TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESEn Aparté avec… Antony Pradin

Jean-Philippe Moulet (c)

Antony Pradin est le batteur du groupe toulousain YAA. Selectionné pour le Printemps de Bourges et rapidement devenu le petit protégé des Inrockuptibles, le groupe est parti sur les routes de France armé de son premier EP. La tournée, intitulée « Sun Swells Up Tour », a réservé son lot de surprises. Pour l’occasion, ce tour de France a même fait l’objet d’un documentaire amateur. Aujourd’hui, il nous raconte l’envers du décor.

 

Quel est le meilleur souvenir que tu gardes de votre dernière tournée « Sun Swells Up Tour » ?
Je dirais que c’était au Bolegason à Castres. On faisait la première partie des Hushpuppies. Y avait beaucoup de monde dans la salle. Dès que les lumières se sont éteintes sur scène, le public commençait déjà à crier. Pendant 50 minutes, les gens étaient à fond, c’était le concert que l’on rêvait de faire depuis le début de la tournée.

Et la pire date ?
C’était au Passage d’Agen. On est arrivés sur place à 15 heures et on jouait seulement à 2h du matin. C’était un peu long… Par ailleurs, sur cette date là, nous n’avions pas notre ingé-son avec nous. Le staff sur place n’avait même pas lu nos fiches techniques avant notre arrivée, c’était une catastrophe du moment des balances au concert en lui-même. Et c’était sans doute l’une des pires dates de notre vie.

Tu as déjà tourné avec d’autres groupes que YAA ?
Non, c’était ma première tournée nationale.

Il y a une anecdote particulière que tu retiens de cette tournée ?
Un truc marrant, oui. C’est quand notre ingé-son a un peu trop bu après nos concerts. Il s’énerve parfois contre nous ou contre Quentin, notre chauffeur, mais ça reste très drôle. Sinon, à Paris, une autre fois, Philippe (le guitariste, ndlr) a… Non, cette anecdote, je la garde pour nous.

Vous avez foulé de grandes scènes, accompagné de grands artistes devant des salles parfois combles, quels souvenirs en garde t-on ?
Le soir où l’on a joué avec Izia au Bikini (Toulouse, ndlr), c’était vraiment flippant. La salle était à guichet-fermés. Mais, il y a beaucoup de concerts où l’on a passé de très bons moments aussi stressants soient-ils. Je pense à La Flêche d’Or pour les Inrockuptibles ou lorsque nous avons joué au Printemps de Bourges en 2011. C’est nos meilleurs concerts mais, au final, ce sont ceux qui sont les plus angoissants. C’est aussi ceux qui nous marquent le plus car ce sont les plus importants.

Quels astuces as-tu trouvé pour tuer l’ennui en tournée ?
Je regarde la série Terra Nova sur mon ordinateur.

L’anecdote de tournée que tu raconteras à tes enfants ?
Je n’aurais jamais d’enfants (rires).

Qu’est ce qui te manque en tournée ?
Rien du tout, il y a tout ce qu’il faut.

Vraiment ? Tu pourrais passer ta vie en tournée ?
Oui, on est avec ses amis, on est ensemble, on rigole, on fait ce qu’on aime, tous les jours. Le manque arrive plutôt quand on rentre, on se demande : « Qu’est qu’on fout là ? Pourquoi on est pas en train de jouer ? »

La suite de la tournée ?
On repart en mars au Bus Palladium à Paris et au Chateau d’Eau à Blois. On ne compte pas jouer à Toulouse avant un bon moment, par contre.

Vous avez fait des rencontres en tournée ?
On a fait la connaissance de musiciens d’autres groupes comme les Hushpuppies, les Meltones, qui sont des gens très sympathiques. Et puis, on rencontre un tas de personnes, les gens de l’accueil, les organisateurs. C’est le bonheur d’une tournée, tu rencontres de nouveaux gens chaque jour, ça contribue à maintenir une bonne ambiance tout au long de la tournée.

 YAA sur Bandcamp

Retrouvez la suite du dossier « On the road again » ici

Article rédigé par La rédaction Aparté.com

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