TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESEn Aparté avec … Hervé Bordier, directeur du Festival Rio Loco

Le festival Rio Loco ouvre ses portes aujourd’hui pour quatre jours de programmation autour des thèmes Europa, America, Africa et Occitania. L’occasion pour Aparté.com de rencontrer son directeur, Hervé Bordier, qui nous en dit un peu plus sur cette édition 2015 et sur l’avenir du festival.

Herve¦ü Bordier  Photos P.Nin1
Hervé Bordier, Directeur du Festival Rio Loco

Cette année est un peu particulière, nous fêtons les 20 ans du festival. Comment s’est décidée la programmation de cette édition ?

Cette année je me suis plongé véritablement dans l’histoire du festival Rio Loco. J’ai découvert les sculptures des lutteurs d’Ousmane Sow, conservées dans les réserves du Musée des Abattoirs et exposées sur le Pont Neuf en 1996 lors de la deuxième édition du festival. Cette œuvre m’a donné le fil conducteur et m’a amené à poser un regard sur les 20 ans du Rio Loco.

En 20 ans, le Rio Loco a exploré des zones géographiques très vastes. Depuis mon arrivée à la tête du festival en 2011, nous avons parcouru les Antilles, les Caraïbes, la Lusophonie, le Mexique. Pour cette édition, nous avons voulu mettre un coup de projecteur sur les temps forts du festival, d’où ce cadre : Europa, America, Africa, Occitania.

Aussi nous avons voulu mettre en avant l’Occitanie d’aujourd’hui. Massilia Sound System était venu jouer en 1995 mais depuis très peu d’artistes occitans ont été présents. Et puis, comme chaque année, un instrument est à l’honneur sur les quais de la Daurade. Cette année ce sera l’accordéon avec un concert événement initié par Lionel Suarez.

Quels souvenirs vous ont marqué depuis votre arrivée en 2011?

Chaque année a sa particularité et ses temps forts. Je retiendrai quand même le concert hommage à Cesaria Evora qui devait venir en 2012 mais nous a malheureusement quitté. Les concerts de Batida et de Yuri Buenaventura parmi tant d’autres. Mais aussi le plaisir de travailler avec la communauté guyanaise qui est d’une grande humanité et nous a donné une chaleur humaine incroyable. Il y a eu aussi des moments difficiles comme les perturbations de l’année dernière mais je retiens surtout les très jolies choses qui ont été accomplies.

Après avoir parcouru des fleuves, des pays, des zones linguistiques et culturelles, vers où va se diriger le Rio Loco dans l’avenir ?

Dans la soirée du 20 juin, une tête d’affiche annoncera le thème de l’année prochaine. Cette édition des 20 ans du festival nous a permis de faire une pause et de réfléchir sur l’avenir pour aller plus loin. C’est peut-être le moment de voyager ailleurs mais en conservant toujours cet esprit familial, propre au festival. Chaque année ce sont aussi plus de 10 000 enfants qui se rendent à la Prairie des Filtres.

Cette année la programmation a été réduite d’une journée pour cause de réduction budgétaire. Cela affecte-t-il l’avenir du festival ?    

L’effort qui a été demandé à l’ensemble des associations est une réduction de 15% des dépenses. Le fait de réduire le festival à 4 soirées ne pénalise en rien l’idée du Rio Loco. Il y a toujours des soirées fortes mais aussi des évènements en dehors de la Prairie des Filtres et tout au long de l’année. À l’avenir, le festival gardera ce format de 4 jours.

Une réduction du budget pour une édition anniversaire c’est un peu malvenu non ?

Il ne faut pas tant le voir comme un gâteau d’anniversaire mais plutôt comme l’occasion de retracer un parcours, de partager un état d’esprit. Ce n’est pas dans l’air du temps de faire de grands feux d’artifices. Nous avons voulu que ce soit avant tout un anniversaire raisonné entre amis, un moment de partage.

Article rédigé par Swann Julien

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