TEMPS DE LECTURE : 6 MINUTESAu coeur du pit : soirée psychotrope avec Danger au Bikini

Le très dark Danger figurait en tête d’affiche de la dernière soirée électro (Bite Me #1) au Bikini. Un DJ au carrefour du metal et de l’electroclash. Notre chroniqueur, bien décidé à enfin découvrir en live cet artiste qu’il rêvait de voir depuis longtemps, n’hésita pas à s’aventurer après 1h du matin dans les tréfonds de Ramonville. Revivons ensemble cette soirée au coeur du pit.

 © Danger
© Danger

NDLR : un « pit » (trou, en anglais) désigne communément le cercle formé par les gens qui dansent dans la fosse devant la scène. Ils s’y adonnent généralement à des joyeusetés type mosh, pogo, et autres mouvements pittoresques des membres locomoteurs (bras, jambes, etc).

Connaissant le Bikini, on s’était dit que ça ne commencerait jamais à l’heure. Bon, on a eu tort, c’est pas grave. 1h15, on pénètre dans la salle, et c’est déjà WTF. Bien évidemment, comme à chaque fois, le sol du Bikini colle de partout. À la fin de la soirée, ce sera une véritable patinoire à certains endroits.

On est parti pour une nuit foldingue :

1er set : Camilla Sparksss

Face à nous, une blonde surexcitée qui saute partout et qui crache ses poumons dans son micro. Camille Sparksss a commencé son set. Pendant ce temps, sa comparse danseuse s’agite dans des mouvements psychotropiques. Le duo s’avère extrêmement harmonieux, car il est le seul ce soir à proposer une prestation musicale et scénique. Pour Camilla Sparksss, le terrain de jeu s’étend à l’ensemble de la salle et à son public. Elle n’hésite pas à descendre dans la fosse avec son micro câblé et enlacer différentes personnes du public — semblant même les séduire. On a beaucoup aimé la voix de l’artiste, qui a une vraie personnalité.

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(c) Camilla Sparksss

Côté musique, on est face à du BPM un peu élevé quand ça se lance, mais les tunes mettent pas mal de temps à venir en bouche. C’est le seul reproche qu’on aurait à faire à la prestation, qu’il

y ait des intros longues et plates.

Wall of death ?

Lors de la dernière track, Camilla invite la fosse à se séparer en deux. Etant issu du milieu metal (révélation : Aparté a un chroniqueur metal), on s’attend à voir apparaître un wall of death. Qui ne viendra jamais. On avait oublié le côté « street battle », c’était mignon à voir.

La danseuse de Camilla Sparksss © Guillaume Ghrenassia/Aparté.com
La danseuse de Camilla Sparksss © Guillaume Ghrenassia/Aparté.com

Après la prestation, on a pu échanger quelques mots pour en savoir un peu plus à leur sujet. Camilla Sparksss nous apprend qu’elle est un projet solo (la blonde), toujours accompagnée de danseuses pour ses prestations. La demoiselle qui l’accompagne ce soir-là est Suisse (probablement de la Suisse germanophone car ne parle pas français), et indique ne pas être danseuse professionnelle. D’après ce qu’elle dit, Camilla est Canadienne et Suisse. Avant de nous quitter, elles demandent où elles pourraient trouver de l’herbe. « Pretty much everywhere I guess », répondit-on.

La danseuse et Camilla Sparksss © Guillaume Ghrenassia/Aparté.com
La danseuse et Camilla Sparksss © Guillaume Ghrenassia/Aparté.com

Interlude chiottes

« T’es pas de la génération Booba. Lui, il est de la génération Booba (en tapant l’épaule de son pote d’urinoir) tu es au calme (oklm) toi non ? »

2e set : Aucan

Aucan, un duo masculin fait son apparition sur scène : parmi eux, un brun fait son show off en décapsulant sa bière avec les dents. Face à une salle défoncée et alcoolisée, le BPM beaucoup plus élevé de leur techno fait son effet. Monotone à notre goût, donc on passe quelques moments à l’extérieur se reposer les oreilles le temps que ça passe. Dieu que ce set était long. On le soupçonne même d’avoir été plus long que celui de Danger (lire plus bas).

A l’approche des 3h00 du matin, on commence à être un peu fatigués, et surtout à avoir mal aux pieds. Là, le clou de la soirée apparaît.

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(c) Aucan

Interlude chiottes

« Bois pas pendant que tu pisses, tu vas jamais sortir ! »

3e set : Danger

Trop habitués aux concerts de type 20h-23h, on est aux premiers abords surpris de voir qu’il n’est pas le dernier artiste de la soirée. Après coup, ça prend son sens de mixer à 3h30 plutôt qu’à 4h30. Danger, le clou du spectacle, arrive entièrement vêtu sur scène, il n’y a pas une seule parcelle de peau visible. Anorak, gants, cagoule avec loupiotes sur les yeux, cette paire de lumières l’accompagnera tout du long. Sa marque de fabrique.

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Un peu comme ça (c) Danger

Après 30 minutes de mix et d’inquiétude liée au fait qu’on ne reconnaissait strictement aucune track, on se dit qu’il a du proposer un mix pur. Par la suite, les gros titres issus de ses premiers EP, puis ceux de July 2013 (sorti en 2014) foutent le feu à la salle. Salle cependant peu remplie au final : on devait être dans les 300 personnes.

Danger est connu (et d’ailleurs, c’est assez relou) pour ses titres d’albums et de pistes aberrants. Des dates et des heures bien souvent (« 88:88 », « 00h47 », etc). Avec son nouveau projet Sunset, il utilise le format des fichiers de séries sur Internet pour nommer ses tracks – « S01E02 » par exemple. On en veut pour preuve le mec à côté qui, au début d’une piste, demande si « c’est 15h30 ? ». Pensant tout d’abord qu’il est bourré, on se rappelle que c’est une de ses track célèbres. (Et en fait on n’en savait rien, désolé.)

Danger © Guillaume Ghrenassia/Aparté.com
Danger © Guillaume Ghrenassia/Aparté.com

Interlude chiottes

« Merci qui ? Jacquie et Michel. « 

Dernier set : Calvertron

Dernier artiste à se produire sur scène, un type avec une bonne bouille dans la trentaine. Du dubstep. No thanks pour nous. On reste dans le coin sans apprécier l’ambiance. Il s’avère que c’était le dernier artiste à se produire.

5h30 tapantes, les lumières s’allument pendant que le set tourne encore. Peu après, on se voit mis à la porte par la sécurité. Dommage, on aurait voulu claquer une photo de Danger pour Aparté. Another time.

Calvertron © Guillaume Ghrenassia/Aparté.com
Calvertron © Guillaume Ghrenassia/Aparté.com

Bonus epic fails :

Le type qui explose sa despérados quasi pleine sur la piste de danse.

Le type qui se pète la gueule comme une merde en tentant de monter sur les épaules de son pote.

A la prochaine.

Article rédigé par Guillaume Ghrenassia

Auteur - blogueur - chroniqueur - sérievore, mélomane, gamer (Nintendo-addict), adorateur de houmous, mannequinat, luxe et foodporn.

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