TEMPS DE LECTURE : 5 MINUTESEn Aparté avec… Mumpish, créatrices de bijoux

Cet article a été publié il y a 9 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

C’est suite à la dominicale « Oh les filles ! » d’Aparté que j’ai été amené à rencontrer les deux jeunes créatrices toulousaines de la marque Mumpish, Cindy et Clémence. Portrait de fashionistas :

Vous pouvez les retrouver, ainsi que leurs créations  sur leur facebook ou sur leur blog

Aparté.com: Pourquoi Mumpish ?

Clémence:  Mumpish veut dire boudeuse en langage soutenu anglais. Nous trouvions que ça correspondait bien à l’image de la fille qui pourrait porter nos bijoux, mais c’est aussi mignon, une fille boudeuse, rêveuse, une femme-enfant somme toute.

Qu’est-ce qui vous a amené à vous lancer dans la création de bijoux et d’accessoires ? 

Cindy: Nous étions en stage à Paris, chez Courrèges, et nous avons eu envie de nous lancer, de faire quelque chose à deux. D’autant plus que c’est le rêve de tout créateur de créer sa propre marque et c’est plus facile de le faire à deux, surtout que nous nous entendons parfaitement, on se connait depuis trois ans maintenant.

Clémence. Depuis notre entrée à ESIMODE.

Le lancement de votre projet a-t-il été difficile au début ? 

Clémence: C’est toujours difficile, nous en sommes encore au début.

Cindy: Au final, nous avons monté Mumpish en juillet 2012, donc c’est assez récent. On a mis chacune des fonds, mais on fait avec ce qu’on peut, ça reste encore à petite échelle pour le moment.

Au niveau des matériaux comment vous vous fournissez ? 

Clémence: On se fournit à Paris.

Cindy: Mais vu que nous faisons les bijoux sur commande, nous n’avons pas besoin d’énormes quantités de matériaux dès le départ.

Clémence: Il y a également le fait que nous fabriquons des pièces entre guillemets « uniques ».

Cindy: Pour le moment ça reste du bijou fantaisie donc on utilise pas de matériaux comme de l’or.

Clémence: On aimerait, mais pour l’instant on a pas les moyens.  On utilise des matériaux basiques pour le moment, mais chaque pièce est travaillée. Nous faisons tout à la main à base de nouages et de macramés.

Pour la vente de vos bijoux, vous comptez ouvrir un magasin en ligne afin de vous exporter hors de Toulouse ?

Cindy: Nous avons été contactée par le site Meet my Designer. C’est une plateforme pour les jeunes créateurs du monde entier.

Clémence: C’est le même principe que My Major Company pour les musiciens, mais pour les créateurs et designers. Ils nous ont contactées suite au défilé qu’on a réalisé au sein de l’ESC Toulouse.  Ils souhaitent que Mumpish soit sur leur site et proposent de mettre à disposition des e-shop pour les créateurs.

Cindy: Ils proposent aussi une partie financement de projets, pour l’instant on sera sur le e-shop, et peut-être plus tard sur la partie crowdfounding. Normalement ce site devrait ouvrir début avril.

Clémence: On attend ça avec impatience car c’est notre premier pas vers quelque chose de plus sérieux qu’un blog et un facebook.

Le fait d’avoir lancé votre marque vous a incité à mettre vos études un peu de côté ?

Cindy: Non, nous avons encore des choses à apprendre dans notre école de mode, mais c’est certain que nous aimerions consacrer plus de temps à Mumpish. Réussir à allier cours et notre projet est la grosse difficulté, mais pour l’instant nous nous en sortons bien.

Clémence: On aimerait s’occuper seulement de Mumpish, mais nous voulons vraiment finir nos études et avoir notre diplôme pour pas avoir l’impression d’avoir fait trois années d’études pour rien. Ce qui nous fait tenir c’est qu’il ne reste pas grand chose, de plus en ce moment nous travaillons sur nos collections personnelles pour le projet que nous présentons en fin d’année donc ça reste intéressant d’allier passion et école.

« J’adore Iris van Herpen, mais ça n’a rien à voir avec Mumpish »

Quelles sont vos inspirations, vos modèles ?

Cindy: J’adore Iris van Herpen, mais ça n’a rien à voir avec Mumpish. Nous aimons énormément de choses différentes, c’est impossible de dire qu’on s’inspire vraiment d’un créateur, nous nous inspirons de tout ce qu’on voit.

Clémence: Nous aimerions faire du vêtement, mais c’est plus facile de débuter par les bijoux, nous avons fait des études de style donc c’est normal de vouloir faire du vêtement, tout en gardant les bijoux. Allier les deux.

L’avenir vous le voyez comment ?

Clémence: A la sortie de l’école, nous souhaitons tenter des concours de mode, pour pouvoir financer Mumpish. Nous voulons trouver du travail dans la même ville si possible, pour rester ensemble. Ce qui est certain, c’est qu’en sortant de notre école, nous allons chercher du travail et pas seulement s’occuper de Mumpish, il faut des fonds et se faire une place dans le milieu.

Concernant le retour en force du made in France, qu’elle est votre position à ce sujet ?

Cindy: Dans la mesure du possible nous utilisons des matériaux français, après vu que nous n’avons pas énormément d’argent nous faisons encore avec ce que l’on trouve. Mais déjà, le fait de fabriquer nous même en France, nous allons rester sur cette façon de faire et dans l’idéal plus tard, effectivement nous ferons du made in France.

Clémence: Pour le moment, c’est surtout une question d’argent pour nous, si nous devons nous fournir à l’étranger pour faire ce que nous voulons, nous n’hésiterons pas au début. Mais dans l’idéal, on aimerait faire du made in France.

Vous imaginez rester à Toulouse pour la suite ? 

Clémence: Non, ce serait se tirer une balle dans le pied.

Cindy: Nous adorons la ville, mais le problème c’est que niveau mode il n’y a pas assez d’opportunités.

Clémence: L’idéal serait qu’on puisse travailler dans des grandes maisons de la mode, cela implique d’aller dans des villes comme Paris, Milan, New York et autres capitales de la mode. Donc non, nous ne pouvons pas rester à Toulouse même si on aimerait beaucoup.

Cet article a été publié il y a 9 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Rémy Vaganet

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