TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESCONCERT/ Etienne de Crécy @Le Bikini, le 10/11/2012

Et vous, vous étiez où il y a cinq ans? Etienne de Crécy, lui, présentait à peine au monde son nouveau concept live, Beats’n’Cube, crée en 2007 à Rennes, et qui n’a eu de cesse d’évoluer. Et oui, cinq ans quand même. Notre DJ éléctro made in France, celui qui aurait tout inventé, celui-là même qui nous a offert du Super Discount de qualité s’offre -enfin!- à Toulouse, au Bikini, dans le cadre du In Bikini Dura Electro #3 . On peut dire que c’est un homme qui sait se faire désirer! Et vous, vous étiez où ce week-end? Nous, on a pas voulu rater ça.

23h. Les portes du Bikini sont ouvertes, les gens sont au rendez-vous, mais malheureusement, pas dans la salle. Et pourtant, ça vaut bien le détour. L’ambiance est un peu timide; c’est que la foule doit se préparer (vestiaires, cigarettes…). Quand on y pense, les premières parties ont un mauvais rôle. Mais peu à peu, la salle se remplit et semble savourer à sa juste valeur cet apéritif, ma foi, très bien choisi pour un tel plat de résistance. On ne voit pas le temps passer, bercé par une minimale progressive bien menée par Cold, qu’on oubliera pas. (difficilement retrouvable sur Google…hélas! mais qui sera très certainement re-programmé au Bikini, notamment via les événements d’Electro Alternativ).

1h15. Bon, mais on nous avait quand même promis un truc spectaculaire. L’assemblée s’agite. Le cube? En un instant, on comprend qu’il est au milieu de la scène, énorme. On ne voit pas la face principale, mais les faces latérales s’illuminent au son d’une voix modifiée au synthétiseur. Le public s’enthousiasme, répond à cette voix, l’appelle. Le rideau tombe, le cube apparaît, Etienne de Crécy avec lui. Perché au centre d’une structure métallique composée de neuf cubes, il nous salue et sans plus attendre démarre le show. Visuellement, c’est hypnotique. Des effets de lumière géométriques sont projetés sur la surface du cube. On en prend plein les yeux, de quoi envier un peu les gens qui ont opté pour le look lunettes de soleil au concert. Et le son n’est pas en reste. On reconnaît l’excellent morceau Binary, avec sa voix robotique qui nous parle en code binaire, rappel intéressant de ce qu’est avant tout le « numérique ». Ça vous paraît un peu geek? Légèrement, mais c’est exceptionnellement propre, et…au carré. Un mélange parfait des sens et des technologies. Au fil des morceaux, on retrouvera les titres désormais phare de ce live; All right, ou encore Funk, délirant. On oubliera pas non plus la sirène entêtante de Welcome, ou le frénétique No Brain. Etienne de Crécy nous offre un bon échantillon de ce que la prod française a produit de meilleur, de plus structuré. Là, au milieu de son imposante et surprenante création (celle-ci et les autres), au milieu d’un son parfaitement maîtrisé qui tient du lavage de cerveau, Etienne de Crécy sourit.

Une expérience musicale inoubliable pleinement vécue au travers d’un homme voué à la création, entre fanatisme et fascination.

 

 

 

Article rédigé par Célia Buosi

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