne se jouent actuellement au Théâtre du Capitole que les grands ballets, opéras et orchestres symphoniques. Ainsi, des œuvres majeures telles que La flûte enchantée de W.A Mozart ou encore Le lac des cygnes de Tchaïkovski ont été interprétées sur cette scène depuis son existence. Les pièces de théâtre, se jouent quant à elles au TNT.

Lumière sur l’Orchestre

Après ce cours d’Histoire accéléré mais amplement plus détaillé sur place, l’exposition continue sur la vie de l’Orchestre de Toulouse, ses différentes prestations que le visiteur peut apprécier via les vidéos qui lui sont proposées, et le parcours magistral de ses deux grands chefs d’orchestre : Michel Plasson (chef de 1968 à 2003) et Tugan Sokhiev (chef depuis 2008).

"Plus tard, je serai chef d'orchestre..." - Photo de Sandra Randria

Plus tard, je serai chef d’orchestre… – Photo de Sandra Randria

L’espace consacré à l’Orchestre n’est certes pas très grand mais reste représentatif de son ensemble. Quelques instruments comme le violoncelle, la clarinette ou le violon appartenant majoritairement à l’Orchestre National du Capitole s’imposent d’ailleurs pour signifier de leur présence, bien au-dessus des têtes des visiteurs ; et si satisfaction il n’y a toujours pas de la part du badaud dubitatif, le Trophée de la Victoire de la Musique classique remporté par Tugan Sokhiev et l’Orchestre de Toulouse en 2008 est également exposé à la vue de tous.  Alors, heureux ?

Au cœur du spectacle

Si la partie Orchestre est baignée dans une ambiance discrète, notre progression nous conduit peu à peu vers la lumière. Après un apprentissage sur l’Opéra et l’art du chant, la visite nous dévoile le point fort de l’exposition.

Les costumes de l'opéra Le Barbier de Séville - Photo de Sandra Randria

Les costumes de l’opéra Le Barbier de Séville – Photo de Sandra Randria

A vous qui êtes passionnés de costumes, qui passez votre BTS Perruques, postiches et make-up option décors ou qui êtes toujours dans l’expectative de votre visite (mais dans ce cas-là, vous êtes réellement difficile à contenter) cette section répond à vos attentes car l’intitulé de l’exposition prend tout son sens. Les costumes sont comme mis en scène dans la pièce qu’ils représentent, les perruques rangées précieusement derrière une vitre en verre, les pointes usagées des ballerines côtoient les pointes neuves et les tutus fringants de leurs propriétaires, un masque et des boucles d’oreilles fabriqués à partir de cordes de piano soudées à la main tente vainement de se dérober à la vue des visiteurs…  Et bien qu’il soit interdit de toucher aux tenues, notre seule envie est de les enfiler, pour se sentir le temps d’un instant Juliette ou Boris Goudonov ou encore le Cygne noir. Le spectacle offert est juste beau et nous en sommes les spectateurs privilégiés. Je peux le certifier, à partir de ce moment-là, l’exposition devient magique voire même féérique pour une petite fille qui passait par là avec ses parents et qui voulait tous les tutus.

Le charme et la grâce faits tutu - Photo de Sandra Randria

Le charme et la grâce faits tutu – Photo de Sandra Randria

Vous voulez le voir pour le croire ? L’exposition « Costumes en scène » n’attend que vous et vos yeux émerveillés jusqu’aux beaux jours de printemps.

Espace Bazacle – 11 Quai Saint Pierre – 31000 Toulouse – Ouvert du mardi au dimanche de 11h à 18h

Toutes les infos pratiques sur le site de l’Espace Bazacle : http://bazacle.edf.com/

Article rédigé par Sandra Randria

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