TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESFILM / Monster

 
Titre:
Monster

Réalisateur: Patty Jenkins

Date de sortie: 14 avril 2004

Pays: États-Unis

Le film en un tweet: « Un agneau se cache dans chaque monstre ! #AileenWuornos »

Commentaires: D’abord le reflet d’une enfant blessée qui rêve de devenir actrice à l’instar de Marylin Monroe, puis voici apparaître le regard hagard d’une jeune femme désorientée, un flingue entre les mains. Monster fait parti de ces films où la sensibilité à vif est l’essence première. Pas de rétrospective intempestive, l’enfance d’Aileen se résume à quelques répliques par-ci par-là. Charlize Theron, transformée par une prise de poids et un visage défiguré, interprète avec brio cette femme vagabonde qui survit grâce à la prostitution, ce qui va la conduire à l’irréparable. Puis apparaît cette petite garce lesbienne bien élevée, Selby Wall, dont Aileen tombe follement amoureuse; pour elle, elle fera tout. Au final, Aileen nous touche par son dévouement. Même dans les scènes les plus cruelles, elle nous renvoit à ses anciens démons. On a pitié, et visiblement elle aussi. Malgré ça, le film peine à entrer dans les incontournables, l’émotion manque et bien que la scène finale soit très touchante, les larmes ne viennent pas. En conclusion il manque ce je-ne-sais-quoi qui aurait pu rendre le film encore plus puissant. On n’en sort presque indemne et c’est dommage.

Contexte: Dans les années 90, en Floride, un brochette de 7 cadavres apparaît. Leur point commun: avoir pris une prostituée à bord. Cette prostituée s’appelle Aileen Wuornos et sera considérée par le FBI comme la première femme serial killeur des États-Unis. En 2001, la réalisatrice à l’origine du projet réussit à approcher Aileen Wuornos dans son pénitencier, tout comme Charlize Theron qui porte le personnage à l’écran. C’est d’ailleurs l’agent de Charlize qui insista pour qu’elle lise le scénario alors qu’elle tournait le film « Braquage à l’Italienne ». Touchée par le concept et le personnage, elle devient co-productrice pour permettre l’indépendance du projet.

Séquence dispensable: La scène où Selby prend l’initiative de sortir seule.

Séquence indispensable: La scène finale, la scène du viol.

Les acteurs qui auraient pu jouer : Même si Charlize Theron réalise une performance digne des plus grands, j’aurais aimé voir le rendu avec des actrices comme Kate Winslet, Amy Adams ou Julia Stiles que j’apprécie énormément. De même pour remplacer Christina Ricci, on aurait pu y voir: Keira Knigthley, Carrey Mulligan ou bien Maggie Gyllenhaal.

Réplique à retenir: « – tu veux mon sandwich ? Le jambon ça me réussit pas !

– Merci ! Je peux te sucer si tu veux. » Discussion entre Aileen et Thomas.

Il faudrait conseiller ce film à : Tony Scott, réalisateur du film « Domino », mauvais biopic sur la chasseuse de prime Domino Harvey interprété par Keira Knigthley.

Morale: Ne sous-estimez pas ce que peut faire quelqu’un pour sauver sa peau.

Ce qu’en diront les autres: « Charlize Theron au sommet du 7ème art, Christina Ricci quelques marches en-dessous».

Suite logique: aller sur google image pour voir la tête de Charlize Theron et de Christina Ricci au naturel, puis jouer au jeu des sept différences avec leur personnage respectif.

Pourcentages: 60%

Avis du conseil: Tu n’as pas volé ton oscar Charlize, c’est pourquoi tu devrais choisir plus de drames et moins de comédies.

crédit photo: ivy-mag.com

Article rédigé par Magalie Laur

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