TEMPS DE LECTURE : 2 MINUTESFILM / Millénium, les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Réalisateur : David Fincher
Date de sortie : 2012
Pays : USA

Le film en un tweet : « David Fincher entre dans un nouveau millénium @thepulpdude »

Commentaires : Tout d’abord, n’abordons pas la version suédoise du pavé de Stieg Larsson, tout simplement parce que la mise en scène de Fincher écrase les trois films suédois. Fincher revient au thriller en livrant le meilleur du genre depuis S7ven (de David Fincher, tiens …). 2h40 de pur bonheur, jamais la mise en scéne de Fincher n’a été aussi maitrisée.
Une oeuvre viscérale qui tape là où ça fait mal avec une Rooney Mara tout simplement extraordinaire. Dans le rôle de cette pirate informatique hors de contrôle au style peu courant des sex symbol Hollywoodiens, tatouée, percée, ultra violente, Lisbeth Salander est le genre de personnage cassé et torturé que Fincher aime tant.
Avec ce film, on peut penser que Fincher signe ici la suite logique de The social Network, le réalisateur parlait des rapports humains et de leurs changements avec les résaux sociaux et la technologie, véritable film hybride et théorique, il reprend ce propos dans Millénium en y inserant une dramaturgie et des personnages hauts en couleur (noire surtout) .

Contexte : Ecrit par Stieg Larsson, la saga Millénium a connu un succés phénoménal à travers le monde d’autant plus que l’histoire autour de sa publication lui a fait une belle réputation (en effet, l’auteur est décédé quelques jours aprés avoir aporté ses trois manuscrits à un éditeur). Durant trois bouquins, on suit les aventures violentes de Mikael Blomkvist, journaliste d’investigation et de Lisbeth Salander, jeune pirate informatique et enquetrice talentueuse au parcours ultra violent et à la personnalité rebelle, ce qui en fait une des héroines de littérature (et de cinéma) les plus fascinantes depuis longtemps.

Séquence dispensable : Un épilogue un peu trop long et verbeux.

Séquence indispensable : Le générique de début, tout simplement scotchant, sorte de générique « james bondien » punk emporté par la reprise de immigrant song par Trent Reznor.

Réplique à retenir : « Je sais, deux nazis dans la même famille, ce n’est pas évident à assumer. »

Morale : Les apparences sont très souvent trompeuses.

Ce qu’en diront les autres : « Fincher nous éblouit certes par sa mise en scéne, mais ne tisse ni plus, ni moins qu’une histoire noire banale, sans aucun vrai sujet, ni propos. Un remake trés beau donc mais inutile. »

Pourcentage : 83%

Avis du conseil : Très beau dans la forme mais il faudrait peut-être se recentrer sur un travail original que sur la relecture d’un sujet.

Suite logique : Aller se faire tatouer un dragon dans le dos ainsi que se faire percer, puis aller essayer de pirater en vain le compte Facebook de ses amis…

Article rédigé par Maxime Forgues

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