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TEMPS DE LECTURE : 3 MINUTESCinespana : « Des films touchants »

Dans le cadre de la 22° édition du festival Cinespana, Aparté a assisté à l’ouverture du festival et en a profité pour rencontrer la réalisatrice de documentaires Maryse Bergonzat.

Maryse Bergonzat, réalisatrice et membre du comité de sélection de Cinespana – Photographie : Eva Battut, Aparté.com

 

Pour ses 22 ans, le comité de sélection de la catégorie documentaire, du festival Cinespana, dont Maryse Bergonzat est membre, a choisi de miser sur des films «touchants». Pari réussi pour Maryse et ses collègues. La Chana, documentaire réalisé par Lucija Stovejic a ouvert le festival en grandes pompes.

La Chana, c’est avant tout un documentaire sur une femme hors normes, sans limites, « una diva de pueblo » (diva de village)  née pour danser. L’une des plus grandes danseuses de flamenco des années 60 est filmée dans son intimité familiale, loin des strass et des paillettes. L’histoire d’une gitane débordant d’une énergie sans limites dont la vie est rythmée par son compaz. La Chana c’est aussi une personnalité brisée et stoppée nette dans sa carrière. Pourtant,  Lucja Stovejic insiste : « je ne voulais pas faire un film sur une victime, j’ai voulu faire tomber les masques de cette diva de village et montrer toutes ses dimensions » (« no queria hacer una pelicula sobre una victima, queria dejar caer sus mascaras de diva de pueblo, la Chana tiene tantas dimensiones »). Original, le film est tourné autour d’une dualité centrée à la fois sur le côté humoristique et artistique du personnage.

 

« La Chana tiene su velocidad, su fuerza pero cuando mas baila es cuando baila en silencio »

 

Pour Lucja Stovejic, La Chana c’est un rythme auquel on s’accroche durant toute la projection. Toutefois, « le rythme le plus fort finalement c’était le silence. La Chana est le plus elle même quand elle danse proche du bruit du silence » note la réalisatrice (« La Chana tiene su velocidad, su fuerza pero cuando mas baila es cuando baila en silencio »).

Les secrets d’un bon documentaire

D’après Maryse Bergonzat, les films seront bien sûr jugés sur leur qualité technique mais ils ont surtout été choisis par le comité de Cinespana pour l’humanité et l’émotion qu’ils dégagent. Des sujets étonnants, beaux, philosophiques. « Les documentaires de cette édition m’ont plus touché que l’année dernière. Si j’étais jury, j’aurais vraiment du mal à les départager » confie la réalisatrice.  Parmi les films en compétition, on retrouve Arreta« une thématique importante sur le cancer du sein mais surtout sur le corps qu’il était primordial de traiter et de montrer ».

 

« Cette année on a privilégié les films touchants et intimistes », Maryse Bergonzat

 

La catégorie Panorama présente quant à elle des films hors compétition tournés vers des thématiques espagnoles sous l’angle journalistique ou sous forme d’enquête. C’est notamment le cas de BRIKS, un documentaire sur la crise de l’immobilier en Espagne. D’après Maryse Bergonzat, le bon fonctionnement de l’équipe est une étape primordiale dans la réalisation d’un documentaire. Elle ajoute : « il faut également soigner l’image et le son mais pas trop. Parfois, on nous présente des films trop traités en post-production et ça finit par ressembler à de la publicité. Cinespana privilégie les films intimistes et pour autant adaptés à tout public. »

 

Plus d’informations sur le festival.

Article rédigé par Éva Battut

Journaliste en herbe, je touche un peu à tout. Je m'intéresse plus particulièrement à la culture urbaine et aux sujets de société autour des migrations, du féminisme et des mouvements sociaux.

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