TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESEn Aparté avec… Simon Chaubard

Jean-Philippe Moulet (c)

Simon Chaubard est musicien multicasquette. Officiant avec Montreal On Fire, Plebeian Grandstand et Ancre, il nous raconte ses tournée dans les pays de l’est, notamment en Russie, d’où il garde de très nombreux souvenirs. Désormais, l’affaire est plus sérieuse : c’est les Etats-Unis pour quelques concerts et de nombreuses nuits blanches à prévoir à l’arrière du tour bus.

 

Meilleur souvenir de tournée ? 
C’est lorsqu’on a quitté les frontières françaises pour jouer en Allemagne. C’était pour nous l’occasion de rejoindre des amis allemands, de découvrir un nouveau pays, un nouveau public. Puis, on a aussi eu la chance de jouer à la Halle aux Grains de Toulouse.

Pire souvenir ? 
Ce sont des concerts où la promotion n’est pas assurée suffisamment pour faire venir les gens. Des concerts un peu nuls et qui ne servent pas à grand chose.

Cela vous est arrivé souvent ?
Quelques fois, oui. Quand tu fais treize concerts sur treize jours, y a toujours de supers dates, et d’autres bien moins bonnes.

Tu as déjà effectué plusieurs tournée avec différents groupes…
Oui, avec Plebeian Grandstand, on revient de Russie. C’était une tournée de onze jours, on a commencé par Saint-Petersbourg, on est allés jusqu’aux frontières de la Sibérie, dans l’Oural pour revenir ensuite à Saint-Petersbourg. On a vraiment silloné le pays. On garde de très bons souvenirs de ce tour.

Si tu pouvais refaire une date…
Le concert à Moscou car j’en garde un très bon souvenir et parce qu’il y avait aussi des choses à améliorer.

Une anecdote particulière ?
Avec Plebeian Grandstand, on s’est retrouvés dans un bar en Russie avec en face de nous une dizaine de néo-nazis qui ont cassé le bar dans lequel on devait jouer. Ils ont aussi agressé le groupe avec qui nous devions jouer…

Tu as trouvé un moyen de tuer l’ennui en tournée ?
Oui, fatalement, dans une tournée comme celle en Russie occidentale, tu dois prévoir au moins huit heures de bus par jour. Je sais que Adrien (membre de Plebeian Grandstand et Montreal On Fire) prend son ordinateur et compose dessus. Moi, je prévois de la lecture, de la musique…

Quels souvenirs aimerais-tu partager avec tes enfants, plus tard ?
Lors de notre tournée avec Montreal On Fire, nous avions une date prévue à Berlin. Alors qu’on était sur la route, on a appris que la date était annulée. Vu que Berlin était dans le programme, nous y sommes quand même allés. L’organisateur a finalement réussi à organiser un concert, en plein centre de Berlin, au treizième étage d’un immeuble. C’était un house-show acoustique devant une trentaine de personnes, un moment qui m’a marqué.

Ce qui te manque le plus ? 
Ma famille et mon lit (rires)

Des soucis de logement ? 
En Russie, on avait quatorze heures de route par jour. La plupart du temps, on dormait dans le van en roulant, tout habillés. C’était la tête sous l’eau, on a eu seulement trois lits durant la tournée.

Montreal On Fire sur Bandcamp

Retrouvez la suite du dossier « On the road again » ici

Article rédigé par La rédaction Aparté.com

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