TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESFILM / 2 days in New York

Cet article a été publié il y a 10 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Réalisateur : Julie Delpy

Année : 2012

Pays : France

Le film en un tweet : « Impressionné par la crédibilité de 2 Days in New York. Un film drôle et cruel. Ils sont fous ces Français !@Cselile ».

Commentaires : 2 days in New York, c’est un peu comme une bêtise. C’est déplacé, audacieux, drôle, imparfait, mais terriblement attachant. Julie Delpy livre la suite de 2 days in Paris, petit film sans prétention qui avait déjà ravi la presse comme les spectateurs. On y suivait le personnage de Marion, photographe française qui ramenait son copain américain dans la capitale française. Une confrontation entre deux cultures joyeuse et dénuée de toute retenue s’y déroulait. Cette année, Marion a changé de petit ami, elle est avec Mingus (Chris Rock, génial) et vit à New York avec celui-ci. Cette fois, c’est sa famille qui fait le voyage pour venir la voir aux USA. A partir de là, c’est un choc de culture entre une famille française brut de décoffrage et une Amérique totalement condensée dans ses principes politiquement corrects. Comme le titre l’indique, nous passons réellement 2 jours au coeur de la grosse pomme, rythmés par les péripéties de la vie (engueulades, gaffes, etc.) et alimentés par la mise en avant des liens familiaux. Delpy dévoile une ribambelle de personnages loufoques. En premiére ligne, son père Albert Delpy, père dans la vie comme à l’écran de la cinéaste, compose avec justesse et drôlerie un personnage de bande déssinée complètement libéré et trés porté sur la vie sexuelle de sa fille. La soeur de Marion, Rose (Alexia Landeau), nymphomane au possible prétextant toujours qu’elle est psychiatre. Le petit ami de celle-ci, Manu (super Alex Nahon) est amateur de fumage de moquette et de rap. Tout ce joli monde va donc se déchirer pendant 1h50 pour qu’au final ils s’aiment encore plus. Malgré tout, et même si le film est trés attachant, il y a quelques longueurs, des baisses de rythme non négligeables. Le vrai problème du film est son montage, c’est trop long pour ce qui se voudrait comme un film fou, libre en somme comme un premier jet. Du côté de la mise en scène, ce n’est pas révolutionnaire mais tout de même recherché et très fluide (aussi un beau travail sur les couleurs et la photo). Bonne surprise pour ce petit film libre.

Contexte : 5 mois aprés Le skylab où la cinéaste montrait la famille dans la France des 70’s, elle reste sur la même thématique mais l’aborde de manière différente. En seulement 4 films, Julie Delpy a posé sa marque dans le cinéma français et reste une artiste intéressante qu’il ne faudra pas manquer de suivre.

Réplique à retenir : « Putain on est tombé sur le black qui fume pas de beuh. »

Scène indispensable : Chris Rock et Albert Delpy dans un hammam avant d’aller se faire masser, un beau moment de cinéma.

Scène dispensable : Une histoire de fausse tumeur qui est un peu de trop dans ce bordel organisé.

Pourcentage : 44%

Morale : On n’a qu’une famille.

Avis du conseil : Joli petit travail d’expérimentation dans la comédie, une touche de Woody Allen qui est trés bien mise en place. Mais au final, vous ne voudriez pas pousser votre thématique jusqu’au bout dans sa logique dans un film terminal ?

Suite logique : Voir 2 days in Paris si on ne l’a pas vu ainsi que les autres films de Delpy, Le skylab donc et La comtesse, film d’horreur polanskien.

Cet article a été publié il y a 10 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Maxime Forgues

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