TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESALBUM / Andy Burrows « Company »

Sans que personne ne le calcule, le batteur de Razorlight s’est offert une petite escapade solo touchante et élégante.

Mais si, Razorlight : ce groupe un peu moyen qui a bercé (percé ?) le milieu des années 2000, emmené par un rutilent Johnny Borel et responsable de quelques morceaux, somme toute assez cools. Bon, n’attendons plus rien d’eux, perso je sais pas trop ce qu’ils sont devenus et je m’en fous. Je suis tombé au pif sur le clip de Because I Know That I Can de leur ex-batteur Andy Burrows, qui a sorti l’année passée un album solo sur lequel je me suis jeté peu de temps après.

C’est déjà un joli paradoxe que de sortir un disque en solitaire intitulé Company, après avoir fait partie d’une formation aussi connue : et le résultat, très loin de Razorlight, s’est révélé honnête, avec ce que j’attends en nostalgie sonore et mélodique de la part de la folk. Et le reste du disque m’a conforté dans cette position, alors qu’aucun morceau ne pète plus haut que son cul, sans profusion de violons déchichiants – un mélange de « chiants » et « déchirants ». Ça tourne même pas mal dans des morceaux comme Keep on Moving on, et on se dit tout simplement que le mec a saisi l’essence du genre auquel il prétendait faire partie : rester simple sur les sons, raconter les choses humblement (Somebody Calls Your Name, qui rappelle l’ironie amoureuse de certains titres d’EELS).

On se rappelle qu’il était réputé pour travailler d’arrache-pied au sein de feu son groupe. On ne peut lui souhaiter que le meilleur, tant il s’en éloigne d’une part, et tant ce premier essai en solo se révèle parfait dans ses intentions, dans son registre. En se séparant des carcans pop de son ancien groupe, le flambant chanteur passe un agréable tête-à-tête, avec une folk taciturne mais au bon fond.

Article rédigé par Matthias Haghcheno

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