TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESBoussole Records, jeune label pour jeune musique

Cet article a été publié il y a 8 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Jeune label apparu en janvier 2014, Boussole Records fêtait vendredi dernier la release party de sa première compil’ au Saint des Seins puis à la Mandarine (ex-Frigo). Focus sur cette association prometteuse orientée vers l’électro toulousaine.

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Il est vrai que les soirées électro semblent prendre le pas sur les bonnes vieilles formations rock et pop. En quelques années, le jeune public adepte des concerts ou autre sortie musicale s’est doucement réorienté vers les platines et autres kicks dansant plutôt que vers les scènes où guitares et batterie flirtent avec le public.

A ce phénomène, le vice-président de Boussole Records, Antonin Romeas, a son explication :

« Les gens prennent leur temps à l’apéro, sortent vers minuit et il est de plus en plus dur de faire jouer des groupes tard dans la soirée. En plus, installer un artiste électro est bien plus facile que de mettre en place une formation classique. »

Ancien membre des associations Progrès-Son et Noisespresso, ce n’est pourtant pas la scène pop qui débecte cet étudiant en M1 à la TBS, spécialisé dans les métiers de la culture. Mais la justification de la création d’un label consacré à l’électro est ailleurs : originellement constituée comme une association événementielle, Boussole est née en janvier 2013 par la volonté « d’une bande d’amis qui souhaitait dépasser les simples soirées entre potes« , nous confie Antonin. Quasiment tous producteurs de musiques électroniques, de la House à la Nu Disco, la team s’est demandée pourquoi ne pas exploiter le collectif pour produire plus largement leur musique.

C’est aujourd’hui chose faite. Après avoir amassé près de 1 300 euros (contre 1 100 attendu, chapeau) sur le site de crowdfunding Kiss Kiss Bank Bank, Boussole compte aujourd’hui sept projets artistiques et 15 membres actifs. Leur but? Non pas de faire de la concurrence aux grands loups de l’industrie musicale tel que Ed Banger ou Allo Floride, non non, mais bien plutôt de faire la promotion des tracks plus aventureuses qui ne s’accorderaient pas aux projets musicaux des producteurs. « Lorsqu’un artiste souhaite produire un single qui ne serait pas pertinent dans son EP, nous, on le produit, on laisse le reste aux maisons de disques et labels indépendants« , s’explique l’étudiant.

Partant, outre la production, Boussole Records aiguille les artistes vers de plus gros poissons par un travail de communication et de réseau orchestré notamment par Paul Guglielmi, également membre de Bring Your Jack. Mais l’un des travaux majeurs effectué en terme de communication est bel est bien la sortie de leur compilation marquée par la diversité.

Vect, François Ier, Mangabey, Les Filles et les Garçons et neuf autres artistes électro issus de la scène toulousaine se trouvent dessus. Avec des actualités différentes, les amoureux de la platine sauce toulousaine peuvent s’exprimer en toute liberté. Sans but de vendre, de plaire, mais bien plus de partager leur amour pour la musique électronique, en toute simplicité.

Et si vous souhaitez obtenir l’objet, vous le trouverez dans quelques shops tels que Coexist, Gibert Joseph ou encore Le Downtown. En attendant, nous, on retourne chiller avec Boussole Records Volume 1 en fond sonore, en attendant la soirée de samedi 28 juin au Bikini où ils seront présents.

Cet article a été publié il y a 8 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Paul Lorgerie

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