TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESPour Christopher, tapez 1. Pour Zelko, tapez 2.

Fin des Ch’tis à Ibiza, finale de Secret Story, dénouement des primaires socialistes… ce début d’automne est décidément beaucoup trop triste.

  OUH-AH-HAN. Welcome to Ibizaaaa. Cette douce mélodie résonne encore dans un coin de nos têtes, entêtante. Pourtant, les Ch’tis à Ibiza, c’est terminé. Ils nous ont fait rêver, et fait rêver les producteurs de W9, pendant des semaines. Aujourd’hui, ils ont retrouvé leur Nord natal et nous notre amertume. Que serait alors un Dossier télévision sans leur rendre hommage à eux, et au meilleur concept de télé réalité jamais encore imaginé. Parce qu’elle ne s’épuisera jamais. Parce qu’ils nous étonneront toujours. Aux neufs habitants du Nord venus tenter leur chance à Ibizô, pendant quatre semaines. A Daïna, égérie du monde ouvrier et de la robe qui n’a pas de tissu ni devant, ni derrière. A la mère responsable et combative, qui, n’en déplaise à ses détracteurs, ne « s’habillait pô comme une pouf ». A Alex, le David Guetta du Shogun, le Martin Solveig de Bergues. A Jeoffrey, qui faisait tenir des bouteilles sur son nez et qui nous a fait aimer Valenciennes. A Anastasia, qui a bousculé à elle seule des générations de codes de la mode, en remettant au goût du jour le noir corbeau et le fard à paupière blanc. A Céline, Gisele Bundchen du Pas de Calais, beauté des plages du Nord, qui maîtrisait si bien l’art du retournement de situation en aéroport. A Vincent, l’ambitieux, qui dès le premier épisode s’était imposé en maître des lieux. Son objectif, dans la vie, c’était d’avoir un jour « l’opportunité de mettre l’ambiance à fond derrière un bar ». Bourreau des cœurs, il s’est battu jusqu’au bout de l’aventure pour prouver que le préservatif usé sur le toit n’était pas à lui. A Jordan, qui ressemble beaucoup trop aux deux premiers pour qu’on sache qui c’est. A Gaëlle, notre coup de cœur à tous, la gentille qui dansait si bien au bord de la piscine et qui maîtrisait à merveille l’art de relever sa frange en arrière. Et enfin, à Christopher le motivé que nous n’oublierons jamais. Poète à ses heures très égarées, il détestait tant « avoir du sable jusqu’au fion ». Au maître de la « céméro-no-monie », de la « céréblation », à celui dont on aurait tant voulu qu’il nous susurre au creux de l’oreille « Veux-tu me marier avec moi ? », comme il l’a fait pour sa « petite femme », Kelly. D’ailleurs, je ne résiste pas. Aux T-Shirts qui n’ont que des manches, aux envolées lyriques, aux « entorches » pendant les randonnées, au bilinguisme, aux talons démesurés, nous, téléspectateurs, vous avons dit au revoir le cœur serré.   Mais nous n’étions pas encore totalement sans ressources. Si les Ch’tis s’étaient envolés vers des contrées moins ensoleillées, il restait encore la Maison des Secrets et ses faux décors de plage. Retrouver Secret Story, c’était un peu comme retrouver son lit après un long voyage, comme boire un chocolat chaud avec ses amis après une dure journée dans le froid, une sensation de réconfort et de déjà-vu. Un cocon confortable. Ils étaient encore quatre en lice pour la finale, pour une semaine, comme un répit avant qu’on ne nous débranche la machine de respiration artificielle. Et puis, là aussi, le grand soir est arrivé.

Le Grand Soir, c’était hier. Bien sûr, on ne l’a pas raté. Ils étaient tous là : les canapés blancs, la fausse pelouse, la cuisine qui brille, la Voix, les cheveux de Juliette, Benjamin Castaldi. Et puis Maître Moya est arrivé. Et puis les lumières se sont éteintes. Et puis les candidats sont descendus par les airs. Et puis Marie a gagné beaucoup d’argent. On a tous pleuré. Et puis, on s’est retrouvés là. Seuls. Le vide. Sans perspectives de lendemain. Mais je ne suis pas femme à me laisser abattre. Demain, pour les primaires, j’irai voter Zelko.

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Article rédigé par La rédaction Aparté.com

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