TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESEn Aparté avec… Lady Shirley Poofter

Cet article a été publié il y a 9 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Aparté.com : Tout d’abord d’où vient votre nom de scène ? 

Lady Shirley Poofter : Pour « poofter», ça me vient d’une amie australienne qui m’appelait « My poofter » – ma pédale.

Qu’est-ce que c’est exactement le transformisme ?

Alors, le transformisme, c’est pour moi faire passer un message, donner le sourire aux gens, être une attraction mais dans le bon sens du terme. Je ressors des vieilles chansons pour leur redonner vie, rappeler des souvenirs à certains, le tout également c’est de faire passer son message avec humour et dérision.

Comment êtes-vous arrivé dans le monde du transformisme ?

J’ai toujours été fasciné par ce genre d’artistes, je me sens lié à cet univers, j’éprouve une véritable admiration  pour eux. J’aime le strass, les plumes, les vêtements qui brillent, tout simplement.

Avez-vous des modèles ?

Oui, j’en ai plusieurs: Chichi Larue, Divine et Rupaul. Les trois sont américains, ce sont en quelques sorte les pères fondateurs de ce métier. Ils sont les premiers artistes transformistes apparus dans les années 1970 – 1980 dans la région de San Francisco.

« Le transformisme, c’est pour moi faire passer un message, donner le sourire aux gens, être une attraction mais dans le bon sens du terme »

A quel âge avez-vous débuté la pratique du transformisme ?

J’ai actuellement 24 ans et ça fait 2 ans que je pratique. Au début, c’était surtout des délires lors de soirées entre amis ou pour des anniversaires. Je m’habillais en femme mais ça restait très soft, seulement un peu de maquillage, une perruque et c’était parti ! C’est surtout avec Gisèle, qui est à la fois une maquilleuse professionnelle, une collègue de bureau et une amie que nous avons peaufiné mon personnage.

Qu’est-ce le transformisme vous apporte au niveau personnel ?

Ça me plaît beaucoup de me mettre en avant, donc le transformisme relevait de l’évidence. De nature, je suis très actif, surtout dans le milieu associatif. Je suis membre de plusieurs associations comme L’essence de l’art qui organise des événements sur Toulouse, je travaille bénévolement avec eux en tant que coiffeur.  Par ailleurs, je suis très actif au sein du collectif LGBT (Lesbiennes, gays, bi et transsexuels) via l’association Les dures à queer  que je revendique fièrement de par sa lutte contre l’homophobie.

On peut dire que vous menez une double vie du coup ?

Tout à fait, j’ai une vie de chef d’entreprise, je possède mon salon de coiffure depuis 3 ans dans une bourgade paisible.  L’autre vie est un peu plus folle, qui me permet de me défouler, de faire plaisir aux autres et à moi même. Le fait de jouer un personnage, et le côté théâtral qui entoure ce personnage me permet de m’échapper.

Avez-vous des projets en cours vis-à-vis de votre personnage ?

Oui, normalement je serai maîtresse de cérémonie à l’occasion d’un spectacle qui se déroulera au théâtre Sorano le 13 avril. Par ailleurs, j’organise une soirée qui s’appellera « Extravaganza » et où tout sera permis. La soirée se déroulera le 20 avril au bar Le Beaucoup (place du pont neuf).

En tout cas merci d’avoir tenu le rôle de maîtresse de cérémonie le temps d’une dominicale.

C’était un plaisir, merci à vous tous !

Cet article a été publié il y a 9 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Rémy Vaganet

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