TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESAux Jardins Synthétiques : un dimanche « à la découverte de la ville rôseuh »

Après un concert riche en surprises, notre dimanche (entier) au musée Saint-Raymond révèle que les Jardins Synthétiques ont encore beaucoup de trésors culturels à nous dévoiler. Balade étonnante entre patrimoine toulousain, musique et art contemporain.

(c) CHAPROD
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10h30

Rendez-vous beaucoup trop tôt pour un dimanche au musée Saint Raymond pour le départ d’un « parcours sonore » dans la ville. Derrière cet intitulé intriguant se cache le projet « Ondes et Patrimoine » de l’association Résonance Sonore, qui nous propose de découvrir Toulouse avec un casque audio et des enregistrements mêlant interviews de spécialistes, témoignages et bruits d’ambiance.

Le moindre son que l’on entend a été enregistré à Toulouse, sur les lieux visités. Bien loin de l’audio-guide ou de la visite traditionnelle un peu barbante, on s’immerge ici complètement dans l’ambiance de la ville et ses facettes les plus étonnantes. Les thèmes classiques telle que « la ville rose » et la gastronomie sont abordés mais toujours dans l’idée d’observer tout cela sous un angle nouveau, plus vivant.

On part également à la découverte des marchés, des canaux ou encore des oiseaux toulousains. La balade a beau durer deux heures, on en repart avec l’envie de continuer à déambuler en ville aux sons de ceux qui la font vivre et qui façonnent son histoire tout autant que ces fameux bâtiments « rôseuh ».

Une autre balade aura lieu le vendredi 24 octobre, à 15 heures, n’hésitez pas à vous y rendre même si vous croyez très bien connaître Toulouse. Renseignements ici.

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16h

Une autre visite démarre, cette fois-ci pour le musée Saint-Raymond et « à double voix ». Encore un concept intriguant, à l’image du festival, qui nous propose ici de découvrir les œuvres contemporaines qui ont pris place au milieu des antiquités du musée. Il ne s’agit pas seulement de mêler les styles et les époques, le but ici est de mettre en perspective les œuvres afin de montrer l’influence du passé sur l’actuel.

C’est ainsi que la médiation à double voix prend tout son sens. Avec deux guides, nous partons donc à la découverte de deux œuvres. Le premier met en lumière les liens entre les époques tandis que le second nous éclaire sur les inspirations et symboles de l’œuvre contemporaine. On nous emmène ensuite découvrir l’œuvre d’Emilie Faïf à la Chapelle des Carmélites (également exposée en ce moment à l’Espace Ecureuil place du Capitole).

Autour de l’intrigante toile de plastique en lévitation, un conservateur de la Chapelle nous en conte un peu l’histoire… Juste assez pour que nous vous conseillions vivement d’aller à sa rencontre si vous passez par là. Encore une fois le temps passe trop vite mais on ne peut pas reprocher à une visite de musée d’être intéressante…

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16h30 – 18h

En attendant le début des concerts, les bancs au soleil et un muffin au chocolat nous tendent les bras. L’endroit est idéal pour rêvasser en écoutant l’émission de Radio FMR qui s’enregistre en même temps dans la cour du musée. Chroniques, interviews des artistes en concert ce soir-là et des intervenants du festival… La radio toulousaine s’associe à Campus FM pour 2 heures que vous pouvez vous aussi écouter ici.

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18h

Les Jardins Synthétiques n’en sont définitivement plus à leur coup d’essai concernant les expériences inédites. Et c’est donc dans la nécropole du musée que Tom Terrien et Monolithe Noir s’associent pour la première fois afin de proposer un concert unique. Ils l’ont expliqué à Radio FMR quelques minutes auparavant : avant cette collaboration, les deux artistes n’avaient jamais travaillé ensemble. Pourtant une fois derrière leurs machines, une vraie alchimie opère. Visiblement ravis d’être ici à mêler leurs univers électroniques, ils entraînent le public avec eux. L’atmosphère particulière de la nécropole et les visuels abstraits qui défilent derrière Monolithe Noir et Tom Terrien créent une ambiance hors du temps et signent une énième réussite des Jardins Synthétiques.

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20h30

La journée s’achève là où elle a commencé, dans la cour du musée, pour un concert de Peter Broderick. La programmation faisait le lien avec Nils Frahm et c’est donc très enthousiasmée que la grande fan de la rédaction Aparté a pris place dans la cour. Finalement, si les sonorités étaient assez éloignées, le génie, lui, était bien là. C’est face à un artiste doué et drôle – ce qui ne gâche rien – et ses musiciens que le week-end s’achève. Des sonorités folks intelligentes et poétiques clôturent à merveille un festival que l’on espère voire perdurer encore de nombreuses années.

Article rédigé par Victoria Bach

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