TEMPS DE LECTURE : 5 MINUTESEn Aparté avec… GonesTheDJ

Le 9 février dernier, Gones the dj avait la lourde tâche de conclure la soirée. La X-Arts party devait se terminer en beauté : c’est ce que le Dj a réussi à accomplir, armé de ses platines. Quelques heures avant le dj set, nous avons rencontré l’artiste afin de faire le portrait de celui qui se cache derrière ce nom.

« Gones, 20 ans dans la musique »

De quoi vous mettre à l’aise en début d’interview, du haut de mes 20 ans, cela impose un certain respect. Le malaise est vite résorbé, tant le bonhomme déborde de gentillesse.

GonesTheDJ est né à Hyères, a grandi à Avignon et est arrivé à Toulouse il y a de ça deux ans et demi seulement. Pourquoi seulement ? Car en l’espace de deux ans et demi, l’homme a réussi à s’imposer sur la scène toulousaine, avec entre autres des soirées, un label, et une émission de radio.

La musique, il a toujours baigné dedans. Depuis tout petit, il collectionne les disques, une passion transmise par son père. Son premier il l’a reçu en 1979, un de Sugar Hill Gang. Il grandit entouré de musique, poursuit un parcours scolaire classique et choisit de s’orienter vers des études de management dans la mode. Il commence à mixer dès 1988, enchaîne les soirées, va de rencontres en rencontres. Il travaille avec de grands noms de la scène Hip-Hop et R&B française, notamment Alliance Ethnik, NTM et IAM. De la scène internationale également, puisqu’il croise la route de The Roots pour ne citer qu’eux. Il participe à de nombreux festivals, voyage, s’enrichit.  Mixe dans des hauts lieux de la nuit parisienne, côtoie le monde de la mode.

Lorsqu’on lui demande si un artiste en particulier influence son travail, il explique que ce n’est pas un mais des artistes qui l’inspirent, pas une mais des musiques. Gones précise écouter un peu de tout, ne pas se limiter à un seul style, même si il mixe majoritairement ce qu’on appelle la Black Music. Soul, Funk, world music rythment ses sets.

En 2010,  il créé son label : Soulitude. Mélange de solitude et de soul, le nom vient d’une vieille idée, Gones étant du genre à faire les choses tout seul. L’objectif du dit label est aujourd’hui de produire des disques vinyles avant tout, des évènements aussi : les soirées Boogie Down. Après un premier vinyle, « Wonderboha »(disponible sur le site), le prochain 45 tours sortira en Avril, porté par une équipe de 4 personnes. Un petit label donc, qu’il n’aimerait pas forcément voir devenir grand : il aime bien l’idée d’une petite structure qui permet de garder le contrôle sur ses productions. Soulitude ne deviendra donc pas une multinationale, ce qui n’empêchera pas le label de réussir dans ses activités.

Les dites activités se concentrent – hors la production de vinyles – sur les soirée Boogie Down. Les Boogie Down sont un vrai concept à elles-seules : dédiées à la danse, à ceux qui l’aiment, ceux qui la font, breakers comme amateurs. L’objectif de Gones lors de ces soirées est très simple : faire en sorte que tout le monde bouge. Et généralement, l’objectif est atteint : peu nombreux sont ceux qui résistent à ses sets groovy. Les soirées existent depuis deux ans, et reviennent une fois par mois à l’Opéra Bouffe. Vouées à se développer, elles pourraient prendre place dans d’autres villes, avec toujours Gones aux platines, secondé d’un autre DJ.

Concernant le Ghetto Blaster Show – son émission de radio – il explique qu’elle a été créée un mois après son arrivée à Toulouse. Elle prend place tous les samedi soirs sur Campus FM 94.0, de 23h à minuit; et le dimanche de 13h à 14h. Gones s’y amuse à mixer progressivement, du plus lent au plus rapide, du plus doux au plus remuant.

Enfin, je me permets de lui demander si, en 20 ans de carrière, il peut me dégager un meilleur et un pire souvenir. Le meilleur prend place à New York en 2009, lorsqu’il mixa pour le Central Park Dance Skaters. Pour la petite histoire : la première fois qu’il alla à New York, en 1994, il découvrit à Central Park des adeptes du disco roller, tournant autour d’un DJ. Il s’est dit qu’un jour, ça serait lui qui mixerait. Le rêve s’est réalisé 15 ans plus tard, en 2009 donc.Au niveau du pire, Gones me parle d’une obscure soirée Hip Hop à Blois en 1997/1998. À son arrivée, le gérant  lui présente un fusil précisant « si t’en as besoin ». Et effectivement, la soirée tourne mal : pas si mal que ça, juste assez pour que Gones se retrouve assis sur ses vinyles, une arme à la main, pendant que tout autour de lui est volé. Une sorte de dancefloor survolté, un public en folie.

Le 9 février, Gones n’aura pas eu besoin d’un fusil pour obtenir le (quasi) même résultat : armé non pas d’un fusil, juste de ses platines, et d’un mix efficace.

Retrouvez toutes les informations sur GonesTheDJ à cette adresse et sur le facebook du label.

Article rédigé par La rédaction Aparté.com

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