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TEMPS DE LECTURE : 6 MINUTESEn Aparté avec … Idem Nevi

C’est dans le cadre de l’After-party pour la soirée Apothéose co-organisée par Aparté et l’université de Toulouse qu’ Idem Nevi, producteur de musique électronique, s’est produit sur la scène du Cri de la Mouette. Nous l’avons rencontré pour en savoir plus sur son univers et ses projets à venir.

 

Idem Nevi lors du festival Hibernation – Photographie : Lucas Rachou

 

Aparté : Salut Mehdi ! Peux-tu te présenter  ? 

Idem Nevi : Actuellement, je fais du son. Depuis deux ans, j’utilise régulièrement le logiciel Ableton. Dans la vie, je suis passionné de BMX et je travaille comme ingénieur de projet dans l’aéronautique.

 

Aparté : Qu’est-ce qui t’as donné l’envie de composer ta propre musique ?

Idem Nevi: Je crois que c’est quand j’étais à Tarbes, le vendredi soir on allait à Pau. Il y avait des soirées dans un petit club qui s’appelait le Bindy, à l’époque y avait Gesaffelstein, on était 50 dans le club, ça commençait à me plaire. Quand je suis arrivé à Toulouse, j’ai un pote qui m’a installé le logiciel et ça m’a plu. C’est là que j’ai découvert les soirées au Bikini, à l’Inox, parcours classique et en découvrant des artistes ça m’a donné envie. Après je sais pas mixer, je fais que de la production et du live. Un jour, j’avais un pote qui organisait des soirées à qui j’ai fait écouter mes sons, il a kiffé, et il m’a proposé de jouer en live un mois et demi après.  J’ai acheté une machine pour faire du live et pendant un mois je me suis entraîné, c’est un peu ça qui m’a lancé après …

 

Aparté : Peux-tu nous parler de ton EP Emerald sorti à l’automne dernier sur le label Chill masters ?

En fait; c’est particulier parce-que Chill masters ne font pas du tout de techno à la base. Ils ont leur chaîne Youtube qui fait des sons un peu Chill bass music, Deep house. Ils ont une bonne base d’abonnés et niveau portée ça a fait pas mal d’écoute quand on a publié l’EP. La rencontre avec Chill masters c’est parti d’une soirée que Dealeur de sons organisait et où je jouait à la Dynamo. Un des orga du collectif était pote avec Chill masters qui organisait une soirée à la chapelle des Carmélites et du coup c’est là où on s’est rencontré.  J’ai joué à cette soirée, on a commencé à discuter par la suite et ils m’ont proposé de faire un truc sur leur label. À la base, c’était censé être un album mais on a préféré sortir cet EP de 4 tracks. L’EP a bien marché sur les plateformes, notamment Soundcloud et Youtube, ça a commencé à bouger. Puis une chose en amenant une autre après l’EP j’ai été joué au festival Hibernation, premier gros concert.

 

Aparté : Quelles sont tes influences musicales ?

Au début c’était Gesaffelstein , l’electro trash avec les Bloody beetroots. Quand je suis arrivé à Toulouse j’ai découvert Paul K , Recondite, Dusty kid, puis avec internet tu découvres pleins d’artistes, d’autres styles de musique. Je suis pas dans un délire où je me dis que je vais produire exactement ce style de musique, je prends une feuille blanche. Ce qui sort, c’est quand même à base de techno mélodique, mais je travaille les rythmiques et pleins d’autres choses, je le fait un peu comme je le ressens. Après je suis vachement difficile, il n’y a pas grand chose que je fais qui me plait, je suis tout le temps à vouloir re-modifier des trucs sur mes productions. Niveau influences j’écoute beaucoup de hip-hop et de vieux rock après je sais pas si ça influence ma musique, je suis plus attiré par la techno de 90 et 2000. Aujourd’hui, je trouve qu’il y a beaucoup de sons qui se ressemblent, les artistes font des sons pour sortir sur tels labels, ils formatent leurs compos.

 

Aparté : Tu joues au Cri de la Mouette pour la soirée Apothéose d’Aparté, que penses-tu de la vie nocturne électronique à Toulouse ? 

Quand je suis arrivé à Toulouse, j’ai découvert la techno avec les lieux toulousains. Mais y avait une époque où on sortait à la Dynamo, le Cri de la mouette, l’Inox, le Bikini et dans des hangars, ça repart un peu aujourd’hui mais c’est dur de trouver des spots. La Dynamo c’était un spot qui était vraiment bien pour ça. Les Madfest à l’Inox c’était fou, puis ça s’est dégradé, y a eu quelques problèmes au niveau de la gérance du lieu. Il y a des collectifs à Toulouse qui pour moi sortent du lot, comme Fall industry qui est une des asso qui organise les plus grosses soirées à Toulouse. Il y a les Chineurs, et Deepthings aussi qui font des trucs vraiment bien avec les Berlinoises. C’est ce genre d’assos qui font que les soirées perdurent dans des lieux cool. Ils pensent avant tout  au public et ils font jouer à la fois des gens de l’étranger, de leur collectif et des locaux.

 « Beaucoup de collectifs  se bougent aujourd’hui pour faire des choses en France mais ils se font mettre des bâtons dans les roues et n’ont plus trop de libertés. »

 

Idem Nevi au Rex – Photographie : Lucas Rachou

Aparté : Quels sont tes projets à venir ? 

Pour l’instant on a pas mal de promo avec Noir, Richie Hawtin a joué une de mes tracks pour l’ADE à AmsterdamRegal et Arjun Vagale de Drum Code  ont téléchargé les sons et ils vont les jouer, c’est déjà une bonne amélioration pour la suite. L’album Carmelites sort le 3 novembre 2017 ! Le projet c’est d’avoir un maximum de dates et essayer de s’exporter un peu hors de Toulouse, et rentrer dans une agence de booking pour avoir plus concerts. En ce moment je bosse sur d’autres projets de compos, j’ai un EP qui va sortir avec Prodx, et un autre projet avec Bays of fire, c’est un pote de Toulouse avec lequel on a signé sur le label Oleeva records. Et après continuer à faire du son et sortir un deuxième album sur Chill masters.

 

Aparté : As-tu des artistes à faire partager ?

Mon pote Bays of fire c’est plus de la deep, le label Oleeva records ils ont des artistes vraiment biens. Mon coup de cœur du moment c’est Kmyle, il a sorti un album récemment, c’est un gars des Chineurs. Psaum aussi qui mixe et qui est en train de produire. J’aime beaucoup Regal et je suis hyper content qu’il ai aimé mon album. Je trouve que le délire d’avant se perd un peu, avant le gars avait un style particulier et le label venait le chercher et maintenant c’est plutôt l’inverse. J’aimais bien l’époque aux début de N’to, Worakls, maintenant ça s’est démocratisé et ça tourne un peu en rond je trouve.

 

Article rédigé par Lucie Combes

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