TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTES«Bonjour, ça vous inspire quoi les œuvres du WOPS! ?»

Conçu comme un «festival d’inspiration» le WOPS! a permis à différent artistes de s’exprimer dans les rues de Toulouse à travers des fresques et des installations. D’une œuvre à l’autre, rencontres et discussions avec les passants pour recueillir leurs impressions.

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Les graffeurs du Sud-Ouest Amandine Urruty et Nicolas Barrome ont peint des personnages de conte rue Ste-Ursule.

Etape 1 : rue Ste-Ursule

«Par associations d’idées, je dirais qu’il y a une logique alimentaire» observe Céline, 39 ans, face à la fresque réalisée par Amandine Urruty et Nicolas Barrome rue Ste-Ursule. «C’est clair, entre la saucisse et le poulet, ça fait clairement penser à la nourriture» renchérit Florence, qui l’accompagne. Quelques mètres plus loin, David, 24 ans, y voit plutôt «des personnages de Chat Botté modernisés» ou bien «des dessins de l’enfance, entre les nouveaux Pixar et les anciens Walt Disney». «En tout cas, c’est beaucoup plus joli et agréable à voir qu’un mur gris tristounet», sourit-il.

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Les fameux parapluies de la rue Alsace Lorraine ont été enlevés mercredi 21 octobre.

Etape 2 : rue Alsace Lorraine

De manière unanime, les promeneurs semblent contents de voir les murs et les rues de la ville s’animer. «Tout le monde en parle» s’exclame Anne, venue avec ses filles prendre des selfies sous la bannière de parapluies de Sextafeira, rue Alsace Lorraine. Nul doute qu’avec cette installation, mise en place dès les premiers jours d’octobre, le WOPS ! A réussi faire parler de lui et à envahir les smartphones et les réseaux sociaux «Tout le monde a la photo des parapluies en fond d’écran, à commencer par moi. Ma nièce de 17 ans l’a aussi, maintenant mes filles…» Et qu’est ce que l’installation leur évoque ? «C’est comme si on pouvait s’envoler» répond Emmy, 13 ans. «Oui, c’est très aérien, très poétique, continue Anne, c’est sans doute dû au choix des couleurs».

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Les arabesques industrielles de DER, rue Alsace Lorraine, ne sont pas au goût de certains passants.

Etape 3 : les Galeries Lafayette

Dans la même rue, sur un mur perpendiculaire aux Galeries Lafayette, s’étale la fresque du graffeur DER. «On dirait de la 3D, c’est sympa cette impression de relief» commente Willy, la trentaine. En tant que vigile en poste devant le grand magasin, il a eu la chance de voir l’œuvre se peindre tout au long de la semaine, du 12 au 16 octobre. «Une de mes collègues l’aime beaucoup», ajoute-t-il. «Moi je trouve que la couleur ne va pas trop avec l’ambiance du quartier. Ce bleu, c’est un peu tape-à-l’oeil».

Dounia, 23 ans et Anis, 22 ans sont de leur côté plutôt surpris qu’il reste encore des bâches et des barrières au pied de l’œuvre. «C’est dommage», déclare Anis, «mais sinon la fresque est bien travaillée, elle apporte de la couleur. Elle a un côté très urbain, très industriel. Un peu froid aussi, mais ce n’est pas négatif». Pour ce qui est du festival, Dounia et Anis saluent l’initiative et s’accordent pour dire «qu’il s’agit d’un premier pas dans une ville où il n’y a rien pour la culture hip hop, politiquement parlant».

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Koralie et Supakitch ont peint leur oiseau Art déco sur du papier, place Esquirol.

Etape 4 : rue de Metz

Du côté de la place Esquirol, Viviane et Georges, septuagénaires de passage à Toulouse, contemplent l’oiseau chimérique de Koralie et Supakitch, appareil photo en main. «Ça interpelle l’œil, c’est très joli», lancent-ils avant de traverser la rue de Metz. «Quand vient de la place des Carmes par la rue des Filatiers on l’aperçoit de loin» remarque Emilie, 27 ans. «Les motifs à droite de l’oiseau me font penser à des éventails». Elle regrette toutefois que la fresque, peinte sur du papier, soit amenée à bientôt disparaître. «C’est la règle du jeu dans le graff » conclue-t-elle.

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La fresque de Brendan Monroe se font dans l’immeuble qui surplombe le Pont des Demoiselles.

Etape 5 : boulevard de la Méditerranée

Au moment de la balade, pas un passant sur le boulevard de la Méditerranée, au Pont des Demoiselles, où Brendan Monroe a peint des lignes de pointillés argentés sur fond noir.  Alors que les autres œuvres du parcours restent concentrées dans le centre-ville historique, la fresque de l’artiste californien risque de pâtir de son relatif éloignement.

Pour ne pas la manquer, sachez que les peintures du WOPS! seront conservées pendant au moins trois mois, voire jusqu’à juin 2016, date à laquelle certains murs seront repeints par les artistes du festival Rose Béton.

L’audioguide gratuit reste actif 24h/24h au 05.31.51.04.01 afin de tout savoir des artistes et de leur oeuvre.

Article rédigé par Marie Desrumaux

Beaucoup de Sciences Po Toulouse, un peu d'Aparté, d'Ouest France et de Boudu. Je traîne mes Stan du côté des mouvements sociaux, des minorités et des cultures alternatives.

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