TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESEn Aparté avec… Jean-Patrick Richard

Jean-Philippe Moulet (c)

Jean-Patrick Richard est le bassiste de Selenites. Après deux tournées, des virées en Allemagne et des trajets interminables sur les routes de la vieille Europe, le groupe toulousain envisage de reprendre le volant pour une tournée en 2012. L’idée est simple: retrouver des amis et des connaissances, mais surtout, défendre « Animaltar », leur LP tout frais. En attendant, Aparté a demandé à Jean-Patrick de se rafraîchir la mémoire et de nous raconter les coulisses de ses tournées mouvementées.

Meilleur souvenir ? 
On est partis deux fois en tournée, la première fois, c’était avec Plebeian Grandstand. On est partis en Allemagne essentiellement, en passant par la France et la Belgique. Chaque soir était un moment inoubliable, c’était une grosse « collèguade », on était neuf. Parmi ces dates là, c’est surement un concert qu’on a réalisé dans l’est de l’Allemagne qui nous a le plus marqué. On avait tous un coup dans le nez, j’ai même vu Maël, notre batteur plutôt timide, devenir fou. Et ça, c’est magique.
Lors de la seconde tournée, on est partis en Belgique et en Allemagne à nouveau. On était seuls à tourner, l’ambiance était plus intime. On se mange des kilomètres par milliers, des soirées avec des allemands hyper sympas…
Pour l’histoire, en Allemagne, on est tombés dans une ville pommée. Des jeunes nous avaient organisé cette date, ils nous avaient fait venir de Toulouse.  C’était une sorte de Skins Party dans une MJC, la moyenne d’âge avoisinait les dix-huit ans. Ca c’est vraiment bien passé, on s’est éclatés et on reste en contact avec ces jeunes, encore aujourd’hui.

Et les pires ? 
A vrai dire, on a été assez chanceux: pas une panne… Croisons les doigts, on verra sur la prochaine que l’on prépare en 2012.
Une autre fois, à côté de Nuremberg, on a fait une date dans une ville détruite pendant la guerre, encore semi-abandonnée. On se retrouve dans un squat bizarre, politico-punky-communiste. C’était étrange au début mais on a été très bien reçus. Encore une fois, l’accueil allemand a été incroyable. Le lendemain, notre guide nous indique que le bâtiment où l’on avait joué appartenait à Hitler et ses troupes. Il nous a montré la photo, le bâtiment formait un svastika. C’était un souvenir assez marquant… et troublant.

Sur la route, comment t’occupes-tu ? 
Faut pas chercher bien loin, je suis un gros dormeur. Je me mets dans un bus, et ça me berce (rires).

Y a une ville où tu rêverais de jouer ? 
Ensemble, on parlait du Japon, des Etats-Unis aussi. J’ai ma famille là-bas, j’aimerais vraiment partir pour y jouer. La Russie, ça nous plairait bien aussi. L’Allemagne, c’est une valeur sûre, on y a fait près de dix dates… même si on n’a toujours pas joué à Berlin qui est une ville dingue, à ce que l’on entend dire.

Dans quelle ville le public était le plus content de vous voir jouer ? 
Etrangement, les gens sont plus euphoriques dans les autres pays qu’en France. A Liège, en Belgique, c’était de la folie. On jouait avec un groupe local dans un petit PMU, sur une micro-scène, y avait pas mal de gens.

Vous avez fait des rencontres ?
C’est le truc le plus incroyable d’une tournée. Tu rencontres tellement de monde. Les mecs qui organisent, le public. Ca nous a permis de revenir en Allemagne et de revoir des gens que nous avions rencontré. Cela créée aussi un réseau incroyable. Tu sais, dans le milieu musical où l’on évolue, c’est les réseaux de potes et l’amour de la musique qui comptent le plus.

Selenites sur Bandcamp

Retrouvez la suite du dossier « On the road again » ici

Article rédigé par La rédaction Aparté.com

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