TEMPS DE LECTURE : 6 MINUTESBreathe, une bouffée d’air avant les fêtes

Cet article a été publié il y a 9 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

A l’occasion de la première édition du festival Breathe, nouveau rendez-vous consacré aux musiques électroniques du Bikini, Aparté a rencontré un des membres de l’équipe organisatrice de l’événement pour tenter d’en savoir plus. Et comme on a assisté à la soirée de clôture, on vous en fait un petit récap’ !

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Difficile d’être passé à côté de cette injonction s’il vous est arrivé de consulter la programmation du Bikini ces derniers mois. Les festivités se sont déroulées sur trois soirs. La soirée de lancement a pris ses quartiers au magasin Coexist, collaborateur du Bikini sur le festival. On a eu droit à un apéro plus que sympa – consommations gratuites – commencé à 18h. Côté musique, ça a démarré en douceur : les Toulousains de La Petite Grande et un set remarqué du producteur parisien Andrea. L’événement s’est poursuivi le vendredi et le samedi avec deux soirées au Bikini.

Une programmation alléchante

Vendredi soir, la bass music était à l’honneur avec les Canadiens de Zeds Dead, les Ceannais de Beataucue et les Toulousains du Vandal crew. Nous n’avons pas pu couvrir cette soirée – qui, d’après les échos, fut une réussite. En revanche, pour la soirée du samedi, nous avons répondu présent. L’affiche était alléchante : pFel (C2C/Beat torrent) et Greem (C2C/Hocus Pocus), Dream Koala, Stow, Darius, Sophonic (Difuzion) et la Petite Grande (Boussole).

La soirée  débute  avec un set du duo toulousain la Petite Grande, du collectif Boussole, chargé de faire monter l’ambiance pour leur première fois dans la salle de Ramonville. Et on peut dire qu’ils s’en sont bien sortis. Le public clairsemé et frileux (au départ) ne tarde pas à se désinhiber au son du mix dansant distribué par les deux Djs. On parle de soleil, d’aventure et de jeunesse dans un mélange de funk, de house et de nu-disco. Visiblement, le public en redemande.

C’est au tour de Dream Koala de monter sur scène, seul avec ses machines, sa voix, sa guitare en bandoulière. Ce jeune producteur francais – il a 19 ans -, élevé à la bossa nova, livre le live de son dernier EP Odyssey. On change une première fois d’ambiance pour passer du funky au mystique. La voix et les vagues de beat de l’artiste nous entraînent dans les profondeurs de son univers, si bien que l’on croit voir apparaître un banc de poissons exotiques en arrière-plan (NDLR, cette animation a effectivement été projetée lors du live).

« On avait envie d’avoir notre événement electro à nous, en proposant une programmation éclectique et novatrice, allant du dubstep à la nu-disco, en passant l’electro et la drum’n’bass« 

Stwo prend le relais. C’est un autre jeune beatmaker français qui a explosé cette année avec son EP Beyond. Entre compos et remixes, Stwo balance du Kaytranada, du Azealia Banks, du Disclosure, et du Cashmere Cat. C’est hip hop et r’n’b, avec  quelques teintes de deep, le tout sur des images de soul train. Et là aussi, c’est réussi : moment fort du set avec s0n morceau  Lovin U.

Apres Stwo, c’est avec Darius que la soirée se poursuit. Le DJ Bordelais prend du plaisir à faire danser la salle. Avec sa disco house un poil rétro, fraîche et sucrée. Darius donne du luv tout en légèreté. L’artiste aurait d’ailleurs un EP sur le feu, à suivre.

C2C-breathe

Greem, puis pFel, les deux membres de C2C, prennent les platines pour remettre une dose de hip hop et de funk dans ce joyeux mélange des styles. Et on est servi avec entre autres The Sugarhill Gang et Indeep, classiques funky qui fonctionnent assurément. Et surtout ils nous gratifient de leur savoir faire en matière de scratch pour le plus grand plaisir des B-boys/B-girls présents dans la salle. C’est Sophonic du collectif Difuzion qui clôture la soirée, mais il se fait un peu tard et les métros ont repris. La salle se désemplit, et nous filons.

De prochaines éditions du festival ?

Notre curiosité nous pousse à interroger un membre de l’équipe organisatrice de l’événement. Antoine, chargé de communication du Bikini, accepte de nous recevoir. En gros, il va falloir s’habituer à la présence de Breathe car l’événement est d’ores et déjà appelé à devenir récurrent. Son lancement répond à la volonté du Bikini de développer sa programmation electro dans la continuité des soirées In Bikini Dura Electro. « On avait envie d’avoir notre événement electro à nous, en proposant une programmation éclectique et novatrice, allant du dubstep à la nu-disco, en passant l’electro et la drum’n’bass«  explique-t-il.

Pour Antoine, Breathe évoque à la fois le titre de Prodigy et celui de Télépopmusik : un mélange des genres en forme de bol d’air avant les fêtes. Avec ces trois soirées, le Bikini cherchait à proposer au public toulousain un large panel de styles autour des musiques électroniques, où tous les goûts sont représentés. Le tout sur trois jours ! Comment définir la singularité de Breathe ?  « Un événement qui casse les codes, qui mélange les styles, un visuel et un nom qui intriguent » nous dit-on.

Un intérêt pour la diversité et la scène locale

L’éclectisme est donc le maître mot pour ce qui est de la programmation. À remarquer également, la présence d’artistes toulousains programmés aux trois soirées de l’événement, avec les collectifs Boussole, Vandal Crew et Difuzion, ce qui témoigne de l’intérêt porté par le Bikini à la scène toulousaine émergente.

L’utilisation du terme « festival » est pour l’instant à mettre entre guillemets.

Breathe devrait devenir un repère dans les prochaines années. C’est en tout cas dans cette optique que la communication autour de l’événement a été dirigée. L’équipe du Bikini s’est attachée à « installer l’événement auprès du public, qu’il s’approprie l’événement et qu’il soit identifié. Cela nécessite un gros travail de communication, pour une première édition c’est primordial et c’est le plus gros du travail » estime Antoine.

Pour cela, il leur a fallu chercher à susciter la curiosité du public avec un visuel intrigant et léché. Première réussite : le teaser de l’événement, tout aussi énigmatique, qui a été visionné plus de 1 500 fois avant l’événement ! L’utilisation du terme « festival » est pour l’instant à mettre entre guillemets, mais la possibilité d’étendre l’événement sur plusieurs jours et sur plusieurs lieux pour les prochaines éditions est envisagée. On a hâte de voir ça, et on vous donne rendez-vous l’année prochaine pour, on l’espère, une nouvelle édition de Breathe.

Cet article a été publié il y a 9 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Paul Thiry

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