TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESLa Novela expose l’Anthropocène et les sculptures de pixels

La Novela ? Si vous n’en avez pas entendu parler, vous ne pouvez pas être Toulousain. Nul ne peut manquer les flags devant chaque lieu culturel concerné, nul ne peut louper ce guide flashy jaune et bleu aux allures d’annuaire. Ce festival atypique mêlant à la fois science, culture et création artistique est tout un programme. Chacun peut s’y retrouver et a la possibilité de tracer son propre circuit. Tour d’horizon.

Tomas Saraceno  © Sara Lamothe
Tomas Saraceno
© Sara Lamothe

Ce n’est donc certainement pas la première fois que vous entendez parler de La Novela. Ce festival toulousain, qui compte quelque 300 événements, en est à sa 6eme édition, et a pour volonté de faire découvrir à tous types de publics le monde de la recherche d’une toute autre manière que par les laboratoires exigus.

Pouvant paraitre de prime abord dur à cerner, il est en fait d’un genre nouveau : son but est de partager et mettre sur le devant de la scène les savoirs scientifiques… ce qui est totalement cohérent dans la capitale de la météorologie spatiale. Il investit de nombreux lieux : musées, jardins, places publiques… à consulter sur le programme en ligne.

Cette nouvelle édition, intitulée « Nous les Terriens », pose la question du rapport qu’entretiennent les êtres humains avec la Terre, ainsi qu’avec tous les autres être vivants qui les entourent. De véritables problématiques en lien avec le devenir de Gaïa, notre Terre, sont à l’ordre du jour, traitées des manifestations en tout genre : concerts, débats, visites, expositions, rencontres, projections, excursions, à travers différentes thématiques, dont le rapport humain/nature, la mémoire de la terre/ patrimoine historique, etc. 

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Arrêt sur : « Anthropocène monument »

Dans cette démarche, le socio-anthropologue et philosophe des sciences Bruno Latour, co-dirigeant avec Olivier Michelon, directeur des Abattoirs, et Bronislaw Szenszynski, directeur du département de sociologie de Lancaster, a réalisé l’exposition « Anthropocène Monument » aux Abattoirs.

« Vous avez dit quoi ? L’anthropowhat ? ». Pour tous les Terriens qui débarquent comme nous, voici une petite définition courte et concise (du moins nous l’espérons) de la chose : l’ère de l’anthropocène serait l’âge géologique où nous, les humains, vivons. Débutée au XIXe siècle, il est secoué par les bouleversements humains, menant notamment aux dérèglements climatiques et aux transformations géologiques. Sont mis en scène pour cette occasion des artistes de renom tels que Tomás Saraceno, Mark Dion ou encore Jimmie Durham qui nous livrent leur créations sur le sujet.

 

Ryoichi Kurokawa au centre Culturel Bellegarde

Le mot d’ordre de cette manifestation, « Fête connaissance », nous amène aussi à vous parler d’un artiste internationalement reconnu, et que la scène toulousaine présente pour la toute première fois. Il s’agit du japonais Ryoichi Kurokawa, dont trois oeuvres sont exposées au sein de l’espace du Centre Culturel Bellegarde.

Son processus de travail est basé sur la décomposition d’images et de son

Cet artiste autodidacte (dénichez ici son site internet) est né à Osaka au Japon en 1978 et vit aujourd’hui à Berlin. En général, ses créations présentent un rapport entre l’Homme, l’animal et la nature. Son processus de travail est basé sur la décomposition d’images et de sons issus du milieu autant naturel qu’urbain et à l’aide de logiciels. Empreintes d’abstraction mêlées à des effets dynamiques, ses oeuvres peuvent aussi arborer des effets hypnotiques de par le jeu et le rythme des lumières.

Ici, le travail de Ryoichi mêle divers procédés : de la vidéo, des installations dotés de multiécrans, des enregistrements mêlés à des performances live. Son art dit « numérique », présente dans ce lieu ses « Sculptures de pixels : Ground, Oscillating Continuum et Sirens ».

Ses oeuvres invitent le spectateur à stimuler ses sens visuels et auditifs à la vision de ces installations vidéo et sonores dont certaines résonances font écho à la nature : les gouttes d’eau qui tombent ou encore les vagues.

Oscillating Continuum 2013, Audiovisual sculpture, 2ch HD square display, 2 ch sound, duration : 08’00’’ loop.  © Sara Lamothe
Oscillating Continuum

2013, Audiovisual sculpture, 2ch HD square display, 2 ch sound, duration : 08’00’’ loop.
© Sara Lamothe

 

 

 

 

 

 

Sirens 2012, Audiovisual work, HD video, 2ch sound, duration : 45’20’’ Audiovisual concert version, HD Vidéo, 2ch sound, duration : 30’00 - 50’00’’.  © Sara Lamothe
Sirens
2012, Audiovisual work, HD video, 2ch sound, duration : 45’20’’ Audiovisual concert version, HD Vidéo, 2ch sound, duration : 30’00 – 50’00’’.
© Sara Lamothe

 

 

 

 

 

 

Ground 2011, Audiovisual installation Triptych, 3.1 ch multi sound, duration : 12’00’’  © Sara Lamothe
Ground
2011, Audiovisual installation Triptych, 3.1 ch multi sound, duration : 12’00’’
© Sara Lamothe

 

 

 

 

 

 

 

Infos pratiques
Ne manquez pas son concert audiovisuel « Syn »
Au Métronum, le 17 octobre à 20h

Article rédigé par Sara Lamothe

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