TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESL’edito

Deux-mille-treize prend finalement ses droits. Enfin, les paniques de fin de monde qui scellèrent 2012 caracolent au fond d’une limbe d’oubli — et, insidieusement, se laissent relayer par d’inévitables ébranlements qui viennent se présenter à l’attention des uns et des autres.

Car, à l’heure où le monde social est secoué tous azimuts par la question du mariage pour tous, sexe contre genre, essentialisme contre gender studies, nos référentiels que l’on pensait, pour la plupart, fossilisés, tendent à se mouvoir à nouveau.

Car, à l’instant où les regards se projettent vers d’autres tropiques : au Mali, où l’on combat la gestation d’un terrorisme galopant ; en Somalie, où l’on tient à récupérer nos ressortissants, nos consciences sont, plus que jamais, incitées à s’étendre par-delà nos propres latitudes.

Car, enfin, à la minute où nos intellectuels signalent, suivant les répercussions de la crise globale, un basculement civilisationnel, d’aucuns appelant à philosopher, d’autres à porter la révolte dans la rue, il s’agit pour chacun de réinterroger ses rapports à la politique et, plus globalement, au monde tel qu’il est.

Prises dans cette distorsion des signes, les équipes d’Aparté, fraîchement reconfigurées par d’irrémédiables départs et de réjouissantes arrivées, ne perdent pas pour autant de vue leurs préoccupations et leurs objectifs culturels. Modestes, mais tant nécessaires aujourd’hui.

Car, en 2013, nous participerons, plus que jamais, à injecter et à valoriser dans les quotidiens ces productions artistiques, ces formes de cultures, locales, urbaines, émergentes et éparses, qui peinent souvent à se rendre audibles.

Nous tiendrons, dès le 27 janvier, une dominicale « Back to the USSR » dont la truculence s’accordera à ces ambitions.

Nous nous attarderons, par l’entremise d’une série d’investigations, sur le phénomène de la mode à Toulouse, en ratissant au plus large : des gardes-robes privées aux espaces publics, dans un dossier d’articles spécialement consacré.

Nous nous attellerons, chronique par chronique, billet par billet, à explorer, toujours davantage, les plis et les replis de la vie culturelle toulousaine.

Profitons donc de cette sortie de festivités pour adresser tous nos remerciements à ceux qui nous suivent, nous soutiennent et nous écoutent.

Et remercions aussi, comme il se doit, les cocottes d’Aparté qui travaillent, semaine après semaine, à tous ces louables projets.

Une bien belle année à tous.

P. C.

Article rédigé par Paul Conge

Rédac' chef du webzine. Je promène mon objectif du côté des minorités, des dérives policières et des anars de tout poil.

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