TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESALBUM / Housse de Racket « Alesia »

Titre : Alesia
Groupe : Housse de Racket
Année de sortie : 2011
Pays : France

L’album en un tweet : « Qui l’aurait cru ? Merci #kitsune ! »

Commentaires. Autant le dire tout de suite, Forty Love m’était passé au-dessus du crâne, au même titre que toute la pop de ma faste époque rock FM – révolue, je vous rassure. Mais si mon retard considérable dans mon domaine ne me pousse pas vraiment à l’écouter, chose qu’il mérite peut-être, son petit frère a en revanche toute mon attention. Il m’a suffit, et il vous suffira d’écouter la combo clavier/basse dansante en diable de Roman pour convaincre qu’on peut légitimement donner tout le crédit mérité à la formation parisienne. Plusieurs raisons à cela : une signature chez Kitsuné, symbolisée par l’apparition du titre Chateau dans la dixième compilation du label, et une rencontre fructueuse avec Philippe Zdar, moitié de Cassius. La production d’ensemble force le respect, et ce qui faisait la force de leurs tubes précédents (on pense inévitablement à Oh Yeah !) est là, saupoudrées de quelques recherches électros drôlement bien foutues telles Alesia ou Ariane. Une sacrée preuve de bon goût. Revers de la médaille, inhérent au genre de l’époque : un léger opportunisme qui uniforme un peu trop le genre de la pop actuelle, auquel Alesia ne fait, hélas, pas assez défaut. Et quelques paroles en français un peu niaises – mais mon seuil de tolérance est assez peu élevé dans ce domaine, je dois l’avouer.

Contexte. On ne peut pas reprocher à Kitsuné – label de Cascadeur, IS TROPICAL, Jamaica, Digitalism ou Étienne De Crécy pour les plus connus – de ne pas avoir le nez creux dans leur domaine. En signant le duo français en février dernier, ils assuraient à ces derniers une production aux petits oignons, à la hauteur de leurs ambitions. Le résultat, s’il peut légèrement manquer de personnalité, n’en reste pas moins une réussite sur pas mal des aspects d’un disque pop de notre ère moderne.

Instant dispensable. « TGV, Train à Grandeuh Viteeesse ! »
Instant indispensable. Le morceau éponyme, maîtrisé de bout en bout. On s’imaginerait volontiers un Vercingétorix rageur, marchant la larme à l’œil en slow motion vers César, aux pieds de qui il jetterait désespérément les armes, non sans une fierté toute gauloise.

Rider :
– Lieu : en caisse avec de bons potes. Vous aurez peut-être un peu honte de répondre quand on vous demandera « Qui c’est ? », mais la musique est bonne, le jeu en vaut la chandelle.
– Météo : qui dit « caisse » dit « vitre baissée », « cheveux aux vents » et « lunettes de soleil » devant ce dernier qui se couche à peine.
– Mood : bonne, avec ce qu’il faut d’assurance pour rouler juste un peu trop vite.
– Boisson : on est au volant, je vous rappelle…

Avis du conseil : Dans l’air du temps…

Suite logique. En voiture, on arrive à bon port un peu avant la fin de l’album, mais on laisse le contact, par plaisir, professionalisme, voire même les deux.

Pourcentage : 65%

Article rédigé par Matthias Haghcheno

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