TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESALBUM / The Vaccines « Come of Age »

 

Titre : Come of Age

Artiste : The Vaccines

Année de sortie : 2012

Pays : Royaume-Uni

L’album en un tweet : « Tandis qu’ils veulent être adultes, nous, on joue aux ados ! #juvenile »

Commentaires. The Vaccines est le genre de groupe que l’on a envie d’aimer, parce qu’ils ont des bonnes bouilles, une énergie juvénile et franche qui nous rappelle nos jeunes années où tout semblait si simple. Seulement, ce qui est encore plus attachant chez eux, et en particulier dans cet album, c’est cette capacité à rendre détresse, paradoxes et dynamisme dans leur musique. On retrouve la même énergie que dans le précédent album, What Did You Expect From The Vaccines ?, même si le son s’est affiné et a perdu de son côté brut de décoffrage. La voix de Justin Young a gagné en clarté et en naturel, ayant un peu renoncé à ces échos contestables à la Paul Banks. En outre, elle a surtout gagné un charme fou en accentuant ce côté vintage et mélancolique qui n’aurait absolument pas fait tâche dans des morceaux désertiques sortis des années 50. On retrouve cette patte british dans la composition, dans cette sincérité des mots et cette construction maline des morceaux. Dans cet album, il y a évidemment des titres auxquels l’auditeur s’habitue très rapidement, et qui sont dans un premier temps ses préférés de l’album, tels que No Hope ou Teenage Icon – à savoir les singles – mais ce qui est très plaisant, c’est cette profondeur que l’on découvre au fur et à mesure des écoutes. D’autres plus discrets se révèlent, tels que I Always Knew, Aftershave Ocean Le groupe a su garder tout ce qui nous a plu dans le premier opus, mais cela en renouvelant leur son et en lui faisant gagner en maturité. Ce qui est dommage, c’est cette légère lassitude qui s’installe dans la seconde moitié de l’album, avec des titres moins intéressants comme Change of Heart Pt.2 ou I Wish I Was a Girl. Malgré tout, Lonely World rattrape un peu le tout et offre une belle conclusion à un album qui saura s’écouter avec plaisir, qui assoie la personnalité du groupe, mais pour lequel on ne peut pas crier au chef-d’œuvre.

Contexte. Après un premier album très remarqué par sa fraîcheur, sa fougue et son rappel aux grands groupes punk des années 70, la hype autour du groupe l’avait amené à tourner longuement dans le monde entier, notamment en première partie des Arctic Monkeys. Attendus au tournant, en particulier par les férus de rock britannique, The Vaccines étoffe son répertoire avec un nouvel album qui assoie leur personnalité et ne déçoit pas l’opinion,  même si celle-ci semble en attendre plus du groupe.

Instant dispensable. Weirdo, rappelant un Radiohead fatigué et las.

Instant indispensable. All In Vain, sorte d’anti-chanson d’amour aux paroles lancinantes et I Always Knew, avec son refrain en forme de complainte désespérée.

Rider.

– LieuUne fête où se mêlent junkies et filles faciles.

– Météo : Ciel bleu, avec une fraîcheur automnale qui fait naître en toi des pensées étranges et vaporeuses.

– Mood : Fauché et largué par ta copine, avec tes amis les plus proches pour te réconforter.

 – Boisson : Ta transpiration t’apportera la lie.

Ce qu’en diront les autres. « Bref, la mission des Vaccines est désormais bien claire: gagner en crédibilité. » Moustique.be

Pourcentage. 69%

Avis du conseil. Vous semblez avoir beaucoup d’énergie à revendre, tant que ce n’est pas sur nous, tout va bien.

Suite logique. Mettre en place une cellule de crise pour personnes aux problèmes existentiels.

En concert au Bikini à Ramonville-St-Agne le 12 novembre.

Article rédigé par Olivier Cherfan

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