TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESDans les profondeurs des ‘Petits Ruisseaux’

Cet article a été publié il y a 9 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Saint-Cyprien détient aussi sa propre cave à livres. Rencontre, dans le cadre du dossier sur le quartier, avec Claude Godart, associé au sein des Petits Ruisseaux, une librairie spécialisée dans la vente de BD et des livres pour enfants. On vous présente une boutique intimiste, où le passionné peut trouver son bonheur et d’excellents conseils.

Intérieur de la librairie Les Petits Ruisseaux, Quartier Saint-Cyprien. ©  Aparté.com

 

Aparté.com. Bonjour, pouvez-vous nous parler un peu de vous, de votre librairie, de ce qui vous a poussé à ouvrir ce lieu ?

Je m’appelle Claude Godart,  je suis associé. Malheureusement, la créatrice, Catherine Massoni est absente. Je pense qu’elle a monté la librairie par passion puisqu’elle existe depuis septembre 2009, je ne suis arrivé qu’en janvier 20111. Pour ma part, je suis dans le métier depuis 20 ans.

Êtes-vous concurrencé, dans votre secteur ? Rencontrez-vous des difficultés du fait que le quartier se trouve de l’autre côté de la Garonne ?

Je suis, de par mon métier de libraire, issu du centre ville — que l’on appelle rive droite —, et il est vrai qu’au niveau de la fréquentation, on sent une différence. Concernant la concurrence, elle n’est pas énorme ici. Il y a l’Autre Rive, qui est une librairie généraliste, la librairie des Abattoirs qui est spécialisée ‘Beaux Art’s et nous, avec notre spécialité ‘bandes dessinées et livres jeunesse’. Dans le quartier, tout va bien, entre guillemets. L’endroit et assez peuplé, quelque part c’est déjà viable. Mais c’est vrai que la Garonne sert de frontière.

Avez-vous en votre possession quelques  pépites, que l’on trouve seulement chez vous ?

Non, pas encore, on est trop jeunes pour ça. Ce que nous avons derrière le comptoir, ce sont des tirages spéciaux que font les maisons d’édition. On les laisse quand même en démonstration à la demande, et non pas ouverts à la vente et à la manipulation. Ce qui est normal pour ne pas qu’ils s’abîment.

Plus globalement : les bandes dessinées sont-elles touchées par l’émergence de la tablette numérique — ou pas encore ?

Pour l’instant, l’avantage que l’on a — excepté pour les mangas et les comics, qui eux sont facilement lisibles sur les tablettes, dans la mesure où ils sont déjà au format de cette dernière — c’est que la bd n’est pas encore construite pour la tablette ou la tablette n’est pas encore construite pour la bd. Ca demanderait de bouger les cases alors que lorsqu’on ouvre une bd, parfois c’est une vue d’ensemble que la tablette ne pourrait pas proposer. Dans l’immédiat,  ça passe encore.

Votre libraire propose à la fois des bandes dessinées jeunes et adultes, mais égalements des mangas, comics, livres pour enfants et romans…  Est-ce un choix pour se diversifier, ou est-ce le marché qui vous l’impose ?

Alors, non, pour les romans, c’est surtout deux collections de polars que j’aime bien, chez Babel Noir et Rivages. Chez Rivages, j’ai pris qu’un auteur que j’aime qui est Donald Westlake. Après, nous sommes une librairie de quartier, donc les gens viennent parfois nous demander des livres, et parfois par intérêt je les lis d’abord et quand je les trouve bien je les propose. La volonté de vendre des livres n’est pas notre intention première, ormis une table où vous avez à la fois la bande dessinée qui est souvent issue d’un ouvrage, et donc le roman est posé en exemple à côté de la BD, comme pour Game of Throne.

Propos recueillis par Rémy Vaganet. 

Ne perdez pas le fil, parcourez la suite de notre dossier Saint-Cyprien.

Cet article a été publié il y a 9 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Rémy Vaganet

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