TEMPS DE LECTURE : 6 MINUTESLa Petite invite# le Worldwide Festival : Soirées #2 et #3 Bikini

Après une soirée riche en découvertes musicales au Connexion, l’heure est venue d’affronter le froid pour aller jusqu’au Bikini à pied. Pendant deux soirs, c’est là qu’avait lieu la suite du festival La Petite invite# le Wolrdwide Festival. Nous ne le savions pas, mais nous n’étions pas au bout de nos peines…
©Gaëtan Ducroq

Encore plus professionnelle que la veille, ce n’est pas avant minuit et demi que j’arrive devant le Bikini. Etrangement, personne ne fait la queue pour rentrer ou même acheter une place. J’étais plus habituée aux soirées où arriver vers minuit signifie avoir largement le temps de laisser l’alcool cesser de faire effet à force de patienter dans le froid pour entrer. Bien évidemment je ne m’en plains pas, surtout que le vestiaire n’est, ô miracle, pas encore plein.

C’est sans grande surprise au vu de mes premières observations que je me retrouve dans un Bikini relativement vide. Il est temps pour moi de me séparer de la « foule » en usant du précieux sésame, le bracelet VIP. Me voilà donc en coulisses, au milieu des artistes, prêts à répondre à quelques questions… Non pas vraiment. En réalité me voici plutôt sur le balcon surplombant la salle. Il est d’ailleurs tout aussi peu rempli que la salle en elle-même. J’y retrouve un Gaëtan fort désœuvré : deux des artistes de la soirée ont refusé jusqu’aux photos d’eux en live. Malgré tout, il est ravi du set de Joy Orbison, qui à mon grand dam s’est terminé juste avant mon arrivée.

C’est donc avec Pearson Sound que j’entame la soirée. L’artiste anglais est ce soir-là pour la première fois à Toulouse. Le set est énergique et dansant exactement comme il faut, dommage qu’il n’ait pas été plus long. D’autant plus que ce soir-là, Agoria clôture la soirée avec un set de 3 heures car Lefto a été reporté au soir suivant. On peut alors regretter que tous les artistes avec un set moindre soient passés en début de soirée, privant les gens qui arrivent un peu tard de la soirée d’un peu de diversité et de découvertes musicales.

Malgré tout Agoria a su proposer un set qui s’est avéré ne pas être ennuyeux une seule seconde et qui aurait largement mérité que plus de gens fassent le déplacement. Finalement cette soirée s’achève en demi-teinte, entre déception quant à l’organisation du line-up et joie d’avoir pu passer une soirée entre amis.

Agoria

Le lendemain est un grand jour, Aparté.com va pouvoir assister à une conférence de presse donnée par Gilles Peterson, créateur du Worldwide Festival et animateur radio pour la BBC. Pour une fois bien à l’heure, Gaëtan et moi nous présentons à l’arrière du Bikini mais personne n’est là. Et pour cause, un mail nous a été envoyé alors que nous étions déjà dans le métro direction Ramonville : Gilles Peterson a souhaité décaler le press call de 2 heures et demi. Soit. Sachant le temps qu’il faut pour rallier le Bikini en métro et à pied depuis le centre-ville, nous étions légèrement abattus. Complètement dépités et épuisés par nos déjà deux jours d’aventure, nous décidons de faire l’école buissonnière et de ne finalement pas faire l’honneur de notre présence à Gilles Peterson. Dieu (ou devrais-je dire Good Morning Toulouse) merci, nous avons pu par la suite récupérer un enregistrement auprès de la webradio étudiante GMT.

Pour ce qui est de la soirée en elle-même, cette fois aussi le bilan est contrasté et plus sombre que la nuit précédente. Fidèle à moi-même, je ne suis au poste qu’à minuit et demi mais cette fois-ci sans compagnon pour l’image et la culture musicale qu’il me manque. Le froid et la fatigue ont eu raison de lui.

Franchement démotivée je me lance quand même à l’assaut d’un Bikini encore plus vide que la veille. Difficile à croire mais je n’ai jamais vu la terrasse aussi peu envahie. Pour tout dire je n’ai même pas eu à faire la queue pour aller aux toilettes, et ce, à n’importe quel moment de la soirée. Cela m’a encore plus dépitée que le soir précédent et pour cause : le son était bon !

C’est LeFtO qui est aux platines lorsque j’arrive. Musicalement la soirée s’annonce bien. Comme le décrivait la programmation du festival, LeFtO propose un set éclectique mais toujours cohérent. A l’image des artistes de ma première soirée au Connexion, il a l’air tout à fait ravi d’être là. Le plaisir est communicatif et le set passe à la vitesse de l’éclair.

Gilles Peterson le rejoint sur scène, mixe un peu avec LeFtO qu’il présente au public. On sent qu’il est heureux de permettre à des artistes de se produire sur scène. Probablement bien plus que de donner des conférences de presse…

Contrairement à ce que j’imaginais, Gilles Peterson est ma déception musicale pour cette soirée. Il contraste un peu trop fortement avec le set dynamique qui vient de s’achever. Je peine à rentrer dans son ambiance, la musique ne décolle pas, le style change vite et radicalement. Pour cette fois, c’est la terrasse vide qui aura mes faveurs. Je continue d’écouter d’une oreille ce qui se passe à l’intérieur mais Gilles ne parvient pas à me faire retourner danser avant la fin de son set.

Heureusement arrive l’heure de l’artiste surprise de la soirée. Il s’agit de Bambounou, jeune protégé du label français Sound Pellegrino. Grâce à lui la soirée reprend sa tournure originale. Lui aussi apprécie visiblement l’instant. Ma faible culture en musique électronique ne me permet pas d’attribuer un sous-genre à sa musique. Je pourrais simplement vous dire que mes penchants techno, electronica et autres étaient parfaitement comblés. Bambounou est véritablement le coup de cœur de ce festival. Je serais bien incapable de vous dire combien de temps son set a duré en réalité mais c’est passé à la vitesse de l’éclair. Si par chance il repasse à Toulouse, cette fois, n’hésitez pas à vous rendre jusqu’au Bikini.

Ces trois jours de pérégrinations s’achèvent sur la prestation très dark de Kristian Beyer, ou Ame. Sa techno maîtrisée à la perfection est idéale pour terminer la soirée. Cependant le style est très tranché et est bien moins évident à apprécier que ceux des artistes vus jusqu’à présent. La fatigue finit vite par l’emporter, je pars me coucher avec la sensation du devoir accompli.

Article rédigé par Victoria Bach

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