TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESUne matinée dans une manif’ molle à Toulouse

Cet article a été publié il y a 6 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Plusieurs milliers de fonctionnaires ont défilé en France, mardi 26 janvier, pour défendre plusieurs revendications, allant de la revalorisation du SMIC au maintien des cours de latin au collège. Aparté était sur place.

Notre réaction face à cette manif' (allégorie).

Notre réaction face à cette manif’ (allégorie). | Photo : Clément Gruin, Aparté.com

Pour la défense de l’enseignement et des services publics, ils étaient entre 2 000 et 6 000 (selon la police ou les organisateurs, vous connaissez la chanson) à défiler à Toulouse ce mardi matin. Vers 11h, le cortège s’est doucement ébranlé, cherchant sa motivation en direction de la préfecture.

Beaucoup de fonctionnaires sont là pour réclamer l’augmentation du point d’indice des salaires et de meilleures conditions de travail. Des salariés du privé sont également en grève pour s’opposer aux mesures de la loi Macron et demander la fin de la politique d’austérité. Les hauts-parleurs jouent de la musique à fond pour mettre de l’ambiance… sans succès. Les discussions vont bon train dans les rangs des manifestants, mais on entend pas beaucoup de slogans.

Motivation. Photo : Clément Gruin, Aparté.com

Motivation. | Photo : Clément Gruin, Aparté.com

Des slogans en latin

Les syndicats de l’éducation sont en queue de cortège, accompagnés par des enseignants et même des parents d’élèves avec leurs enfants. Ils ne veulent pas de la réforme du collège et souhaitent la garantie d’un égal accès à l’enseignement. Sur les pancartes, beaucoup de slogans en latin, et parfois en langues étrangères, pour dénoncer l’abandon des classes de latin, grec, et des classes bilangues.

« Oh, regarde : la prof de français ! »

Le cortège croise des collégiens, qui semblent satisfaits de ne pas être en cours. Ils cherchent leurs profs grévistes parmi les manifestants, et feignent la surprise dès qu’ils en repèrent un.

Des pancartes en latin : ça, au moins, c'est original ! | Photo : Clément Gruin, Aparté.com

Des pancartes en latin : ça, au moins, c’est original ! | Photo : Clément Gruin, Aparté.com

« Et ce n’est que le début ! »

Arrivés devant la préfecture, les participants semblent enfin s’animer. « La place Saint-Etienne peut accueillir 6 000 personnes, serrez-vous ! » lance-t-on au micro, comme pour se convaincre d’une affluence importante. Autant vous dire qu’on ne se marchait pas sur les pieds devant la préfecture.

Les organisateurs appellent à soutenir les syndicalistes d’Air France et de Goodyear qui font face à des poursuites judiciaires. Les manifestants gardent espoir de se faire entendre par le gouvernement : « Contre la réforme du collège, on a déjà défilé quatre fois en un an. Et ce n’est que le début ! » assure un syndicaliste.

Le moment le plus intense : les discours syndicaux. C'est bientôt la fin... | Photo : Clément Gruin, Aparté.com

Le moment le plus intense : les discours syndicaux. C’est bientôt la fin… | Photo : Clément Gruin, Aparté.com

Mais déjà, les marcheurs n’écoutent plus, ils vaquent à leurs discussions pendant les déclarations des responsables syndicaux. On sent bien que les esprits sont déjà ailleurs. On se demande d’ailleurs s’ils étaient bien là…

Cet article a été publié il y a 6 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Clément Gruin

Je me balade souvent avec mon appareil photo. Parfois, je l'utilise.

(A)parté pas si vite !

Qui nous protège de la police ?

[#7 La photo de la semaine]

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