TEMPS DE LECTURE : 20 MINUTESEn aparté avec… Julien Doré

Les Inrockuptibles (c)


Depuis sa mise en lumière en 2007 par le biais du défunt télé-crochet que l’on connaît, Julien Doré a su prouver par sa musique et ses choix artistiques, qu’il était une figure incontournable de la chanson française actuelle. Après un premier album salué par les critiques et le grand public, le nîmois a sillonné les routes pendant plus d’un an à la rencontre de ses adorateurs. Avec ses musiciens de tournée et amis, il a même donné naissance à un EP contenant des titres en anglais, offert à ses fans par le biais du magazine ELLE. Depuis tout le monde se l’arrache, Guillaume Nicloux le contacte même pour écrire et composer la BO de son nouveau film, « Holiday ». Et comme si cela ne suffisait pas, le chanteur se muni de sa plume pour les besoins d’une certaine Sylvie Vartan, et donne vie à de belles collaborations (Adamo, Catherine Deneuve…). Julien a même trouvé le temps de s’échapper au cinéma pour interpréter le rôle titre du long métrage de Pascal Thomas, « Ensemble nous allons vivre une très très grande histoire d’amour ». En 2011, Julien Doré revient avec Bichon, son nouvel album qu’il est en train de défendre actuellement dans les différentes villes de France. A l’occasion de son concert de jeudi au Bikini, il a accepté de nous consacrer quelques minutes pour satisfaire notre curiosité.

Pendant la tournée Ersatz, tu as donné naissance à des chansons qui ont été matérialisées par l’EP “Julien Doré & The Bash”. Est ce que certains titres de Bichon ont aussi été créés sur les routes, ou tu as vraiment attendu de rentrer chez toi afin de te consacrer à l’écriture de ce deuxième album ?

Non, aucun titre de Bichon n’est venu durant la tournée, que ce soit d’ailleurs pour le texte ou la musique. C’est vraiment venu quand j’étais chez moi, donc après la tournée.

Le son de ce deuxième album est très produit, contrairement à son prédécesseur. Pourquoi ce choix ?

Vu que c’est des chansons d’amour écrites en français, je voulais que le son soit moins classique que ce qui entoure généralement les textes dans cette langue qui parlent d’amour. Parce que souvent, c’est la musique qui est au service de faire respirer le texte, de le laisser s’exprimer. Ce que je voulais c’était effectivement un son produit, c’est pour ça que j’ai travaillé avec Renaud Létang qui a réalisé l’album et avec le groupe The Shoes, qui m’ont apporté beaucoup d’idées dans la production musicale.

Comment s’est faite ta rencontre avec Benjamin Lebeau ? Quels ont été vos premiers travaux communs ?

Je ne me rappelle plus exactement comment on s’est croisé. Mais c’est vrai qu’au début avec Benjamin Lebeau on s’est rencontré et on s’est vu dans son studio à Paris, où on a commencé à travailler sur des idées ensemble, notamment sur Kiss Me Forever puis sur d’autres chansons, comme Miami. Puis on a réfléchi ensemble avant même que je rentre en studio sur des idées de son et sur des idées de claviers pour des titres comme Golf Bonjovi par exemple.

J’aimerais parler de tous les titres de l’album, mais le temps m’ est compté. Je vais donc symboliquement parler de la chanson qui ouvre le disque et de celle qui le clôture. Baie des Anges est une chanson magnifique et qui a l’air importante pour toi, étant donné que tu l’as tatoué sur ton bras. Peux tu m’en dire plus sur les conditions d’écriture de ce titre ?

C’est la chanson qui ouvre le disque, une chanson un peu parlée qui raconte pas mal de choses. Je crois que ça raconte aussi l’état d’esprit dans lequel j’ai commencé à écrire ce disque. C’est aussi la chanson avec laquelle je commence le spectacle sur cette tournée.

Et pour Bergmann ?

Au début, j’avais le texte de cette chanson et puis finalement j’ai changé la musique car je ne la chantais pas du tout comme ça au départ, ce n’était pas du tout cette suite d’accords. C’est au clavier que j’en ai trouvé de nouveaux, ainsi qu’ une autre manière de la chanter, et du coup c’est resté comme ça. Mais celle là, Bergmann, ça a longtemps bougé avant de trouver comment la chanter, puis finalement, au piano simplement chanté comme ça et le fait de la chanter avec Biyouna qui est venu apporter une couleur dans sa voix au morceau, ça a un peu transcendé le tout.

Pourquoi avoir proposé à Biyouna d’intervenir sur cette chanson précisément ?

En fait c’est le hasard d’un film qui s’appelle Holiday, où elle était actrice et sur lequel je faisais la musique. Guillaume Nicloux, le réalisateur, m’avait demandé de la faire chanter dans la BO du film et du coup j’en ai profité parce que j’avais cette maquette de Bergmann. Alors je lui ai proposé d’essayé de chanter les refrains avec moi. Ca s’est passé comme ça en fait, c’était vraiment la rencontre sur le film.

Quelques mots sur cette BO. Je crois savoir que tu l’as écrite avec Julien Noël, vous avez eu carte blanche ?

Oui, complètement ! C’est ça qui été cool parce que ça fait plutôt peur de faire de la musique de film quand il y a beaucoup de contraintes et en fait le réalisateur Guillaume Nicloux a été juste super. Il nous a laissé venir travailler et écrire sur le tournage, il nous a laissé inventer des choses. Après moi il m’ a fait venir seul une fois que le film était monté et j’ai joué en live dans une sorte de salle de cinéma. J’ai joué comme ça avec avec une guitare, un ukulélé pendant qu’il me projetait le film et on a gardé certaines choses, notamment le générique de fin. Non mais ça s’est fait super librement, c’était la première fois que je faisais une BO complète, vraiment toute la musique, et il a laissé vachement de place à elle dans le film, donc ça c’est super.

Tes textes sont très romantiques, et comprennent parfois un coté brut. Est ce qu’au final c’est pour représenter toutes les facettes, bonnes comme mauvaises, de l’amour ?

Oui exactement. Quand on est amoureux, on a souvent tendance à vouloir se voiler la face sur des parties de choses, notamment sur la peur par exemple. La peur que ça s’arrête, la peur d’aimer, bref. Dans ce que je venais d’écrire, j’essayais simplement d’intégrer tous les facteurs, toutes les choses qui sont autour du sentiment amoureux, et pas seulement quelque chose qui est perché, suspendu, épargné. C’est plutôt allé justement chercher ce qu’il ne l’est pas, ce qui est la réalité au quotidien d’être amoureux.

Dans des interviews, j’entends souvent dire que les gens ne comprennent pas forcemment tes textes. Or j’ai l’impression que tout est loin d’être abstrait et que c’est même plutôt clair. Beaucoup de choses y sont installés, est ce que c’était une volonté de ta part ?

Oui bien sur, c’est beaucoup moins abstrait que les chansons que j’avais écrites et composées sur le premier album comme Bouche Pute, Los Angels ou Piano Lys par exemple. C’est beaucoup moins abstrait au contraire, c’est brut, c’est presque comme des lettres écrites, des textos, c’est finalement très simple. Mais bon voilà, les gens qui se posent le soucis de la compréhension totale des textes, c’est souvent un problème global avec la musique. Il y a des personnes qui ont besoin d’être rassurées par un refrain qui comprennent très bien, qui peuvent chanter. Moi c’est clair que c’est pas la musique que je fais. Je me trouve plus sincère et plus cohérent quand j’écris réellement ce qui me vient et ce que je pense. C’est vrai que parfois c’est un peu une écriture automatique, il y a des choses qui viennent et qui passent pas forcément complètement par le cerveau mais directement par le ventre. A la limite pour parler d’amour dans ces chansons, je préférais faire confiance à ce qui venait du bide, qu’essayer, calibrer, un refrain et un couplet bien compréhensibles pour tout le monde. Ce n’était pas ma recherche.

« A la limite pour parler d’amour dans ces chansons, je préférais faire confiance à ce qui venait du bide »

Comme Ersatz la forme physique de l’album est magnifique, est ce que c’est un devoir pour toi d’offrir un bel objet aux fans ?

C’est toujours hyper important, je prends vachement de temps pour ça. Ce n’est que mon deuxième album, je suis assez lent dans l’écriture mais au delà, c’est surtout pour proposer un objet qui contient ma musique une fois qu’elle est faite. Ensuite le fait de travailler l’objet, travailler le disque, travailler la pochette, travailler le livret, travailler les clips, essayer d’être impliquer dans toutes les formes visuelles qui vont accompagner ma musique, et le fait de le faire aussi moi même ou avec des amis, c’est le fait de prolonger ce sentiment de créer un disque d’une manière totale.

Et voir son album décliné en vinyle, c’est une sacré fierté tout de même non ?

Oui, le vinyle c’est toujours l’objet qui rend nostalgique. En même temps, c’est ce qui montre la photo en grand, enfin voilà c’est quelque chose qui est vraiment essentiel. Après c’est sur que c’est un objet de plus en plus rare, qui s’apparente plus à un objet de collection, mais c’est vrai que c’est important. Moi j’aime avoir en vinyle un album qu’on a souvent tendance à avoir en petit format dans les mains.

Kiss Me Forever, a été le premier morceau de cet album illustré par un clip vidéo. Si l’on troque les animaux présents par des femmes, et le décor du quartier résidentiel en une ambiance plus cosy, on a affaire à un clip de rap américain non ?

Oui oui oui ! Je l’ai réalisé avec une amie belge de Waf, avec qui je travaille sur beaucoup de trucs, et notre idée de départ c’était ça. C’était de faire une sorte de clip de rap poétique tout simple, assez fragile, assez touchant dans un décor qui est finalement le décor inverse des lotissements américains. Mais voilà, tourner en Belgique dans le froid, c’est essayé de trouver de la poésie et du sexy dans un cadre qui n’en a pas vraiment.

« Tourner en Belgique dans le froid, c’est essayer de trouver de la poésie et du sexy dans un cadre qui n’en a pas vraiment. »

Ou a été tourné le clip de l’été Summer ? Comment avoir eu l’idée de faire un duo avec ton ami Julien Francioli ?

Le clip de l’Eté Summer on l’a tourné dans l’Utah, à la Monument Valley aux Etats-Unis. On en avait discuté ensemble au début de l’été, mais moi je n’étais pas trop pressé de faire un deuxième clip, j’avais envie d’attendre encore. Au départ, je voulais tourner en Camargue, et dans des grands espaces qui a aussi dans le sud de la France. Et puis on est parti sur cette idée de deux personnages perdus dans le désert et on s’est dit “ben pourquoi ne pas partir carrément dans le désert se baigner dans ce décor là?”. Du coup c’est ça qui est touchant dans le clip, le décor nous dépasse complètement et au final, nous on est deux enfants perdus dans un décor réel. C’est un peu ça, c’est un jeu de rôle.

Est-ce que certaines scènes ont été tournées sur le vif ? Comme celle où l’on vous voit danser au coin du feu par exemple.

Oui ça c’est fait en cours de tournage. J’avais écris cette scène, je voulais qu’on danse au coin du feu, qui est quelque chose qui soit un peu mystique, mais drôle à la fois, parce que c’est l’idée quand même de deux gars qui sont perdus et qui en profitent pour boire et manger au coin du feu et se mettre à danser. Effectivement, la scène telle qu’on l’a tourné, on s’est bien marré perdu dans le désert sans personne, c’était super.

Le nouveau single transmis au radio est Laisse Avril. Est ce qu’un clip est prévu pour ce titre là ?

Le clip pour l’instant je n’y ai pas du tout pensé, mais je vais commencé à réfléchir à ça. Mais oui oui, ce serait cool de faire un clip assez vite.

Cette chanson a d’ailleurs été écrite par ton guitariste Arman Mélies. Est ce que c’était légitime pour toi qu’il participe à cet album ?

Oui, c’est une discussion qu’on a eu au tout début quand j’ai commencé à écrire le disque. Je lui ai fais écouter mes maquettes, les chansons que je commençais à écrire, notamment Bergmann et Bleu Canard. Je lui ai dis que ça serait dans cet esprit là et il m’ a écrit Laisse Avril et Vitriol qui sont dans le texte et dans la production proches des mes compositions. Ca c’est fait comme ça, c’était naturel, mais c’est une demande que je lui avais faite pendant la tournée de pouvoir travailler avec lui pour le prochain album.

Il y a aussi eu une collaboration sur Glenn Close.

Et sur Glenn Close oui. Glenn Close j’étais parti sur une première base de texte, on l’ a travaillé ensuite ensemble et Arman avait écrit une musique où il n’y avait pas de paroles, alors on a adapté le texte à sa musique.

Est ce que c’est plaisant de voir ces nouvelles chansons matérialisé sur scène ?

C’est comme le prolongement des chansons. Là on a commencé la tournée, c’est comme si les chansons avaient une autre vie, une autre manière de se développer, de vivre et c’est clair que c’est super plaisant. Chaque soir, on a l’impression de redécouvrir les morceaux qu’on a écrit et travaillé en studio. C’est sur que c’est un plaisir un peu infini parce que les chansons bougent, la manière de les interpréter aussi, on change des choses dans les arrangements. On se prend la tête sur le fait de leur donner une vie sur scène, c’est vrai que c’est un travail assez long mais qui est cool à faire en tournée.

Tes concerts sont forts en émotions et sont ceux où on s’amuse le plus ! A quand un dvd live ?

Bah ouais, ça j’aimerai bien aussi, c’est un truc auquel je réfléchis. Je ne voulais pas le faire sur la première tournée, je me disais que je voulais travailler la mise en scène, travailler l’écriture du spectacle. Ce spectacle là est beaucoup plus écrit, il dure deux heures, deux heures de show. Il y a plusieurs parties, des parties acoustiques, des parties électriques, des choses théâtrales et des moments où je parle. C’est vrai que ce sont des choses que j’aimerai capte, ce serait cool.

Pour cette nouvelle tournée, tu as recruté Darko Fitzgerald ? Est ce pour te donner plus de liberté de mouvements.

J’avais envie de bosser avec Darko depuis un petit bout de temps. On faisait des morceaux de temps en temps comme ça, on travaillait chez moi, on s’amusait à faire de la musique. Il connaissait déjà tous les membres du groupes et c’est chouette d’élargir avec quelqu’un qui chante, qui joue de la guitare, du clavier, c’est forcemment un plus que j’avais envie. C’est vrai que ça me donne plus de liberté, ça me permet de plus danser, plus bouger et jouer un peu moins de guitare. C’est aussi le fait que le son de l’album, j’avais envie que sur scène ce soit pas moins quoi, ça reste un gros son et que ça reste produit, qu’on continue à travailler dans ce sens là. C’est vrai que Darko soit arrivé dans le groupe, ça a permis de continuer à avoir un son sur scène qui est caustique. On joue tous pas mal d’instruments et en même temps les morceaux restent pleins, restent vivants et ça s’est bien. Ca m’évité de jouer aussi avec des séquences, avec des boucles ou des choses comme ça, que parfois on a tendance à faire quand on a pas assez de musiciens. Ca nous permet d’être libre, on joue tout en live et ça nous permet d’avoir un son qui est complet et qui rend quand même dignement le son de l’album.

Mathieu Pigné est toujours ton batteur de tournée ?

Oui Mathieu est mon batteur à partir de maintenant, on a déjà fait toute la partie de la tournée qui a commencé fin septembre/début octobre. Et on va continuer ensemble dès qu’on reprend les dates en Mars.

A propos de concert tu joues donc jeudi prochain au Bikini pour la troisième fois. Tu avoueras que c’est la salle où l’on mange le mieux non ?

Oui carrément. C’est la salle où on est surtout extrêmement bien reçu. Il y a quelque chose qui est super chaleureux. C’est vrai que quand on voit nos plannings de tournée et qu’on sait qu’on passe au Bikini, moi je suis évidemment impatient et ravi parce qu’on est toujours super bien accueilli. Les souvenirs des deux concerts que j’ai fais là-bas c’était vraiment cool, et je suis vraiment content de retrouver l’équipe qui nous accueille chaque fois et de faire ce concert, oui vraiment.

« C’est vrai que quand on voit nos plannings de tournée et qu’on sait qu’on passe au Bikini, moi je suis évidemment impatient et ravi. »

Darko justement avait ta première partie dans cette salle en 2008.

Exact, du coup il sera avec moi cette fois. Là ce sera mes potes des Waterllillies qui feront la première partie. Tout ça, c’est une continuité finalement. Ca ne fait qu’évoluer mais ça reste des potes qui font de la musique.

Julien Francioli a aussi rejoint ton staff technique. Finalement, c’est une tournée entre amis ce Bichon Tour ?

Voilà, il fait parti de l’équipe. Baptiste, le chanteur des Waterllillies, était le batteur des Dig Up Elvis. Ils font la plupart des premières parties sur cette tournée, on chante sur scène ensemble, ça se passe super. J’essaie de m’entourer des gens qui sont proches de moi, non pas parce qu’ils sont proches justement, mais aussi parce que j’ travailler avec eux, et c’est ça qui est important. C’est aussi le fait que dans la musique on peut se faire plaisir tout en faisant des choix qui sont aussi artistiques, parce qu’ils sont intéressants et moi d’avoir mes potes qui font mes premières parties, c’est pas uniquement parce que ils le sont, mais c’est parce que ce qui font comme musique j’ai envie d’en parler aux gens, mais aussi de le transmettre à mon public et à ceux qui viendront à mes concerts.

Un retour des Dig Up Elvis est t’-il envisageable ?

Ca on verra, on sait pas encore. On était parti en tournée en Belgique quand j’avais fini la mienne. Je ne sais pas, pour l’instant c’est en stand-by et on verra plus tard.

Est ce comme pour la première tournée, tu pourrais t’impliquer dans le cinéma ou dans des BO selon les propositions ?

Oui, de toute façon c’est toujours en chantier. La différence du cinéma, c’est quelque chose qui s’étale sur le temps, c’est à dire qu’ entre le moment où on te propose quelque chose et le moment ou ça se fait il peut s’écouler un an ou deux, c’est toujours délicat. Alors qu’avec la musique, tout es programmé, on a des dates fixes, on sait tout de suite quand on joue ou pas. Mais oui ça tourne toujours autour de ça, c’est sur que même quand on est en tournée, il y a des projets de films, il y a des idées de BO, il y a des choses comme ça qui sont là, comme écrire pour d’autres chanteurs. Ca fait parti d’un tout qui rythme une vie bien chouette à vivre. Il y a le fait d’être en tournée, mais il y a aussi des choses qui suivent et des idées, des projets, donc tant que c’est chargé de cette façon là, c’est chouette à vivre.

Qu’est ce vous écoutez en ce moment dans le bus avec ton équipe ?

On écoute Metronomy et Lou Lesage qui a fait quelques premières parties pour moi aussi sur cette tournée. Voilà, on écoute pas mal de musique, mais c’est vrai qu’on a tellement la tête pleins de nos deux heures de concert chaque soir et de justement travailler les arrangements et tout, que moi je m’épargne un petit peu les oreilles et la tête de l’écoute musicale. Mais l’album qu’on a le plus écouté là c’est le dernier Metronomy.

Même si ça fait déjà cinq ans que tu es connu, qu’est ce que ça fait que dans chaque ville de France, des gens répondent présents pour te voir interpréter tes titres sur scène ?

Je sais même pas quoi dire, c’est ce qui est essentiel. Je suis surtout heureux de voir qu’en tournée, avec l’album que je viens de faire là, le fait d’avoir recadrer les choses un tout petit peu plus calmement, c’est à dire d’essayer de faire confiance à ma musique à mes textes et de m’exprimer plus simplement, ça me donne encore plus envie de vivre de la musique, de chanter autant que possible. Le fait de me rendre compte qu’il y a un public qui continue de me suivre et de me comprendre, c’est sur que c’est essentiel. C’est la base, de la base d’un minimum de confiance pour me dire que je ne sers pas à rien et que peut être je peux donner un sourire ou faire du bien à des gens.


Article rédigé par jordanm

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