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TEMPS DE LECTURE : 4 MINUTESLes Jardins synthétiques : La rencontre du patrimoine et de l’art contemporain

L’ambition des Jardins synthétiques ne cesse de croitre. Cette année encore, le festival s’est distingué par une proposition culturelle éclectique mêlant la participation de jeunes artistes à celle de grands noms de la scène. Récit de 4 jours aux multiples inspirations.

 

Une fin d’après-midi en compagnie de Pierric Blum – Photographie : Eva Battut, Aparté.com

 

Déjà connu du public Toulousain depuis 2010, le festival Les Jardins synthétiques affiche la volonté faire se rencontrer art contemporain, arts de la scène et patrimoine local. C’est dans le jardin du musée Saint-Raymond que nous retrouvons ainsi Pierric Blum, directeur du festival, porteur du projet et commissaire d’exposition. « L’idée avec le thème choisi chaque année est de s’inscrire dans une problématique sociétale » et de préciser « cette année, notre choix s’est porté sur « Dématérialiser / Rematérialiser » à cause de l’explosion du numérique. Aujourd’hui les arts s’en emparent. »

 

S’inscrire dans l’espace et le temps

C’est avec l’installation de Julie Legrand que s’est ouvert le festival cette année, au musée des Augustins. Dès le dimanche 1er octobre, le public a pu observer la mise en place de Cascade à l’entrée du Salon Rouge. Consistant en un amas de fils à coudre, l’artiste mêle jeux de couleurs, de matières et d’équilibre pour un résultat surprenant. Julie Legrand, également habituée à travailler avec du verre nous explique : « ce qui m’intéresse avec le fil, c’est son caractère liquide. Le verre, c’est aussi une matière qui a une phase liquide quand il est chaud […]. J’ai commencé à m’y intéresser lors d’une visite d’une très grande usine de fabrication de bouteille en verre à Albi, alors que je faisais ma première résidence.« 

« Ce qui m’intéresse avec le fil, c’est son caractère liquide, » explique Julie Legrand.

Il aura fallu six jours à Julie Legrand, aidée de bénévoles, pour finaliser son installation au musée des Augustins – Photographie : Marie Crabié, Aparté.com

 

La seconde inauguration a lieu du côté du musée Saint-Raymond où onze artistes sont exposés. Notre regard s’est posé sur l’une d’elle en particulier. Elle se trouve au 1er étage où une longue allée de bustes en marbre occupe la pièce. Rapidement, l’un des bustes se distingue : de couleur rouge sang, il a été réalisé à l’aide d’un stylo 3D et façonné à la main. Comme cousu en dentelle, ce buste s’oppose radicalement au caractère massif des bustes du reste de la pièce interrogeant ainsi les représentations, les techniques et l’utilisation des matériaux à travers les époques. Pari réussi pour le festival, qui concrétise la rencontre entre le patrimoine et l’art contemporain.

 

Les arts de la scène mis à l’honneur

Côté musique, le festival réitère cette année son ambition de rencontre entre artistes locaux et noms de la scène nationale. Ainsi, la soirée du 7 octobre s’est ouverte sur les sonorités rock psychédélique du duo galactique des Rusty Bells. Originaires de Toulouse, ils ont sorti leur premier album, Infinity, en mars dernier. S’en est suivi la performance de Poni Hoax, en tournée nationale pour promouvoir l’album Tropical Suite. La semaine prochaine, l’original duo toulousain João et Clement Son, mêlant instruments traditionnels et sonorités électroniques, se produira. Au centre culturel de Bellegarde, suivra une soirée dédiée au collectif Omproduck Rêveries Magnétiques. Le public sera inviter à se laisser porter par une performance sonore et vidéo jouant sur les matériaux pour faire œuvre.

Jérémy Andrès, à gauche et Christophe Bureau à la batterie, membres de The Rusty Bells – Photographie : Eva Battut, Aparté.com

 

Ponctuée de visites, de rencontres et de spectacles vivants, l’édition 2017 regroupe de multiples regards sur la question du numérique aujourd’hui. Jusqu’au 22 octobre, vous pouvez vous y plonger.

Et pour la suite ? « Le festival sera de retour en 2019 sous forme désormais de Biennale » précise Pierric Blum, dont l’ambition est aujourd’hui de laisser mûrir le festival.

La foule captivée par la performance de The Rusty Bells – Photographie : Eva Battut, Aparté.com

 

Plus d’informations sur le festival.

Article rédigé par Marie Crabié

Etudiante en Master de Journalisme et souhaitant un jour le devenir, la musique, la lecture, l'actualité et l'exploration à Toulouse comme en voyage à l'étranger m'inspirent et me donnent cette envie d'écrire.

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