TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESL’interdiction des encres couleurs vivement dénoncée par les artistes tatoueurs

Signé en mars 2013, un arrêté du ministère de la Santé annonce l’interdiction de 59 colorants d’encres de tatouage au 1er janvier 2014 sur la base du sacro-saint principe de précaution. Une décision incompréhensible pour les artistes tatoueurs, comme pour les amateurs, qui inquiète.

Image 3Piero, patron de la Cour des Miracles,  quartier Saint-Aubin, exercice son métier d’artiste tatoueur depuis presque 16 ans – Photos Aparté.com, Florian Bardou

La stupeur d’abord, puis l’inquiétude. Pris en mars dernier par le Ministère de la Santé, sous l’action de la Direction générale de la Santé (DGS), un arrêté prévoit l’interdiction pure et simple de 59 pigments d’encres de tatouage à compter du 1er janvier 2014. En cause la soi-disante nocivité de ces produits qui engendrerait de « très nombreuse complications » – sans réelles preuves scientifiques -, qui a conduit à l’application bête et méchante du principe de précaution, inscrit dans la Constitution française depuis 2005.

Le texte signé en catimini, selon Piero, patron du salon de tatouage la Cour des miracles à Toulouse a été vivement critiqué par le Syndicat national des artistes tatoueurs (SNAT) présidé par Tin-Tin (un des fondateurs de la Cour des Miracles) qui craint « une catastrophe sanitaire ».

En France, le tatouage est un phénomène qui prend de l’ampleur avec 4000 professionnels du tatouage pour 15% de la population française tatouée. L’interdiction des encres couleurs inquiète désormais artistes et usagers dans ses conséquences: retour à la clandestinité, diminution de l’hygiène et mise au ban de professionnels qui y perdraient leur emploi. Un sentiment partagé par les différents acteurs que nous avons rencontré pour notre reportage vidéo réalisé auprès de la Cour des Miracles, à voir ci-dessous.

 Un reportage signé Julie Thoin-Bousquié, Jeanne Longuet et Florian Bardou.

Article rédigé par Florian Bardou

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