TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESFILM / Au Nom Du Père

Réalisateur : Jim Sheridan

Date de sortie : 1993

Pays : Irlande

Le film en un tweet : «José de « Hélène et les Garcons » aurait pu tenter sa carrière à Hollywood en se faisant passé pour Daniel Day-Lewis. #AuNomDuPere »

Commentaires: Ce drame est une ode au courage marquée d’une profonde humanité : que ce soit par le biais des personnages, ou via le message de solidarité à toutes les victimes de la justice britannique à deux vitesses. La portée émotionnelle de ce film est inouïe. Quand le sentiment d’injustice nous embrase, il nous incite immédiatement à la révolte. D’autant plus, quand celui-ci est mêlé à l’histoire d’un père aux principes religieux forts, voulant remettre son fils dans le droit chemin. Définitivement bouleversant, j’ai eu l’impression de moi aussi vivre ces années de calvaire. Qui peut rester insensible à un système prêt à sacrifier un homme innocent, au profit de la tranquillité d’un pays. Bref, une histoire juste touchante, révoltante et contestataire.

Contexte: “Au Nom du Père” raconte une des plus terribles erreurs judiciaires survenues outre-Manche dans les années 70. Quatre jeunes irlandais ont été accusés à tort, comme auteurs d’un attentat à Guildford en Angleterre. Ils vivront alors une véritable descente aux enfers, et seront injustement condamnés à une peine allant de la réclusion à vie à un emprisonnement de 30 ans. Ce film s’inscrit dans cette époque, où la police britannique trouvait des boucs émissaires à des affaires graves non élucidées, afin de redorer son blason. Le film raconte ainsi le véritable scandale de cette bavure, en s’appuyant sur le livre autobiographique « Proved Innocent » de Gerry Conlon, l’un de ceux qu’on a surnommés « les Quatre de Guildford ».

Séquence dispensable : La scène où Jerry est transféré dans une prison écossaise le temps de quelques secondes, pour revenir au plan suivant dans celle où il était incarcéré à l’origine. Inutile.

Séquence indispensable : Les différents passages au tribunal. Quelque soit l’issue, ça nous remue.

Réplique à retenir : « Quand une patrouille britannique m’ a pris pour un tireur de l’IRA, je me suis retrouvé dans de sales draps. » C’est le moins que l’on puisse dire…

Morale : Nulle cause n’est perdue, si il y a encore un pauvre fou prêt à se battre pour elle.

Ce qu’en diront les autres : « Oh, Jim Morrison était acteur ? »  Un “baby rockeur” passant par inadvertance devant le DVD dans un Gibert Joseph.

Pourcentage : 74%

Avis du conseil : Un drame à forte portée émotionnelle comme on en voit plus. Faîtes en sorte, Mr Shéridan, que vos prochains travaux soient gage de qualité. Ainsi, on pourra se replonger dans votre filmographie et (re)découvrir ce bijou.

Suite logique : Le film passant très vite, je recommande à ceux qui auront été conquis, d’enchaîner avec “Brothers” du même réalisateur. Tout aussi poignant.

Article rédigé par jordanm

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