TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESCONCERT/ Les Inrocks @ Le Bikini, 12 novembre 2012

Comme tous les ans, les Inrocks nous proposaient une sélection de leurs coups de cœur du moment, ainsi que des groupes en vogue. Pour réchauffer cette soirée, nous comptions lundi soir sur The Vaccines, Electric Guest ainsi que Poliça, Phantogram ayant annulé – à ma grande déception.

Poliça eut la lourde tâche de débuter la soirée, d’autant que les gens ne venaient probablement pas pour les voir. De sa voix tantôt claire, tantôt agressive, la chanteuse a défendu avec succès le nouvel album du groupe. Accompagnée de deux batteurs et d’un bassiste, le groupe a fait bonne impression à une grande partie du public, en témoignent les applaudissements nourris et sincères.

Je m’y rendais, personnellement, surtout pour les Vaccines, les ayant à moitié raté aux Déferlantes en 2011, mais j’étais aussi curieux d’entendre l’album d’Electric Guest en live, l’ayant beaucoup apprécié en version studio. Autant dire que ces derniers m’ont beaucoup déçu. Dans un premier temps, il faut supporter le chanteur maniéré qui ne peut pas s’empêcher de contorsionner son corps dans son besoin de nous communiquer son émotion. Ensuite, il ne faut pas connaître l’album, sinon il est difficile de ne pas avoir mal aux oreilles. Le son est beaucoup plus pauvre, la voix du chanteur peine à suivre le rythme et les notes qu’il a lui-même écrites dans son album, et il est assez aberrant de voir le massacre opéré sur certains morceaux, notamment Troubleman, qui perd toute sa substance. L’ambiance était là, certes, grâce au dynamisme du chanteur, mais cette expérience m’a amené à penser qu’une production alléchante n’est pas forcément signe de talent…

Heureusement, The Vaccines sont arrivés – après nous avoir passé un morceau de Neutral Milk Hotel – et ont réussi à enflammer la salle. Vivant désormais dans un monde où les coiffeurs ont été éradiqués, le groupe enchaîne les morceaux à un rythme effréné, et ne laisse personne sur sa faim, jouant tous les plus grands succès. La voix était en retrait, mais malgré tout audible. Ca saute, ça crie, ça chante, le groupe communique bien avec le public, et s’installe une ambiance chaleureuse qui rend le concert encore plus agréable. Après une heure tout juste, de No Hope à Wetsuit en passant par Bad Mood,  c’est Norgaard qui retentit pour conclure le concert, nous envoyant donc au cœur d’un pogo qui permettra de se ravir d’une soirée en demi-teinte.

Article rédigé par Olivier Cherfan

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