TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESTHEATRE/ La Demande en mariage (suivie de) L’Ours, Tchekhov

©DR

Artistes : Cécile Carles, Denis Rey, Olivier Jeannelle

Mise en scène : Jean-Louis Hébré

Dates de spectacles: du 27 novembre au 8 décembre 2012 à 21h (relâche dimanche et lundi), 1h15 de spectacle

Lieu: Théâtre du Grand Rond

Contexte: Pièces de théâtre adaptées de deux œuvres d’Anton Tchekhov, dramaturge russe de la seconde moitié du XIXème siècle qui décrit au travers de ses centaines d’ouvrages la petite vie bourgeoise et provinciale russe, non sans humour.

Dans La Demande en mariage, un homme d’une quarantaine d’années, endimanché, s’apprête à faire sa demande à la fille de son voisin. Mais les querelles de voisinage l’emportent rapidement, finissant par faire oublier à chacun l’objectif de la visite !

Dans la pièce qui suit, L’Ours, les spectateurs assistent, impuissants, à une histoire qui va irrémédiablement bien se terminer ; bien que la rencontre d’une veuve éplorée et d’un propriétaire terrien mal dégrossi ne laissait rien présager d’aussi bon . . . !

Commentaires : Alors que ces deux pièces semblent présentées comme de grasses comédies, « bien franchouillardes », par Tchekhov lui-même, le ressenti est tout à fait différent, et heureusement. Les sujets abordés sont certes universels, mais apprivoisés et joués de manière si subtile que l’on se laisse à nouveau emmené au cœur de la comédie humaine. De puissants emportements dont sont bien capables les Hommes se confrontent  aux petits et grands tracas d’une vie quotidienne tout aussi importante. Au final, les deux pièces pourraient être l’illustration de cette lutte (car il s’agit bien de combats dans l’interprétation des comédiens !) entre  l’affirmation de chacun et la nécessaire reconnaissance de l’autre ; mais tout en faisant le plus pour que rien ne change vraiment…

Le jeu des comédiens, tout en rupture, capte pourtant avec poésie les humeurs fugaces qui peuvent traverser l’esprit d’un seul homme. Les mouvements sont à peine exagérés et dessinent en corps ces futilités, qui apparaissent pourtant bien essentielles à nos vies !

Pour ajouter au charme de ce spectacle, le théâtre du Grand Rond permet une rencontre chaque soir avec les comédiens et le metteur en scène avec lesquels il est possible d’aborder des réflexions sur les pièces et plus encore !

Réplique à retenir : « SMIRNOV : Et vous, vous croyez peut-être que parce que vous êtes une créature poétique, vous avez le droit de m’insulter impunément? Hein? Je vous provoque en duel! »

Morale : Rien n’est vraiment impossible, et même sans vraiment d’efforts (parfois).

Pourcentage : 90%

 Suite logique : Rembobinage des meilleurs scènes pour (se) les raconter.

Article rédigé par sophier

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