TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESLes Airs Solidaires par delà les frontières

Jeudi 27 mars au soir se tenait la soirée d’ouverture du festival étudiant Les Airs Solidaires. L’occasion pour nous de revenir sur un événement désormais ancré dans le paysage culturel toulousain après sept années d’activité.

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Vect ©Paul Lorgerie

La team Airs So est sur le pied de guerre : trente minutes avant l’ouverture des portes du Connexion Live, le moindre détail est réglé au millimètre près. C’est à l’heure de la bouffe que l’on rencontre Rémi Collaveri, jeune président de l’association, pour qu’il nous en dise un peu plus sur les termes de ce festival solidaire.

La solidarité prise au mot

« Solidaire, adj. : Commun à plusieurs personnes, de manière que chacun réponde de tout« , écrit le Petit Robert. Et si ce n’est pas forcément une référence, la définition en dit long. Parti d’une collaboration d’associations, l’idée de départ était de sensibiliser le public à des thèmes de solidarité à visée locale comme nationale. Le terme semble bien choisi, donc. Et si beaucoup de toulousains connaissent l’association actuelle pour ses concerts à la programmation largement axée sur le Hip-Hop et la musique électronique, « les concerts sont bien plus un moyen d’inciter les gens à se rendre à nos événements entièrement consacrés au thème« , avoue Rémi.

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Mr Troy ©Paul Lorgerie

Car oui, les Airs So ne sont pas que musique. Outre les différentes soirées organisées au Connexion et autre Bikini, le festival s’octroie le milieu étudiant une semaine durant. Entre conférences et déambulation en tout genre, toujours en rapport avec ce thème. Merde, le thème d’ailleurs.

Penser les Frontières de la ville

Aaah, les frontières… Que de choses à dire à ce sujet : « Nous avons voulu penser les frontières de la ville dans le sens large. La ville est paradoxale, c’est un lieu de vivre ensemble, mais énormément de clivages résident à l’intérieur comme les frontières sociales, économiques, religieuses… Elles vont de l’implicite à l’explicite« , explique le président, usant de l’exemple toulousain du Mirail, quartier à l’appellation Zone de Sécurité Prioritaire (ZSP), séparé physiquement du bien pensant centre ville par le périphérique.

Partant, les activités organisées par l’association s’attacheront toute à respecter ce thème sujet à une actualité forte. Des impros théâtrales où le public mènera la danse en proposant les mots de son choix, à la déambulation animée par le collectif Updaters, association pour la promotion et la démocratisation du graff : « L’art du graff étant d’ailleurs une pratique urbaine, on colle aux thème !« , ajoute Rémi amusé, tous les goûts seront dans la nature.

DJ Cam ©Paul Lorgerie
DJ Cam ©Paul Lorgerie

Du reste, que dire de cette soirée d’ouverture hormis qu’elle fut un succès ? Beaucoup de monde dans la fosse, et du beau monde sur scène. Du toulousain Emile Sacré, aka Vect, au monstre de DJ Cam, en passant par le jeunot Mr. Troy et S. Mos, les pulsations et influences groovy ont rythmée la soirée.

Alors, si l’envie vous dit de faire quelque chose de pas trop con la semaine prochaine, jetez donc un œil à la programmation, et laissez-vous vous divertir, intelligemment !


Article rédigé par Paul Lorgerie

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