TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESRobocop : métal hurlant.

Plus de vingt ans après le film culte de Paul Verhoeven, Hollywood décide de rebooter/remaker  les aventures du robot flic. Maudit par les fans de l’original dès l’annonce de sa mise en chantier, RoboCop 2014 se révèle être, toutes proportions gardées, une surprise !

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Passons rapidement sur l’original. Sorti en 1987, le film de Paul Verhoeven  –Total Recall, Basic Instinct, Starship Troopers- avait fait l’effet d’une bombe avec son ultra-violence assumée et sa critique exacerbée envers une Amérique cynique. Un pur film de SF musclé reconnu intouchable et définitif.

Hollywood ne partageant pas cet avis –les exemples de remakes inutiles sont légions-, nous retrouvons cet upgrade du flic cyborg orchestré par le brésilien José PadilhaTropa de Elite-

La déconvenue se révèle totale à la découverte du film. L’émission tv qui ouvre le film présenté par un Samuel L. Jackson déchainé vociférant sur nous, spectateurs, essayant de nous lobotomiser  sur les bienfaits de la robotique est assez éloquente et démontre une critique virulente de l’impérialisme américain.  A ce titre, le film est d’autant plus d’actualité avec le débat du moment sur les drônes.

(…) une brutalité organique frontale

 C’est dans ce contexte que la OmniCorp dirigé par un Michael Keaton –Batman, Beetlejuice-  excellent en Steve Jobs 2.0 décide de créer un robot policier grâce à la carcasse de Murphy –Joel Kinnaman-, gravement blessé dans l’exercice de ses fonctions. Le film se transforme alors en cauchemar clinique, la transformation de Murphy étant si brutale, dérangeante et incroyablement courageuse pour un blockbuster comme celui-ci ! Oscillant entre une brutalité organique frontale et une mise en scène élégante, la première heure du métrage est, somme toute, une réussite quasi-parfaite, plombée malheureusement par une partition atroce.

RoboCop

De l’action (…) efficace mais creuse et sans saveur

Cette partition est à l’image de la deuxième partie du film : vide, bordélique et expédiée. Là où la question de la frustration sexuelle vis-à-vis de la femme de Murphy et de la dualité homme/machine devait prendre la suite du récit. Padilha bâcle ces éléments et livre de l’action en caméra portée, certes efficace mais creuse et sans saveur.Ce deuxième film semble alors prendre un malin plaisir à gâcher tout le propos du premier acte en nous faisant croire de façon capillo-tractée que rien n’a changé chez l’homme et que le robot n’est qu’un costume.

 Le film avait pris le contre-pied du genre super-héroïque en faisant du corps cybernétique une prothèse indispensable à la vie de Murphy.

Une créature de Frankenstein SF , en somme, dont le cœur à été amputé de moitié par Hollywood.

Article rédigé par Maxime Forgues

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