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TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESLe « Metronum » fête ses 5 ans

Pour 2o19, le Metronum souffle sur ses cinq bougies. La salle de concert, gérée par la ville de Toulouse, va programmer dix-huit groupes sur cinq journées. L’équipement public espère d’ailleurs décrocher dans les prochains mois le label Smac délivré par le ministère de la Culture.

Photo Oppidéa 

 

 

Bigflo & Oli, Kid wise, Christine and the queens, Eddy de Pretto, Charlie Winston, … La liste des artistes locaux et (inter)nationaux de passage à Toulouse est longue. La salle de concert dédiée aux «musiques actuelles» n’arrête pas d’attirer les foules et en cinq années d’existence 176.39o spectateurs ont dansé dans la «Grande salle» (6oo places) ou la «Music box» (2oo places). En tout, 46o concerts se sont produits depuis les débuts du Metronum. Parmi les 1.o72 groupes programmés, 4o% sont des toulousains et des occitans, 3o% sont originaires du reste de la France et la dernière partie (3o%) sont des artistes internationaux. Avec un tel éclectisme, la direction artistique de cet établissement municipal compte bien transformer l’essai pour les cinq prochaines années. D’ores et déjà, du 3o janvier au o3 février 2o19, dix-huit groupes seront mis à l’honneur pour fêter les cinq années d’existence du Metronum. Parmi eux, les toulousains Paranoïd (pop-rock), en concert gratuit sur réservation, le mercredi 3o janvier en première partie et dont «Aparté.com» a fait la chronique en septembre 2o17.

Le Metronum de Toulouse n’est pas simplement qu’une salle de concert. Les lieux permettent aux groupes amateurs de louer l’un des trois studios de répétitions pour des tarifs allant de 6€ à 1o€ de l’heure. En outre, un «espace ressource» avec un fonds documentaire permet aux jeunes groupes de s’informer sur toutes les démarches nécessaires pour se professionnaliser, que ce soit sur des points juridiques que techniques. Par ailleurs, l’équipement public accueille dans ses murs Ma Sphère. Cette grappe industrielle (ou cluster) spécialisée dans l’économie musicale permet du commerce inter-entreprise mais également pour les artistes de rencontrer des professionnels.

Imaginée sous la précédente mandature socialiste, l’infrastructure devait s’inscrire dès le départ dans un processus de labellisation de Scène de musiques actuelles (Smac). Ce label, délivré par le ministère de la Culture, doit répondre à un cahier des charges et tenir des «engagements artistiques, professionnels, culturels et citoyens» qui s’inscrivent sur un «territoire». Un souhait resté jusqu’à présent au stade de l’incantation pour, entre autres, des raisons de statut juridique. Une situation qui devrait changer «dans les mois à venir», explique sans plus de précision de date, Marie Déqué, conseillère municipale déléguée en charge des musiques. En effet, l’obtention du label va permettre au Metronum de «bénéficier d’un soutien financier de l’État». «Dans les faits, le Metronum est une Smac mais pas au point de vue juridique», justifie encore l’élue municipale. Aujourd’hui, plus aucun établissement de la métropole toulousaine n’est labellisé par le ministère et le dernier a l’avoir obtenu était Le Bikini, à Ramonville–Saint–Agne.

Article rédigé par Kevin Figuier

Sur les Internet et sur papier – Rédacteur en chef Aparté.com

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