TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESNuit #2: La Petite Invite Les Nuits Sonores

La rédaction d’Aparté.com était présente pour ouvrir cette deuxième édition du festival La Petite Invite Les Nuits Sonores. Marc Bonomelli et Mathis Grassot, stylos et carnets de notes en poche, devaient en théorie chroniquer la Nuit #2 du festival. Enfin, ça, c’est ce qui était prévu…

En réalité, la rédaction Aparté.com a dû faire face au désistement de dernière minute de deux de ses rédacteurs cités plus haut. Les raisons : une flemme sans commune mesure combinée à la nécessité la plus urgente de visionner l’intégrale de Lord of The Rings non stop, l’ensemble accompagné de buckets géants de chicken wings  provenant du meilleur des restaurateurs nord américains, KFC.

Parce que chez Aparté.com nous avons le goût du travail bien fait, nous avons dépêché notre envoyée (très) spéciale, Caroline Otéro, dite La Belle Otéro, au Bikini. Chanteuse, danseuse et avant tout l’un des sex-symbol la plus sulfureuse de la Belle-Epoque, reine de beauté et « sirène des suicides » tant elle faisait tourner, et perdre, la tête de la gent masculine de l’époque. En bref, la Lady Gaga des prémisses du XXème siècle, nous a rendu visite à Toulouse.

« Grand Dieu mais comment cela est-ce possible?« , êtes-vous en droit de vous demander. Sa biographie nous renseigne sur ses conditions de fin de vie. Pauvre et oubliée de tous, la Belle-Otéro tire définitivement le rideau sur sa vie, presque centenaire, le 10 Avril 1965, à Nice. Ce que l’Histoire occulte, c’est que la dépouille retrouvée dans la mansarde, n’est pas celle de l’intéressée. Aucune autopsie n’ayant été réalisée, il est alors impossible d’en démontrer le contraire.

La réalité est tout autre et d’autant plus inexplicable. Le 4 novembre 1901, le jour de son trente troisième anniversaire, alors que Caroline Otéro se pare de ses plus beaux bijoux seule dans sa suite de l’Hôtel du Palais à Biarritz, où doit se tenir une réception en ce jour si particulier, cette dernière est irrésistiblement attirée par son miroir et s’engouffre dans une faille spacio-temporelle qui, par la plus pure des coïncidences, la mène à Toulouse, au Bikini, un siècle et une décennie jour pour jour.

La Belle Otéro, nous a fait part, via interview interposée, de son point de vue pertinent à propos de cette deuxième nuit teintée de musique électronique.

La Belle Otéro ou la Lady Gaga des 30’s

 Aparté.com : Bonjour Bella! Alors la nuit dernière était-elle agitée au Bikini ?

L.B.O.:  Malgré la masse grouillante de vermisseaux dans cet entrepôt de fortune, j’ai quand même esquissé quelques délicats pas de danse en mezzanine accompagnée par de charmants gentlemen. Ma robe légère s’est souvent soulevée, et ce n’était pas pour leur déplaire.

Aparté.com : Selon toi, quelles ont été les prestations les plus remarquables parmi la jolie sélection d’artistes (WEB 7.0+The Shoes+Pilooski+Caribou+Mandy) se relayant sur la scène du Bikini ?

L.B.O.:  Chaque levée de rideau, révéla son lot de surprises. Un joli warm-up distillé par Web 7.0 sur lequel j’ai le temps de me repoudrer le nez.

Web 7.0 ©Lola Mirti

Leur emboîtant le rythme, The Shoes, attendu et acclamé comme il se doit par sa horde de jeunes hommes et filles en fleur, nous mettent un grand coup de pied au derrière. Mélanges saturés et doublement percutants comme cette absinthe qui remuait  lentement et sûrement mes méninges.

The Shoes ©Lola Mirti
The Shoes ©Lola Mirti

Le temps de prendre l’air et plusieurs Marquise, je flanche sur Pilooski triturant une boite à musique mystérieuse, un ordinateur me dit-on par dessus l’épaule.

M.A.N.D.Y. ©Lola Mirti

Caribou, cet animal, achève de me placer dans un état que je n’avais jamais éprouvé auparavant. Le son est intellectuel et barbare à la fois. Je me sens étrangère au sein de la foule qui se déhanchent en cadence.

Caribou ©Lola Mirti

Sur cette (avant) dernière prestation,M.A.N.D.Y. suivra de près, il se fait très tard, je décide de m’éclipser en belle de nuit.

Aparté.com: Bien le merci Caro’, si tu nous le permets. Un dernier mot peut être?

L.B.O.: Chez moi on dit:  » A la Saint-Charles la gelée parle. » Et là, les extrémités de mes doigts gèlent. Adieu Aparté.com. »

Trop de travail ? Un état de santé précaire dû aux premières rigueurs climatiques ? Somme toute, vous avez loupé La Petite Invite Les Nuits Sonores 2011, le festival toulousain de référence de l’automne. Don’t worry. Be happy. Aparté était présent à toutes les soirées de cette deuxième édition du festival, afin de prendre le poul des artistes, notre rythme cardiaque en phase de beat. La suite du dossier ici.

Article rédigé par La rédaction Aparté.com

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