TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESL’Amérique latine dans la tête… #6 – Sous le soleil de janvier

Si janvier est souvent synonyme d’extrême fraîcheur en Europe, à l’inverse l’Amérique latine est à l’apogée de son été. Qui dit été, dit pour beaucoup: soleil, plage, chaleur ou vacances. Mais plus précisément qu’est-ce qu’être en vacances au mois de janvier dans l’hémisphère sud ?

« Nous sommes le 1ier juillet, le petit louis a fini l’école et se prépare à partir en vacances avec ses parents et sa petite sœur à l’océan. Le couple a réservé un appartement dans un immeuble de la côte à 100m de la plage. Seuls quelques heures et quelques 240 km les séparent d’une semaine de repos loin de l’agitation urbaine (toulousaine) ». Cette histoire très simple n’est pas si différente de celle d’une quelconque famille de la classe moyenne argentine ou chilienne. A quelques différences près.

En effet, j’ai pu constater depuis le début de l’été un bon nombre de caractéristiques communes entre nos étés européens et sud américains, malgré les 12000km de distance. Si évidemment le niveau socio-économique des pays du cône sud est plus bas, on retrouve des comportements similaires d’une population qui vient profiter de l’été en bord de mer – ou à la montagne. Entre festivals en tout genre, compétitions sportives ou animations diverses et variées, la côte Atlantique argentine de San Clemente del Tuyú à Bahía Blanca et la côte pacifique chilienne vivent leurs plus belles heures de l’année. Les plages se remplissent de parasols multicolores et les baigneurs profitent des caprices de la houle pendant que les marchands ambulants font preuve de courage sous un soleil de plomb. Mais la saison ne fait que commencer car l’été durera jusqu’à la mi mars voire jusqu’au mois d’avril pour les amoureux de l’été indien.

En ce qui me concerne, j’ai pu rendre visite aux deux reines estivales argentine et chilienne: Mar del Plata et Viña del mar, des sortes de Nice ou Biarritz à la sud américaine. Elles font toute deux concurrence à leur rivale uruguayenne Punta del Este, le Saint-Tropez de la région où séjournent les grandes fortunes sud américaines voire internationales le temps d’un été. En réalité, début XXe siècle les autorités argentines ont voulu faire de Mar del plata la Biarritz argentine avec plus ou moins de succès. Le casino à l’architecture particulière, et construit en bord de mer, s’inscrit dans cette perspective. De plus, le bord de mer est séparé de la plage par un ensemble de parcs verts qui descendent à celle-ci. Il n’est pas étonnant au détour d’une avenue de tomber sur des édifices inspirés de l’architecture européenne des années 1900 à 1920 comme la villa Normandie construite en 1919 ou un ensemble d’anciennes villas ou hôtels. La population marplatense, de 600000 habitants environ l’hiver, peut jusqu’à tripler sur la période janvier-février-mars. Une attrait alimenté par le départ du Dakar cette année tout début janvier. Côté Pacifique, Viña del Mar n’a rien à envier à sa rivale argentine. Plus huppée, elle n’en attire pas moins les estivaliers – dont de nombreux argentins reconnaissables par leur consommation du maté.

Du côté de la capitale, le mois de janvier amène une tranquillité mystérieuse surtout à Buenos Aires qui est ne s’arrête pas de bouger tout au long de l’année. Les familles quittent leur foyer  et la chaleur insupportable avoisinant les 35°C de jour comme de nuit le temps d’une ou deux semaines. Les étudiants sont retournés à leurs villages en province, mais la vie nocturne ne s’arrête pas pour autant.

Série photographique par Florian Bardou, Mar del Plata et Viña del Mar:


Article rédigé par Florian Bardou

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