TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESAlbum / The Go-Betweens « 16 Lovers Lane »

Cet article a été publié il y a 10 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Titre: 16 Lovers Lane

Groupe: The Go-Betweens

Année de sortie: 1988

L’album en un tweet: «  Pop intemporelle, solaire, limpide, 16 Lovers Lane invente la nostalgie de l’instant »

Commentaire: C’est une drôle de chanson qui commence 16 Lovers Lane. Avec ses motifs et ses vocalises aux accents latins, lesquelles lorgnent vers une idylle d’Amérique latine, Love goes on! aurait de quoi déboussoler les aficionados d’indie pop: cette introduction s’apparente à un improbable bœuf entre Morrissey et la Mano Negra. Ce genre d’audace, qui survient inopinément, de-ci de-là des dix titres de l’album culte de la fin des 80′s, percute néanmoins d’évidence. Fussent-elles radiogéniques ou déconcertantes de simplicité, les belles pistes des Australiens The Go-Betweens irradient de limpidité et de justesse, de lumière solaire, de douces brises, de légèreté et de fraicheur. Une ode atemporelle à l’allégresse  qui se barde pourtant d’une inénarrable nostalgie. Celle qui touche à un temps ou à un lieu qu’on ne saurait ni vraiment définir, ni se souvenir. L’allègre spleen de l’instant.

Contexte: 16 Lovers Lane, salué unanimement par le public et la critique en son temps, constitue le point d’orgue de la carrière discographique du groupe, formé autour de Robert Forster et de Grant McLennan, alors étudiants à l’université. Affilié au courant Jangle Pop, qui connut ses belles heures dès les early 80′s, The Go-Betweens se virent épingler l’estampille « groupe culte »,  pour leur maestria des mélodies fluides et faciles d’accès, mais aussi pour leurs influences éminentes. Les ballades des Australiens sont hantés par le Velvet Underground, The Monkees, et la teneur de Television. Au lendemain de la mort de Grant McLennan, en 2006, le groupe se sépare, irréversiblement.

Instant dispensable: Les douloureuses secondes de silence, mais cependant nécessaires, pour passer le vinyle de la face A à la face B. Comme quoi, un lecteur numérique, paramétré sur le mode repeat, ça a du bon. Bénie soit l’époque.

Instant indispensable: L’album est un (trop) court instant de trente minutes.

Rider :

– Lieu : Une route sillonnant des bords de mer, de préférence l’Océan pacifique; puis une belle ville et ses gens de bonne humeur, jolies filles, un brin hippies, qui te sourient à la volée.

– Météo : Sunshining et brises légères, iodées, salées.

– Mood : Le cœur léger, au volant d’une vieille décapotable, avec ta dulcinée. Tu es jeune pour toujours, souffle de félicité, tu es Soleil.

– Boisson : Un cocktail frais et fruité.

Pourcentage: 98 %

Avis du conseil: Remise du doctorat ès Sciences du Bonheur.

Suite logique: Un billet d’avion pour l’Australie.

Ce qu’en pensent les autres: « Cet opus, leur meilleur, sobrement produit, à base de guitares sèches, soutenues de délicats arpèges, d’harmonica ou de violons, contient dix titres pop magnifiques, clairs et d’une évidence pure (« The Devil’s Eye » ou « Love Goes On! » en ouverture). Pourtant les paroles sont plutôt amères mais la douceur régnante (dans la veine des orfèvres The Smiths, Pale Fontains ou Prefab Sprout) enjolive l’ensemble pour composer une merveille de pop tranquille et mélancolique, indispensable dans toute discothèque qui se respecte » Xsilence.net.

Cet article a été publié il y a 10 ans. Il commence à dater mais n'est pas forcément obsolète.

Article rédigé par Marc Bonomelli

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